AVERTISSEMENT. XV
yyine ; Mais nons demeurons fermes dans la foi pour le salut ‘ de nos ames (1 :
Conservons done notre sainte foi, et perdons tout le reste, s'il le faut. Des millions de martyrs ont préféré la mort plutôt que de la perdre. Mais comment conserver la foi quand on s'expose at danger évident de la perdre. Et n'est-ce pas s'exposer au danger évident de la pe rdre que d'écouter, même par curiosité, ceux qui sont envoyés par les sociétés bibliques dans le but avoué de nous la faire perdre ?
C'est pour n'avoir pas voulu comprendre cette vérité
capitale qu'un assez grand nombre de nos compatriotes de l'Illinois ont perdu la Ffoi. Avertis par leurs anciens évêques du Canada du danger évident que courait leur foi, en allant écouter l'homme aujourd hui rendu si loin dans les voies de l'erreur ; ils répondaient : Où! à n'y a point de danger pour nous…— On vous trompe, leu récrivait le vénérable évéque de Montréal, et eux, les imprudents, disaient avec encore plus d'imprudence : n'y « point de danger pour notre foi, en allant écouter les discours de cet homme : nous sommes catholiques, et nous le serons toujours. Il ne nous trompera pas. Et il les a trompés. Aujourd'hui, ils ont perdu la foi. Leur témérité les a fait tomber sous le coup de cet arrêt divin : * Celui qui aime le danger, y périra (2). ”
Une seconde cause est venue les préparer à cette chute à jamais déplorable ; je veux dire, leur participation aux actes criminels du révolté. Car non-seulement ils n'ont tenue aucun compte des avertissements qui avaient pour but de les retirer du danger que courait leur foi, en écoutant celui qui n'était plus l’envoyé de Dieu, mais ils se sont liés, par de redoutables promesses, afin de soutenir le prêtre révolté contre l'autorité de son évêque. Ils lui ont aidé à perstcuter les personnes restées fidèles à la foi catholique. Ils ont signé tout ee que le grand menteur à voulu, afin de tromper l'opinion publique, surtout en Canada. Maloré les avertissements des prêtres qui, au prix de sacrifices infinis, avaient volé à leur secours, ils ont eu la folie d'identilier leur avenir religieux avec celui qui était retranché de la communion des fidèles ; et encore, pour cette raison, se sont vériliées, à leur égard, ces deux divines sentences : “ Ni un aveugie conduit un aveugle, ils tomberont tous “ deux dans la fosse (3).
(1) Héb, ch. 10, v. 88-39. (2) Eccl. ch, 8, v.27. (3) Matt. ch. 16, v. 14.