CHAPITRE TROISIÈME
Dieu peut rendre certains hommes infaillibles.— ‘Lribunal ‘nfaillible— St. Pierre chef de lEglise.— Infailhbilité de la foi de St. Pierre.— Primauté de St. Pierre.— St. Pierre a-t-il été repris par St. Paul Assistance divine promise à l’Eglise— Cest à l'Eglise Catholique qu’ont-été faites les promesses d’infaillibilité,
Jean-Baptiste : Les sociétés protestantes manquant par la bäâse, je veux dire ne pouvant maintenir le règne de la vérité sur la terre, puisque, de leur aveu unanime, elles ne sont point infaillibles ; les individus protestants ne pouvant prouver ni par la bible ni même par la raison, qu’ils possèdent cette inf«ilhibilité, qui seule est la garantie contre l’erreur: il s’ensuit qu’il doit exister en ce monde une autre société qui possède, par un privilége divin, cette infaillibilité. Si, par impossible, cette société n'existe pas, l’œuvre du salut des hommes est manquée, et le Fils de Dieu a souffert et est morten vain. à
Mais, qui osera dire que Jésus-Christ a travail en vain, Ou, ce qui revient au même, qu'il n’##p mis son œuvre à l'abri des égarements de la raïson humaine, établissant un tribunal ‘infaïllible qui la préservât de toute erreur. Ce tribunal existe donc : Vous allez m'aider à le trouver, Mr le colportéur. :
Le colporteur : Mais, mon ami, cette qualité dans'un homme de ne pouvoir se tromper, est une prétention ridicule et insoutenable, puisque tous les hommes sont sujets à l'erreur. (Rom. chap. 3, v. 4.) HV
Jean-Baptiste : Un fait que vous admettez, aussi
À bien que mai, détruit, de fond'en comble, l’objectin
que vous me faites. Ne croyez-vous pas, conimé jè
le crois; que ‘les prophètes, les évangélistes et ‘les
autres écrivains sacrés, dont vous avez les écrits 5: À d
dans la bible, ne se sont point trompés et mème, n’ont pu se tromper ?
Le colporteur : Je le crois, parce qu’ils étaient inspirés de Dieu.
Jean-Baptiste : Cependant, ils étaient bien certainement des hommes, comme vous et moi. De votre aveu, il faut donc admettre que certains hommes sont infaillibles dans ce qu’ils écrivent où disent. Remarquez bien que je ne prétends pas qu’un homme puisse être infaillible par nature uniquement par un privilége, or, ce privilége divin a été accor dé aux apôtres et aux écrivains sacrés comme tous les pro dants le reeonnaissent. [1 ne répugne donc poiu. de croire que l'Homme Dien ait pu établir, dans son Eglise, un tribunal humain, ayant, par un privilége divin, l’infaillibilité pour garantir son œuvre de toute erreur, dont une seule l’eût détruite.
Le colporteur, poussé au pied du mur : Ce que vous venez de me dire me semble assez raisonnable. Puisqu’il est prouvé que Dieu a rendu certains hommes infaillibles, il peut bien en rendre d’autres également infaillibles. Je n’y avais pas pensé. Mais, où prenez- IQus les preuves que ce ‘ribunal infaillible existe Hezles Catholiques, puisque, chez nous, ce tribunal n'existe pas ?
Jean-Baptiste : Vos glorieux fondateurs n'étant appa-. rus en cé monde que quinze cents ans après lAscension de Jésus Christ, le Fils de Dieu s’est vu obligé de l’établir dans l'Eglise Catholique, afin d'assurer le règne de la vérité parmi les hommes.
Aidez moi maintenant, Mr le colporteur, à trouver ce tribunal.
Veuillez d'abord me dire si Jésus-Christ était venu, en ce monde, pour fonder une société religieuse qui Li | bei jeu en espr il el en vérilé. (dean, Met 4, 0. 24:
Le colporteur : C'était directement le but de sa mis sion. :
ème, , ins-
cer-
votre ss sont emar- | hren } privitres et slere-
croire Eglise, . divin, erreur,
16 VOUS e. Puisommes , lemeni prenez- > existe ribunal
nt appaes l'Asvu oblid'assurer
trouver
D it venu, euse qui
veham
Jean-Baptiste: Cette société, qui devait adorer Dieu en esprit et en vérité, devait-elle durer longtemps ?
Le colporteur : Mais il est évident qu’elle devait durer jusqu’à la fin du monde, puisque le règne du Christ, en ce moude, ne devait pas avoir de fin, comme il est dit en saint Luc, (chap. 1, v. 33.)
Jean-Baptiste : Jésus Christ ayant choisi douze Apô-
tres, devait-il les établir à la tête de cette société pour
la diriger, en son nom, lorsqu'il serait retourné vers son Père et conduire son æuvre, par eux-mêmes ou par deurs successeurs, jusqu'à la fin des temps? J'ai dit, par eux-mêmes ou par leurs successeurs ; Car personne ne sera assez fou pour croire que les Apôtres devaient vivre jusqu'à la fin du monde puisque le fait de la nomination de Mathias pour remplacer Judas, (Actes des. Apôtres, chap. 1, v. 26. \ prouve que les Apôtres devaient avoir des successeurs.
Le colporteur, hésitant : Il pourrait bien se faire que c'était uniquementdans ce dessein, suivant cette parole { en saint Jean, ch. 15, v. 19): « Ce n’est pas vous qui « m'avez élu ; mais c’est moi qui vous ai élus, et qui « vous ai établis, afin que vous alliez partout, et que « vous produisiez du fruit, et que votre fruit soit per- «“manent, afin que tout ceque vous demanderez au « Père, en mon nom, il vous le donne ;» comme. traduit votre David Martin.
Jean Baptiste : Comme le dit ici saint Jean, les Apôtres élus par Jésus-Christ, devaient aller partout et produire une œuvre, un fruit permanent. De plus, le Sauveur leur déclare que son Père leur donnera ce qu'ils demanderont. Jésus-Christ leur garantit donc ici et le succès de leur ministère auprès des hommes et. la permanence des fruits produits par ce ministère, et l'assistance divine pour exercer ce ministère.
Mais, pensez-vous, Mr le colporteur, que sans une assistance spéciale de l'Esprit de vérité, les Apôtres pouvaient réussir d'une manière permanente à pro: duire ce fruit et à conduire l'œuvre de Jésus-Christ, le salut des hommes jusqu'a la fin des temps ? |
Le colporteur, qui s'oublie dans sa réponse: Je ne le pense pas. L'homme se trompe et, en se trompant, il détruit l’œuvre de Dieu pour mettre, à la place, l'œuvre de l’homme.
Jean-Baptiste : Voïlà précisément ce qu'ont fait vos glorieux réformateurs. Maïs, c’est assez. Récapitulons maintenant.
10 Jésus-Christ était venu fonder une société religieuse dont le but était d’adorer Dieu en esprit et en vérité : Cette œuvre devait donc être mise à l'abri de l'erreur. 2 Toute Société doit avoir des chefs pour. la diriger. Aussi le Fils de Dieu avait-il choisi douze Apôtres, dont un devait être le chef, et les avait chargés de diriger cette société adorant Dieu en esprit et en vérité. 30 Ce chef et les Apôtres, étant Ges hommes sujets à l'erreur, par là mème qu’ils étaient hommes, ne pouvaient conduire une telle société par leur propre esprit. puisque l’esprit de toute homme se trompe ( Psaume 115, v. 2), et, en se trompant, il gâte l’œuvre de Dieu, qui est essentiellement fsainte et exempte de toute erreur. Il fallait donc aux conducteurs de cette société, une assistance spéciale, divine et de tous les jours. Voilà ce que nous allons prouver par le texte sacré. Commençons par le chef de cette s0: ciété, divinement instituée. k
1° Il promet à Pierre que c’est sur lui qu’il fondera cette société. (Matth. chap. 16, v. 18.) Veuillez nous lire ce texte.
Le colporteur lit : « Et je te dis aussi que tu es Pierre; «et sur cette pierre j'édifierai mon Eglise, et les por- «tes de l’enfer ne prévaudront point contre elle.» :
Jean-Baptiste : Ces divines paroles prouvent évidemment que l'Eglise, fondée par Jésus-Christ, devait avoir l’Apôtre saint Pierre pour bâse, pour soutien, pour appui. Mais, remarquez-le bien, cette bâse, comparée à un rocher, devait être si solide, si inébranlable, que le Fils du Tout-puissant déclare que tons les efforts de l'enfer ne pourront la décruire, et: renverser
SR Ne Ÿ PA EE a
ne le ant, 1l place,
Lit Vos ulons
é relijt et ei \bri de Jour, là douze it charntet en mes su- )mmes, ur protrompe te l’'œuexempucteurs ne etde er par ette s0-
fondera Z nous
TPE RRRER ES EU age 2 LAN RSR lg F
l'Eglise en la détruisant. Or, nous avons vu que l’erreur détruit l’œuvre de Dieu, du moment qu'elle y entre pour en faire partie. L'Eglise de Jésus-Christ ne devait donc jamais tomber dans l'erreur. Donc elle devait être infaillible dans sa’ bâse, c'est-à-dire dans saint
Pierre, où dans son chef.
20 Lisez-nous maintenant le 19me verset du mème chapitre. C’est encore à saint Pierre que s'adressent ces paroles. '
Le colporteur : « Et je te donnerai les clefs du royau- « me des cieux ; et tout ce que tu auras lié sur la ter-. « re, sera lié dans les cieux ; ettout ce que tu auras « délié sur la terre, sera délié dans les cieux.
Jean-Baptiste : Jésus-Christ promet ici à saint Pierre indépendamment des autres apôtres, les clefs du royaume des cieux, de l’Eghise. Or, les clefs désignent la puissance et l’autorité souveraine. Saint Pierre, par cette déclaration, devient donc le souverain, le chef de l'Eglise. [l exercera cette souveraine autorité, lorsque les hommes commenceront à entrer dans l'Eglise, après la descente du saint Eprit, le jour de la Pentecôte. Ce sera lui qui en ouvrira la porte, et y recevra Les premiers Chrétiens, ( actes des Ap. chap. 2, v. 41.)
‘30 Avant de lui confier le soin de son Eglise et de tous ceux qui en feraient partie, Jésus-Christ va garantir l’inviolabilité de la foi de saint Pierre. ( Luc,chap. 22, v. 31-32. ) Ayez la bonté, Mr le colporteur, de nous Lire ce passage.
Le colporteur : « Simon, Simon, Satan a demandé à «vous cribler tous, comme on crible le froment. Mais « jai prié pour (oi, afin que {a foi ne défaille point ; ( “ani nc que tu auras été converti, aies soin d’affer- «mirtes frères. »
Jean-Baptiste : Vous voyez, par ce texte, que Satan, l'esprit d’errenr, demande à Jésus-Christ la permission de cribler tous les apôtres, c’est-à-dire, de les troubler et de leur arracher la foi. Sansexclure Îles autres
SE € LA A a SR SLA 2 Mes LL, de TPS Es
apôtres de sa prière, Jésus-Christ prie directement pour saint Pierre, et le but de cette divine prière est pour que la foi de saint Pierre, comme chef de l'Eglise, ne défaille point. Lui ayant garanti l’inviolabilité et l’indéfectibilité de sa foi, il le charge de Confirmer ses frères dans la foi. La foi de saint Pierre, en vertu de cette divine prière, sera donc inébranlable. Mais celui qui est chargé d’empècher ses frères d’être ébran- Jés dans leur foi, doit-ètre au dessus d'eux, par son inébranlable fermeté. D'où je conclus linfailiibilité doctrinale dans l'Eglise de Dieu. Or, c’estsaint Pivrre, comme chef, qui est chargé de gouverner l'Eglise. «Qui peut douter, dit Bossuet, que saint Pierre m’ait «reçu par cétte prière une foi constante, invincible, « inébranlable ; et si abondante, d’ailleurs, qu’elle fut «capable d’affermir, non seulement le commun des « fidèles, mais encore ses frères les apôtres et les pas- « teurs des troupeaux, empêchant Satan de les cribler, » {cité par Rohrbacher. )
40 Comme nous venons de le voir, Jésus-Christ avait. promis à saint Pierre qu’il bâtirait sur lui son Eglise ; qu’il lui donnerait les clefs du royaume des cieux, la puissance dans cette Egiise; enfin nous voyons qu'il a garanti sa foi de toute erreur. Voyons maintenant pourquoi tous ces priviléges, réunis dans la pérsonne de saint Pierre. Ne me refusez pas de lire encore le passage de saint Jean, (chap. 21, v. 15-16-17.)
Le colporteur : «Après donc qu’ils eurent diné, Jésus «dit à Simon-Pierre : Simon, fils de Jean, m'aimez-vous « plus que ne font ceux-ci? Pierre lui répondit : Oui, «Seigneur, vous savez que je vous aime. Jésus lui dit : « paissez mes agneaux. Il lui demanda de nouveau : « Simor, fils de Jean, m'’aimez-vous ? Pierre lui ré- « pondit : Oui, Seigneur! vous savez que je vous aime. « Jésus lui répondit: paissez mes agneaux. [1 ini deman- « da pour la troisième fois : m’aimez-vous ? Pierre fort «touché de ce qu’il lui demandait pour la troisième «fois: m'aiunez-vous ? Et il lui dit : Seigneur, vous
nent e est glise, té et 7 ses u de is cebran - * son bilité vrre, glise.
n'ait cible, le fut 1 des ) pasler, D
avait.
glise ; ‘IEUX, oyons aintea pérre en- 17.) Jésus Z-VOUS : Oui, i dit :
veau : 1 réaime.
emarne fort sième vous
« savez toutes choses; vous connaissez que je vous « aimé. Jésus lui dit: Paissez mes brebis.»
Jean-Baptiste : Veuillez, Mr le colporteur, réfléchir sur ce texte divin, et vous comprendrez facilement que saint Pierre, l'unique Pasteur, est chargé de l’unique troupeau, composé des agneaux et des brebis, ce qui n'excepte personne, pas mème les Apôtres. |
L’abbé Rohrbacher, après avoir cité le même texte, s'exprime ainsi : « C’est aujourd'hui que Pierre est effec- «tivement institué, par Jésus-Christ, pasteur suprè- «me de son unique troupeau ; et les brebis et les à- « gneaux, et les mères et les petits, etles pasteurs et les «ouailles, tout est soumis à sa houlette : c'est à lui à « les paître, c’est-à-dire, à les instruire.à les gouverner. » Saint Pierre est donc le chef suprême de toute l'Eglise. Ce n’est donc pas en vain que Jésus-Christ avait promis de lui en donner les clefs et le faire comme la bâse sur la quelle reposerait toute l'Eglise. (4)
Le colporteur : Vous vous trompez, mon ami. Saint Pierre était l’égal des autres apôtres, puisque les autres ont aussi le pouvoir de lier et de délier. ( Matth. ch. 18, v. 18.) « En vérité je vous dis que tout ce que vous « aurez délié sur la terre, sera délié dans le ciel» Or ces paroles sont adressées aux Apôtres et les établissent les égaux de saint Pierre, en autorité sur l'Eglise.
Jean-Baptiste : Donnez-vous le trouble de lire le verset qui précède immédiaiement celui que vous citez, et vous comprendrez qu'il s’agit ici, entre autres, d’un pouvoir d’'idministration, en vertu duquel ceux que St. Paul dit être chargés par le Saint-Esprit de gouverner l'Eglise de Dieu, (actes des Ap. chap. 20, v. 28.) sont autorisés à juger ceux qui seront déférés à leur tribunal, la sentence d’absolution ou de condamnation qu'ils prononceront, devant ètre ratifiée dans le ciel, et celui quiaura élé condamné et ne se souimettra point, devra être regardé comme unpuien el'un publicain. Si votre glorieux Luther, si ie céitbre rélormateur de l’Extrême-Ouest, avaient sérieusement ré-
fléchi sur ces deux versets, ils ne se fussent certainement point moqué du jugement qui les a condamnés.
Quant à la conclusion que vous tirez de ce verset, elle est fausse, puisque saint Pierre était avec les Apôtres lorsque Jésus-Christ prononça ces paroles, etavait reçu le même pouvoir qu'eux. Et parceque St. Pierre reçoit ici un pouvoir que les autres apôtres auront en commun avec lui, il ne s'ensuit nullement que les autres Apôtres soient ses égaux, puisque ce pouvoir commun ne détruit en aucune mañière ceux. que saint Pierre avait reçus pour lui seul. Ce texte prouve donc qu’à part les pouvoir qui lui sont personnels, saint Pierre aura de plus les pouvairs accordés aux autres Apôtres.
SL.après ce que nous venons de voir, vous aviez encore quelque doute sur la primauté de saint Pierre. vous les dissiperez en consultant la bible, qui est votre seul guide.
10 Trois evangélistes, SS. Matthieu, Marc, Luc, ont donné la liste des douze Apôtres; saint Pierre y est: toujours nommé le premier.
20 Pierre et André, son frère, sont appelés comme les premiers Apôtres ou disciples de Jésus: Pierre est nommé et appelé le premier. (S. Matth. ch. 4, v. 18-19.)
3° Jésus choisit trois de ses Apôtres pour être témoins de sa transfiguration. Pierre est un des trois el nommé le premier ( Marc, ch. 9, v. 1. Luc, ch.9, v. 28.)
40 Jésus n’a communiqué qu’à saint Pierre le privilége de marcher sur l’eau, { Matth. chap. 14.— Jean, chap. 21.
9 Saint Pierre jette à l'eau le filet pour la pêche miraculeuse. C’est lui qui tire le filet à terre. (Jean, chap. 21.)
6° Jésus, pour ne point scandaliser les Juifs, paie le tribut. C’est saint Pierre qu'il charge de prendre
. le poisson qui aura dans sa bouche la pièce d'argent .
pour payer ce tribut, pour Jésus et pour saint Pierre,
certaindanm-
verset, rec . les aroles, rceque apôtres lement que ce re Ceux:
e texte nt perairs AC-
Viez eN- Pierre, qui esl
suc, ont
comme erre est 18-19.
être tétrois el v. 28.) le pri- — Jean,
a pêche >. ( Jean,
ifs, paie prendre
d'argent
Pierre,
associé ici avec Jésus-Christ, qui ne donne aucun tribut pour les autres Apôtres.
70 Deux Apôtres vont préparer le cénacle, pour y faire la dernière cène, c’estencore Pierre qui est nommé le premier. (Luc, chap. 22.)
80 Après le souper, Jésus-Christ lave les pieds à ses Apôtres, c’est par saint Pierre qu’il commence cet acte d'humilité. ( Jean, chap. 13.)
. 9 Trois apôtres sont choisis pour être les témoins de l’agonie du Jardin des Oliviers, saint Pierre , est nommé le premier. ( Malth. chap. 26. )
100 Pierre et Jean vont au sépulcre, Jean y arrive le premier, mais il attend saint Pierre, qui y entre le premier. | Jean, chap. 20. }
flo Les saintes femmes sont chargées de dire aux Apôtres et à Pierre, qu'ils verront Jésus en Galilée. Ici saint Pierre est désigné par son nom, les autres sont nommés, en général. { Marc, chap. 16.)
120 Saint Paul nous apprend que, après sa résurrection, Jésus apparut d’abord à saint Pierre et, ensuite, aux autres apôtres. ( J Cor. chap. 15, w. 5.)
130 Après l'ascension, les Apôtress’assemblent dans le cénacle, l'écrivain sacré nous donne leurs noms, saint Pierre est nommé le premier. (Act. des Ap. ch. 1.)
140 Judas s'était pendu, il ne reste plus que onze Apôtres. Saini Picrre déclare aux autres Apôtres qu'il faut donner un remplaçant à Judas, pour accomplir les prophéties. 11 parle seul et les autres font le choix qu'il a demandé. (8)
15° Après la descente de l’Esprit-Saint, c’est saint Pierre qui parle le premier et fait entrer dans l’église les premiers Chrétiens.
160 Pierre et Jean montent au temple; un boiteux leur demande l’aumône ; c’est saint Pierre’ qui le guérit, faisant le premier miracle. (Act. des Ap. chap. 3)
1% C'està saint Pierre qu'est révélée la volonté de Dieu de travailler à la conversion des gentils. ( 4ct.-des Ap. chap. 10.)
480 Saint Pierre est mis en prison par Hérode : toute l'Eglise prie pour sa délivrance. (Actes des Ap. chap. 12.) C'est le troupeau qui demande la conservation de son chef. L'Eglise d'aujourd'hui prie également pour le Pape. C'est le mème Esprit, là même charité qui se conservent dans la société fondée par Jésus-Christ.
Je vous fais grâce, conclut Jean-Baptiste, d’un grand nombre d'autres textes qui établissent inébranlablement la primauté de saint Pierre dans l’Église; ceux-ci doivent suffire pour tout homme raisonnable.
Le colporteur : Saint Pierre, que vous venez d'élever si haut et que vous placez au dessiis de tous les aûtres Apôtres, n’a-t-il pas été repris par saint Paul, comme dyant failli, (Galates, ch. 2, v. 11.) « Céphas étant venu &à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était « répréhensible. » f
Jean Baptiste : Ce Céphas, à qui saint Paul résiste en face, n’avait pas failli dans sa foi. Ainsi on n'en peut rien conclure contre la promesse qui assurait l’indéfectibilité de la foi de saint Pierre, supposé, toute fois que ce Céphas, soit le même que l’Apôtre saint Pierre, ce qui est plus que douteux.
Saint Paul ne le blâme.que parce qu’il tenait une conduite opposée à la simplicité chrétienne. La réprirande que lui fait saint Paul ne veut dire que ceci : « Pourquoi, Céphas, en refusant de manger avec les «gentils en présence des Juifs, leur donnez-vous «occasion de penser qu’ils soient obligés d'observer les « cérémonies de la loi?» (Note de Mar. Bail.)
La foi de saint Pierre mise à l'abri de tout blâme, je vous prie de remarquer que ce Céphas, repris par saint Paul, pourrait bien être un disciple qui portait ce nom, et non l’apôtre saint Pierre. Voici les raisons que j'ai d’en douter, ou même de croire le contraire.
: 40 Daus le second chapiire de cette Epilre aux Galates saint Paul dit : Jacques, Céphas et Jeun, ce qui est conirairé à l'usage des écrivains sacrés qui, parlant de plu- ‘sieurs apôtres au nombre des quels se trouve Pierre, le
: touie ap. 12.) de sou our le qui se -Christ.
à grand nlableceux-ci le.
d'élever s autres comme nt venu il était
“ésiste en
nomment toujours le premier. 2 Dans le 1er chap. de la même Ep. saint Paul désigne le prince des Apôtrés par le nom de Pierre: J'allai à Jérusalem pour vor Pierre.
30 Dans le second chap. où il est fait mention de la réprimande faite à Céphas, saint Pierre est aussi appelé de ce nom: « Voyant qüe la charge de pré- «cher l’'évangile aux gentils, comme à Pierre de lè « prêcher aux circoncis. » ( verset 7), au verset 8: « Car « Celui qri a opéré dans Pierre.» C'est au verset sui vant que saint Paul parle de Jacques, Cephas et Jean. est donc peu croyable que saint Paul ait voulu désigner saint Pierre par le nom de Céphas, dans le verset %e, après l’avoir appelé Pierre, ans les deux verséts précédents, 8, 7, et encore du nom de Pierre, dans le premier chap. de la même Epitre.
Au reste est-il croyable que saint Paul ait résisté
‘en peut en face. au chef de l'Eglise et qu'il se fut vanté de ce t l'indé- manque d’égard ? Si saint Pierre eût réellemet trop oute fois de condescendance pour les juifs saint Panl n’eut-il t Pierre, pas suivi la maxime évangélique de la correction pri- | vée, par respect pour le premier pasteur. ( Matth. chap. ait une à 18.0. 15.)? Si c'était saint Pierre que saint Paut a TEPTI- 4 eut repris, comment pouvait-il dire qu'il paraissait ue CeC : 4 comme une colonne qui soutenait l'Eglise, ( Galates, ch. avec les D} 9, ». Y.) puisqu'il ne pouvait ignorer que saint Pierre nez-VOUS £# était le rocher sur le quel réposait toute lEglise, et erver les | non pas une colonne de ce divin édifice. ( Voir, Bergier W au mot Céphas.) blâme, @} Le colporteur, qui ne trouve rien à objecter à ve qu'« Ppris par DA dit Jean-Baptiste, passe à la question de l'assistance divine 1portait EE promuse à l'Eglise : Vous m'avez mé que les liseurs s ralSONS : de bible protestants eussent l'assistance spéciale du ontraire. RSaint-Esprit, mais vous ne m'avez pas prouvé, par la k Galates bible, que votre Eglise eût cette assistance. est CON- À Jean-Baptiste : Chaque chose vient en son temp tdeplu- |A Ecclésiaste, chap. 3, v. 1.) Non seulement jai ne, Pierre, le |fmais encore j'ai prouvé que le liseur de bible protes-