‹ Le petit arsenal du Catholique ou Traité élémentaire de controverse [microforme]Chapitre 14 sur 29 · PS · texte numérisé non relu

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l'univers admire. Oh ! si-dans leur ‘amour, les :colporteurs de bibles pouvaient donc les arracher du sein de cette vénérable Eglise Catholique. et les priver de tout ce qui fait leur bonheur en ce monde : quel sublime acte de charité protestante ! !!

Le,colporteur : Dites tout ce qu’il vous plaira, je-n’en soutiendrai:pas moins qu'il faut lire da bible pour s'instruire de sa religion et connaître la vérité.

Jean-Baptiste : Je serais d'accord avec :vons, si vous pouviez me prouver, par la bible, que Jésus-Christ et les apôtres ont employé ce moyen pour sauver :le monde. Vous ne le pouvez paset ne le pourrez ,jamais prouver. Je vous ai déjà dit que votre grand principe protestant de la nécessité de lire la ‘bible, n’est point dans la bible. J'y vois tout le contraire. Vous allez vous en convaincre par la lecture des textes que je vais vousindiquer.( Matt. ch. 28, v.18, 19, 20.)

Le colporteur lit : « Mais Jésus s’approchani d'eux, « leur paria de la sorte : toute puissance m'a.été don- « née dans le ciel et sur la terre. Allez donc, et xins- « truisez tous les peuples, les baptisant au nom du Père, «et du Fils et du Saint Esprit : et leur apprenant à « observer toutes les choses que je vous ai comman- « dées !! (Murc, chap. 16, v. 15,16.) Le colporteur dit : « Et il leur dit : allez partout le monde précher l'évan- «gile à toutes les créatnres. Celui qui croira et sera «baptisé, sera sauvé ; mais celui qui ne croira point « sera condamné.»

C'est bien, ajouta Jean-Baptiste. Allez maintenant:aw 20 chap. de St. Jean, v. ?A.

Le colporteur lit : « Et il leur dit une seconde fuis : «la paix soit avec vous! Comme mon Père m'a :en- « voyé, je vous envoie aussi de même. »

Jean-Baptiste : Dites-moi maintenant que signifient les textes que vous venez de lire ? Avant de répondre, faites bien attention qu'il s’y agit d’une missionique donne à ses envoyés celui à qui lout pouvoir a été donné dans le ciel.et sur la terre, et à qui le Père a

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donné toutes les nations pour héritage ( Psaume IL, v. 8.) Le texte de cette mission duit donc être clair et prescrire le moyen qu’ils emploieront afin de recueillir cet héritage pour celui à qui il « été donné.

Le colporteur ne répondant point, Jeun Baptiste continue: Pour tout homme qui a de l'intelligence, ils veulent dire que Jésus-Christ ordonne à ses envoyés, non pas d'aller distribuer des bibles pour recueillir cet hérilage ou convertir l'univers, comme font les sociétés bibliques par le moyen des colporteurs comme vous, mais seulement et formellement d'aller parder, précher, instruire toutes les nations de VIVE Voix. Les envoyés de Jésus-Christ sont donc ceux qui, se conformant à l’ordre qu’ils en ont reçu, vont précher Pévangile, comme font encore aujourd’hui et comme feront jusqu'à la fin du monde, les missionnaires de l'Eglise Catholique. Le système protestant de faire lire la bible, pour convertir le monde, est donc contraire à l’ordre que Jésns-Christ à donné à ses envoyés. Il est donc faux.

Ge système protestant est également contraire à ce qu'enseigne saint Paul (Rom. chap. 10, v. 17.) « Car la « foit vient de ce qu’on a entendu, et on a entendu « parce que la parole de Jésus-Christ a été prêcher. »

La foi ne vient dout pas par les yeux, c’est-à-dire par la lecture de la bible, mais par les oreilles, c'est-àdire en écoutant les envoyés de Jésus-Christ, et non la lecture de la bible.

Votre système protestant de courir les chemins pour donner au monde des bibles, comme unique moyen de faire connaître la vérité aux hommes et de sauver le monde, est donc parfaitement faux et absolument contraire à l’'évangile. Malgré cela, les protestants de tous les pays, n'en répèteront pas moins leur éternel refrain : toute la bible, rien que la bible.

J'ajoute que les moyens employés par les protestants pour convertir l'univers étant directement opposés à celui qu'il a plu à Jésus-Christ de prescrire:

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pour faire connaître la vérité, il en résulte la parfaite inutilité des moyens protestants, excepté pour faire des apostats ou pervertir les catholiques par la raison que l'assistance divine n’est promise qu’à ceux qui suivront l’ordre prescrit par le Divin Héritier des nations ; à ceux-ci il a dit: Voilà que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la consommation des siècles.

Le colporteur impatienté : Est-ce que Jésus-Christ, (en S. Jean chap.5, v. 39.) ne nous commande pas delira les écritures, ou, comme traduit David Martin: EÆEnquerrez-vous diligemment des écritures ? Voilà bien un ordre formel de les lire : Nous avons donc raison d'obliger tout le monde de les lire.

Jean-Baptiste : Voilà le moyen que vous employez trèssouvent pour né les ignorants: Pour leur faire croire qu'ils sont obligés de lire la bible, vous tronquez ce texte, afin de lui donner un tout autre sens

ue celui qu’il avait dans la pensée du Fils de Dieu. de vais vous le prouver en citant le texte en entier.

« Enquerrez vous diligemment des écritures; car « vous estimez avoir par elles la vie éternelle; et ce « sont elles qui portent témoignage de moi, » { traduction de David Martin que je pourrais contester, puis qu'un grand nombre traduisent : « Vous lisez avec « soin les écritures, parce que vous croyez y avoir la « vie éternelle ; ce sont elles, en effet, qui rendent « témoignage de moi. » Ce qui veut dire que les Juifs lisaient les écritures ; ce quine comporte aucun commandement de les lire. })

L'ensemble de ce texte prouve ceci. Les Juifs niaient la mission divine de Jésus-Christ ; il s'agissait de la leur prouver ; pour la leur prouver il fallait leur indiquer un témoignage qu'ils ne pouvaient récuser : ce témoignge était contenn dans les écrits prophétiques de l'Ancien Testament. Jésus-Christ les renvoie donc aux témoignages des prophètes contenus dans la bible. Voilà ce que Jésus Christ disait aux Juifs, et pas autre chose. La divine mission de :

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Jésus-Christ, une fois connue des Juifs, ils devaient écouter l’envoyé de Dieu le Père,:qui avait déclaré: à la ierre qu'il était son Fils bien-aimé, ‘et -qu'il ‘fallait l'écouter. { Marc, chap. 9, v. 6.) iv Voilà, Mr le colporteur, ce que: signifie ce texte, non:tronqué, mais cité en son entier. Vouloir s'en. servir,-comme vous le faites, pour établir ‘une :obligaiion générale.de lire la bible, surtout le Nouveau Testament, dont, alors, pas un ‘mot n'était écrit : C'est abuser'et de la bible:et de la crédulité des ignorants.

Le colporteur qui veut maintenir le principe-protestant imposé a chaque individu, de lire:la bible : Si vousrécusez le témoignage tiré de l’évangile de saint Jean, vous admettrez ce qu’enseigne clairement St. Paul. (HI à Tim. chap. 3, v. 16.) Ur, le grand Apôtre y enseigne que toute l'écriture est divinement inspirée pour corriger et instruire dans la justice. D'où je conclus qu'on ne saurait connaître la justice, ou la vérité sans lire la bible.

Jean-Baptiste : Encore un texte biblique tronqué, pour faire dire à la parole de Dieu ce qu’elle ne \dit pas ; ce qui prouve ou votre igno”ance ou votre mauvaise foi. On vous la dit cent fois : Le protesiantisme n'a pu, ne peut et ne pourra soutenir les erretrs qu’en tronquant le texte sacré ou en lui donnant une interprétation qui répugne au sens des paroles.

Rétablissons, en entier, ce texte tronqué.

« Toute écriture, inspirée de Dieu, est utile pour «enseigner, pour convaincre, pour cerriger, et pour «instruire selon la justice, afin que l'homme de Dieu « soit accompli, et parfaitemeut instruit pour toute « bonne œuvre.»

Comme on le voit, ce passage renferme non un commandement de lire la bible, mais seulement ‘une :déclaration que la sainte Ecriture est utile pour enseigner. Observez maintenant que cet enseignement est adressé à Timothée, que la tradition vous apprend avoir été du nombre de ceux que le mème A pôtre,i 4c-

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tes: des: Ap. ch. 20, v. 28) nous dit ètre établis par le St Esprit. pour gouverner l'Eglise de Dieu, comme on le conclut du 3e Chap. de la première Epitre, où l’'Apôtre loi prescrit les règles que doit suivre un évêque.

Geci établi, que signifie ce passage, Mr le colporteur ? Pas autre chose que ceci : Ceux qui ont reçu la missionde l'autorité légitime, comme Timothée, retireront une grande utilité. de la lecture des Livres Saints pour enseigner, convaincre, corriger et instruire ceux dont ils sont chargés.

Que prouve dopc ce texte dont vous prétendez tirer votre principe qui obiige tout Le monde à lire la bibie ? Rien autre chose que votre ignorance ou votre mauvaise foi.

Jean-Baptiste continuant : Auriez-Vous la complaisance de me dire si, dans votre système de religion, vous laissez chaque lecteur de bible linterpréter selon sa raison individuelle ?

Le colporteur étonné : Comment donc, mon ami! ignorez-vous que l'interprétation de la bible selon la raison de chaque lecteur, est le plus précieux privilége que nous ont accordé nos glorieux réformateurs du commencement du seizième siècle !!

Jean-Baptiste : En effet, ilest bien glorieur votre grand Luther, qui avoue avoir éié l’écolier du diable; qui a violé les vœux de chasteté perpétuelle ; qui a accordé à Philippe, Landgrave de Hesse, d'avoir deux femmes: à la fois !! Et votre gloreux Calvin, qui Jeune encore fut marqué d’un fer rouge pour s'être rendu coupable d'un crime horrible, (voyez Rhorbacher) tyran de première classe, et qui meurt frappé, par la imain de Dieu, d’une maladie infâme. (a) Et votre-glorieuz Henry VII!, monstre de lubricité, de-cruauté:et de tyrannie! Et puis donc ce précieux privilège donné à chaque individu, qui lira la bible, d'en interpréter les paroles selon sa fantaisie, cette source d’eau bourbeuse, d'où toutes les erreurs et les

(a) Voyez Audin et surtout Rhorbacher.

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extravagances imaginables et inimaginables sont sorties, comme l’histoire du protestantisme le prouve à satiété !

Mais, comme vous n’admettez que la bible et rien que la bible, vous devez sans doute avoir un ou plusieurs textes de cette bible, bien claiis et bien évidents, qui donnent à chaque individu protestant le droit d'interpréter, comme bon lui semble, ce livre prodigieux.

Le colporteur, tourne, retourne les feuillets de sa bible pendant assez longtemps, et, ne pouvant mettre la mai sur le précieux texte qui donne ce précieux privilige, à s’écrie : Est-ce que la bible n’est pas claire et à la porté de l'intelligence de chacun!

Jean Baptiste: Votre exclamation ne prouve rien.

Souvenez-vous que, pour me convaincre, il me faut

un tex!e évident pour prouver que. vos gloricuxæ Ancétres ont eu le droit de vous donner ce précieux privilège.

Je vous ai vu tourner et retourner les feuillets de votre bible, et il paraît qu'il n’y est point, puisque vous n'avez pu le trouver. Dans ce cas, je me crois obligé de vous l'indiquer. Veuillez donc lire les versets 15 et 16 du trosième chap. de la II Ep. de St. Pierre.

Le clporteur, rayonnant de joie, lit : « Et c’est aussi ce «que Paul, notre très-cher frère, vous à écrit selon la «sagesse qui lui a été donnée, comme il fait aussi “ en toutes ses lettres, dans lesquelles il y a quelques «endroils difficiles à entendre, que des hommes igno- «rants el légers détournent, aussi bien que les autres écri- «tures, à de mauvais sens pour leur propre ruine,» (ie colporteur fait ici une affreuse grimace.) .

Jean-Bapuiste: Vous voyez donc que l’apôtre saint Pierre qui, entre nous soit dit, devait s'y entendre autant que vous, dit précisément le contraire de ce que vous prètendez sur la clarté de la bible et sur la capacité intellectuelle de chacun de ceux qui la liront, puisqu'il déclare qu’il y a. dans les épi. es de saint

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Paul, des passages difficiles à entendre et, remarquezle bien, que les igncrants et les hommes légers détournent ces passages à de mauvais sens pour leur ruine. Faites attention que saint Pierre ne dit passeulement que les ignorants détournent certains passages des Epitres de saint Paul, mais qu’il en est ainsi pour les autres écritures. Ce qui détruit de fond en comble votre avancé sur la clarté de la bible.

Le colparteur : Je connais ce passage aussi bien que vous, mon ami. Mais, ce texte ne m'empèêche pas de croire que la bible, qui a été écrite pour tout le monde, doit être à la portée de tous.

Jean-Baptiste : Quand bien même je vous accorderais que la bible a été écrite pour tout le monde, vous n’en pourriez conclure que chaque individu peut l'interpréter à sa fantaisie, sans danger de se tromper ; car de ce que les lois d'un état sent faites pour tout les citoyens de cet état, on n’en pourrait conclure que chaque citoyen peut interpréter ces lois, sans danger de se tromper.

Quant au texte de la seconde épitre de saint Pierre, il faut tomber dans l'une ou l’autre de ces deux conclusions : ou saint Pierre s’est trompé, ou les protestant se trompent. Choisissez, Mr le colporteur..….…

Le colportcur : Mais, ne savez vous pas que, pour comprendre la bible, nous avons l’assistance du Saint-

Esprit ?

Jean-Baptiste: Combien admettez-vous de Saint Esprit, dans votre symbole ?

Le colporteur : Je ne suis pas assez igrorant pour ne point savoir qu'il n’y a qu’un seul Saint-Esprit.

Jean Baptiste : Je m'attendais à cette réponse, et j'ajoute que c’est l'Esprit de vérité (Jean chap. \4,0.17.) qui ne peut enseigner le mensonge, ni se contredire. Vous admettez ceci, je pense !

Le colporteur : Mais, sans aucun doute...

Jean-Baptiste: À merveille ! EXkminons maintenant ce-qui se passe parmi ceux qui lisent la bible et l'interprêtent selon leur jugement particulier. Si c’est le vrai Saint-Esprit, l'Esprit de vérité qui les conduit et leur doune l'intelligence de ce qu'ils lisent, dans les livres Saints, ils doivent tous entendre le même passage dans le même sens, puisque l'Esprit de vérité ne peut se contredire et faire entendre à un inspiré qu'une chose est blanche et, à un autre, que la même chose est noire.

Le colporteur : Mais, mon ami, vous allez trop loin.

Jean-Baptiste : C’est possible — Car j'ai la prétention de croire que, si c’est l'Esprit de Dieu, et non l'esprit d'erreur, qui dirige les liseurs de bible protestants, ils doivent tous dire la même chose, ou blanc ou noir, sur le même texte. si, au contraire, vous ne me prouvez pas cette unanimité dans l'interprétation d’un inême texte, je vous soutiendrai en face que vous vous trompez grossièrement en prétendant que chaque protestant, du moment qu’il met le nez dans la bible, a l’assistance spéciale de l’Esprit-Saint. Or, l’exemple que donnent au monde les sectes protestantes en se contredisant sur presque chacun des textes de la bible, prouve, plus qu’il n’est nécessaire, que l'assistance du Saint-Esprit n’a pas été promise et n’est pas avec Its liseurs de bibie protestants. (9)

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loin.

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vous

dée le Sauveur du monde. Donc c'est à elle que s’adressent les promesses.

20 La société, fondée par Jésus-Christ, ou l'Eglise du Dieu vivant, doit être une dans sa foi et dans ses sacrements. ( Una fides, Unum baptisma. (Eph. chap. 4, v. 5.) Cette unité dans une même foi nous est sans cesse donnée, dans les livres sacrés, comme devant être le signe qui caractérisait la société chrétienne. { Voyez : saint Jean, chap. 17, v. 20-21 ) Or, où trouvez-vous, ailleurs que dans l’Eglise et cette unité constante, toujours subsistante, dans la même foi et dans les mêmes sacrements. L'Eglise Catholique est donc l’Eglise des promesses ?

30 Dans la véritable Eglise, il ne doit y avoir qu'un seul troupeau, dirigé par un seul pasteur. Où trouverez-vous, ailleurs que dans l'Eglise Catholique, cet unique Pasteur, depuis que Jésus-Christ a laissé la terre ?

4o Selon les promesses, consignées dans l’ancien Testament, la véritable Egiise devait être fondée par le Désiré des nations, (Génèse, chap. 49, v 10,) avoir pour fondement les Apôtres et les Prophètes. Jésus- Christ lui-même étant la principale pierre de l’angle, comme le dit saint Paui ( Eph. chap. ?, v. 20.) Or, tous les hommes instruits et de bonne foi avouent que l'Eglise Catholique prend son origine des Apôtres, comme elle-même le démontre jusqu’à l'évidence,

ar la succession non interrompue de ses Souverains

ontifes. Mais aucune autre société religieuse n’a la prétention de réclamer prur elle ce privilége. Donc, encore une fois, l'Eglise Catholique est l'Eglise des. promesses.

50 La véritable Eglise, celie que Jésus-Christ a fondée, doit toujours durer, puisque Jésus-Christ a promis d'ètre toujours avec elle jusqu'à la consommation des siècles. Or, qu'elle est la société religieuse qui a toujours existée depuis les Apôtres et qui dure encore de nos jours, malgré que toutes les erreurs

se soient conjurées contre elle, ainsi qu'on le voit surtout aujourd’hui ! La voix publique proclame le nom de la seule Eglise Catholique. Donc, c’est elle et elle seule qui est l’héritière des promesses.

6o Les portes de l’enfer, ou comme l’entendent tous les interprètes, l'erreur, sous quelque forme qu’elle soit, ne doit pas se glisser dans la véritable Église. Or, l'Eglise Catholique seule n’a-t-elle pas le droit de dire, comme nn divin Fondateur: « Qui d’entre les hommes m'a convaincu de péché, ou d'erreur dans mes enseignements dogmatiques ou doctrinaux ? {Jean ch. 8, v. 46.) Mais l'Eglise Catholique est, à été et sera toujours attaquée, accusée, calomniée suivant cette prédiction du divin maître à ses Apôtres : « Le servi- « teur n’est pas plus grand que son maître. Ainsi, s’ils « m'ont prsécuté, ils vous persécuteront, » (Jean, chap. 15, v. 20, )et rienn’a pu la souiller par une seule erreur. Donc, l’erreur n’est jamais entrée dans l'Eglise Catholique. Donc les portes de l’enfer n’ont jainais prévalu contre ; donc enfin, elle est bien véritablement l'Eglise des promesses.

Jean-Baptiste s'adressant alors au vendeur de bibles : connaissez-vous maintenant la véritable Eglise, celle fondée par Jésus-Christ et commencée le jour de la Peutecôte?

Le colporteur : Je ne comprends rien à tout ce que vous venez de dire. Car si les marques, qui distin-

uent la véritable Eglise, sont aussi claires que vous

e dites, comment se fait-il que tant d'hommes soient :

en dehors de l'Eglise Catholique ?

Jean-Baptiste : Demandez-le à Luther, à Calvin, à Henry VIII, et à tous ceux qui, comme eux, se sont révoltés contre elle, et ont fondé les sociétés protestantes; demandez-le à l'enfer, aux esprits de malice, spirilualia nequitiæ, comme dit S. Paul, ( Eph. chap. 6. v. 12, ) conjurés pour détruire la vérité sur la terre ; demandez-le à l’orgueil humain qui se révolte au seul nom de soumission où de dépendance ; de-

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vin, à sont rotesmalichap.

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mandez-le aux passions libertines du cœur des voluptueux que cette parole divine: « Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, » ( Matth. chap. 5, v. 8) révolte autant qu’elle épouvante ; demandez-le au mal qui, depuis Abel jusqu’au dernier juste, fera la guerre au bien ; demandez le a l'ignorance, aux préjugés, à l'indifférence qui ne fait pas un pas pour connaître la vérité ; demandez-le à la pauvre raison humaine, qui ne comprend bien que le mal, ne croit que ce qui la flatte, n’aime que ce qui entre dans ses calculs; demandez-le au penchant dév-glé qui entraine vers le mal ; demandez-le à la diffculté qu'éprouve la nature déréglée à se soumettre à cet enseignement divin: « Apprenez de mo: que je suis doux et humble de cœur. » (Matth. chap. 11. v, 29. |) Enfin demandezle aux Scribes et aux pharisiens de l’évangile qui entendent les divins discours du Fils de Dieu, qui voient de leurs yeux les miracles éclatants qu’il opè-

re, et qui refusent de croire à sa parole et qui attribuent ses miracles au prince des démons: et vous

saurez pourquoi un si grand nombre d'hommes sont

séparés de l'Eglise catholique, qui fait la guerre pour

la cause de Dieu, la destruction du mal, la soumissi-

on de la raison humaine à la foi, et surtout qui pres-

crit le renoncement aux passions déréglées du pau-

vre cœur humain. Car s’il ne faisait que croire les

vérités qu'enseigne l'Eglise Catholique, sans confor-

mer sa conduite à ses vérités, tout le monde serait Catholique.

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