CHAPITRE QUATRIÈME
Un mot sur l'unité de foi détruite par Luther.— Unité de foi dans la véritable Eglise.— Nécessité de cette unité.— Un chef pour maiutenir cette unité.— La société civile et la société religieuse.
Le colportewr: : Vous avouerez, mon ami, que cette unité dans la même croyanveest trop forte pour la raison humaine. Luther l'avait bien compris, lorsqu’il établissait, comme principe fondamental de sa réforme, que chacun interpréterait la parole de Dieu, somme il le voudrait.
Jean-Baptiste : En posant ce principe, Luther était conséquent dans sa révolte. Il avait nié la plus grande autorité morale qui existât sur la terre, celle de l’'Eglise Catholique, il n’y avait pas moyen de la rem-
acer par une autre qui put s'imposer à la raison umaine pour la diriger. Îl faut donc abondonner la raison à elle-même.
Depuis ce temps et par la fatale influence de ce principe anarchique, les protestants ont perdu l’idée d’une autorité religieuse chargée de régler les volontés humaines pour le bien et dans le bien. De là. chez eux, l'anarchie religieuse, la révolte de la raison contre tout frein moral, et cette multitude de symboles, si toute fois on peut appeler symboles des lambezux de vérité livrée aux caprices de la raison . individuelle.
C'est Luther qui a fait ce mal, en posant ce principe anarchique, aujourd'hui sans remède dans les sociétés protestantes. Et vous me dites bonnement que ce grand révolté trouvait ce principe d'unité reltgieuse trop furt pour la raison humaine? Et pourquoi avait-il foulé à ses pieds l’autorité divinement établie qui le guidait sans l’écraser ? Pourquoi avait-il brisé le joug des devoirs religieux, ( Matth. chup. 11, v. 29.) que tout être humain doit s'imposer, sous peine de
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devenir un scélérat ? Pourquoi avait-il proclamé l’indépendance de la raison qu'il faut.constamment diriger avec le frein, si on ne veut pas qu’elle tombe dans la folie ou dans l’extravagance ? | +
Revenons maintenant à l’obligation de garder lunité religieuse dans la véritable Eglise.
Veuillez nous lire les versets 20 et 21 du 17e chap. de l’év. selon saint Jean.
Le colporteur : «Je ne vous prie pas seulement pour «eux (les Apôtres,) mais encore pour ceux qui doi- « vent croire en moi par leur parole ; afin qu’il soient «un tous ensemble, comme vous, mon Père, êtes en « moi et moi en vous ; qu'ils soient de même un en «nous ; afin que le monde croie que vous m'avez en- ( VOYÉ. »
Jean-Baptiste : Voilà encore ici votre grand principe condamné. Jésus-Christ n’a prié que pour ceux qui croieront en lui par la parole de ses envoyés. Vos lhiseurs de bible protestants, sont exclus de cette divine prière. En vérité, c'est désolant de w’avoir pas lu ce texte, avant d’avoir fait tant de chemin pour venir me dire qu’on ne peut se sauver que par la lecture de la bible!
Remarquez maintenant combien doit être étroite l'union qui doit exister dans la véritable Eglise : 19 Union des Pasteurs ou des brebis entr’eux ; 2° Union des agneaux ou fidèles entr'eux et avec leurs Pasteurs ; 30 Union de tous les pasteurs et de tous les fidèles avec Jésus Chr'st et son Père. Voyez qu’elle est la nécessité et l'importance de cette union, puisqu'elle doit être la marque ou le signe de la divine mission du Fils de Dieu, en ce monde. D'où il faut conclure que les hérésiarques, en brisant cette union, soit par le schisme, soit par l’hérésie, ont détruit la narque donnée par le Sauveur lui-même, pour reconnaître sa mission. Qui mesurera la grandeur de ce crime! (6) | . Les Apôtres, profondément pénétrés de cette maxi-
me de leur divin maitre, ont constamment prèché cette union entre les fidèles : vous allez vous en convaincre, Mr le colporteur.
« Or, je vous conjure, mes frères, dit saint Paul, (I, Cor. chap. 1, v.10) « par le nom de Notre Seigneur « Jésus-Christ, d'avoir tous un même langage. et de ne « point souffrir parmi vous de divisions ou des schis- «mes, mais d’être tous unis ensemble dans un même «esprit et dans un même sentiment. »
Eh! bien, Mr le colporteur, pourrez-vous jamais mettre en pratique cette recommandation du grand Apôtre, faite, remarquez-le bien, au nom de Jésus-Christ, en su:vant la règle qui laisse chacun libre d'entendre la-parole de Dieu selon sa raison individuelle ? Avec cette pomme de discorde, la raison individuelle, viendrez-vous à vous entendre pour former une société religiense qui n’ait qu’un même langage religieux, un méme esprit et un méme sentiment religieux? De toutes les parties de Ja terre, où existent des protestants, s'élève une voix qui répond : non, non; jamais. Si je pose cette question au synode protestant, tenu à Géneveen 1835,et où assistaient deux cents cinquante révérends, venus de presque tous les pays de l’Europe, le président du Saint Synode me répond : « Personne « ne doit être étonné qu'il y ait des dissidences parmi «nous. Pouvions-nous espérer que des hommes qui « se partagent sur toutes les questions, s’accorderaient « sur tous les points de la religion ? Qu’avec des facul- « tés, une éducation, un caractère si peu sembiables, «ils interpréteraient tous la parole de Dieu de la “même manière ? » Après des dissentions sans fin, le Rév. Mr Fontanes, à bout de patience : « Je. demande, «dit-il, qu’on écarte toute discussion dogmatique ; « Car nous savons tous d'avance qu'elle n’aboutirait à « aucune soiution, » Quel aveu impayable ! Maisquelle Babel que le protestantisme !
Tournez maintenant vos regards vers l'Eglise Catholique. Interrogez-la, dans toutes les parties du monde,
dans tous les siècles passés ; on vous répondra partout, dans un méme langage, dans un méme Esprit et dans un méme sentiment, sur les sacrements, sur la hiérarchie, sur la foi, sur les pratiques générales de sanctification, telles que le jeûne, l’abstinence, &c. Interrogez l’épiscopat, réuni à Rome en 1862; comparez cette grande et ÉA agps assemblée des pre-
miers pasteurs de L'Eg ise, avec votre synode de Génève, et dites où est
a.société religieuse qui porte le signe de l’union recommandée par l’apôtre saint Paul. Si, après cela, vous tirez une conséquence,
sera-t-elle en faveur du protestantisme ou de lE-
glise Catholique ?
Le colporteur, sèchement : Je n'ai point de conséquences à tirer de ce que vous venez de dire, et je ne suis point chargé de justifier le synode de Ge-
Jean-Baptiste : Je vous plaindrais vraiment d’en être ehargé! Vous faites mieux de l’abandonner à son triste sort.
J'en ai pas fini de vous donner les textes qui regardent la grande question de l'union religieuse. euillez m'écouter encore, continue Jean-Baptiste.
« Ils persévéraient tous les jours dans le temple « dans l'union d’un même espril..……. Et le Seigneur « augmentait tous les jours le nombre de ceux qui «devaient être sauvés, dans leur société ! ( Actes des Ap. chap. ?, v. 46-47. ) |
« Or, toute la multitude de ceux qui croyaient n'avait qu'un cœur et qu’une âme. (/bid. ch. 4, v. 32.)
« C’est lui-même ( Jésus-Christ ) qui a donné à son « Eglise quelques uns pour être Apôtres, d’autres pour « être prophètes, d'autres pour être évangélistes, et
« d’autres pour être piste urs et docteurs; afin qu'ils
« travaillent à la perfection des saints. jusqu'à ce que « nous parvenions tous à l’unité de la /oi.…. afin que. « nous ne soyons plus comme des enfants flottants «et que nous ne nous laissions pas émportés, ça et.
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« là à tout vent de doctrine par la malice des hom- «mes et par l'adresse qu’ils emploient à engagef ar. «tificieusement dans l'erreur. » { Eph. chap. 4, v. 11, 12-13 14.
«Mais ayant un méme esprit de foi, selon qu'il est «écrit : j'ai crn, c’est pourquoi J'ai parlé.» {| II Cor. chap. 4, v. 13)
« Soyez unis avec les autres dans les mêmes senti- « ments ; ne vous élevez poimt dans vous mêmes ; mais « accommodez- vous avec les huimbles : ne soyez point «sages à vos propres yeux, » { Rom. chap. 12, v. 16.)
« Rendez ma joie pleine, n'ayant tous qu’un mé- « me esprit, une même charité, une même âme et les « mêmes sentiments. » ({ Phil. chap. 2, v. 2.) |
Résumous ces textes. Les Chrétiens s’assemblent pour prier 4ens un même esprit ; ils n’ont tous qu’un cœur: el qu'ure me; des apôtres, des pästeurs et des docteurs sont choisis par Jésus-Christ afin de travailler à former dans le cœur des fidèles, cette unité dans une méme foi; tous doivent avoir un même espri de foi; être dans les mêmes sentiments; n'avoir tous qu'un mime esprit, une méme charité, une même dme et les mêmes sentiments, afin qu’ils puissent, d'un méme cœur et d'une même bouche, glorifier Dieu le père de Notre Seigneur Jésus-Christ, : Rom. chap. 15, v.6), puisque tous ne sont qu'un corps et qu'un esprit comme tous ont été appelés à une même espérance, et qu'il n'y « qu'un Seigneur, qu'une foi, qu'un bapléme, (Eph. ch. 4, v. 4-5.) Et lorsque les brebis, encore séparées de cette unité qui glorifiera Dieu d’une méme bnuche, interprète d'une méme foi, auront été appelées dans le bercail du Souverain Pasteur, alors il n’y aura plus qu'un seul pasteur el qu'un seul troupeau, (Jean, chap. 10, v. 16, ) et tous seront consommés dans l'unité. ( Ibid. ch. 17, v. 23.)
L'union dans la même foi (una fides), dans la mème société (‘unum ovile), dans un même culte (uno are), Sous un même et unique Pasteur (unus Paslor,) est donc la marque distinctive de la religion fondée
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par Jésus-Christ. Il n’y a pas moyen de le nier, Mr {e colporteur. Mais, n'est-ce pas un fait public, avoué. incontestable, que les sociétés protestantes ne sont pas unies dans une méme foi, ne forment pas une même société, ne rendent pas à Dieu le mème culte, et n'ont pas à leur tête l'unique Pasteur dont parle la bible ? Les sociétés protestantesne peuvent prétendre au droit d’être la religion fondée par Jésus Christ. Or la religion Catholique seule se présente au monde, avec son union dans une même fo', dans une même société, rendant à Dieu un même culte, ayant à sa tête l'unique Pasteur: la religion Catholique seule a donc droit de se dire la religion fondée par Jésus-Christ, elle seule offre donc les caractères distinctifs désignés dans la bible ; elle est donc la religion véritable.
Que ferez-vous maintenant de votre grand principe : la bible, toute la bible, rien que la bible ? Voulez-vous que je vous le dise ? Vous n’avouerez pas qu'il est faux : qu'il tend à briser l’union entre nous; qu'il conduit aux plus désastreuses conséquences : non, ce serait trop franc et surtout trop dangereux pour le métier que vous faites : mais vous le proclamerez trois fois plus haut; vous le répéterez vingt fois plus souvent et, par-là, vous continuerez d’en faire un piége. un étendard d'hypocrisie pour tromper les. simples et les ignorants. Vous réussirez à persuader ainsi à de pauvres cerveaux br'ülés que vous seuls êtes d'accord avec la bible, pendant que cette bible vous condamne. Vous aurez toujours à la bouche le nom adorable du Christ, et vous ne cesserez de travailler à détruire la société qu’il est venu fonder sur la terre.
Veuillez m'écouter, encore un moment. Ne parlons que le langage de la saine raison. Pouvez-vous nier que l’objet constant de la haine de toutes les sociétés
-protestantes, passées et présentes, ne soit l’auguste et
vénérable chef de l'Eglise Catholique. Bien plus, pouvez-vous nier que cette haine stupide contre le Pape ne vous soit rommune avec les impies, les philosophes
voltairiens, lesrévolutionaires émérites, les Garibaldi, les Proudhon, les Mazzini, el avec les vauriens de
tout grade ? Et qui est donc le Pape? L’unique Pas- q éeur, nommé par le divin fondateur de la société Chré- t tienne, pour diriger l'unique troupeau qui doit for- ê mèr son Eglise ? Eutre-t.il dans la nature des sociétés t humaines de n'avoir pas de chef pour les diriger, et $ y maintenir l'union? Non; à la tête de toute société V organisée, il faut un chef. Sans ce chef, point de so- E cicté. Or, les chrétiens ne forment-ils pas une société? te Pourquoi donc votre haine contre le Pape, chef de la d société catholique ? Laissez-moi vous le dire... La Ë grande et imposante unülé Catholique vous épouvante, (D vous, protestants, qui ne vivez et ne pouvez vivre il que dans la discorde et dans la désunian. Le rocher, ti qui sert de bâse à cette unité Catholique, et sur ie q quel et tous vos hérésiarques, et tous vos controver- n sistes, et tous vos écrivains, et tous vos hommes d'état, dc
et tons vos ministres, sout venus briser leur front, vous arrête dans votre marche de destruction, et vous avez en horreur !! Trop petits, trop faibles, trop hommes pour renverser ce divin fondement, vous vous réunissez des quatre vents pour lui jeter à la face, de la vile boue, de sales crachats, de sacriléges outrages, comme autrefois les Juifs à la face du Christ, Fils du Dieu vivant. Je vous entends l'appeler L'homme du mal, la bête de l'Apocalypse, l'antechrist enfin. {Nous verrons plus tard si la bible est pour vous) Oseriezvous, Mr le colporteur, prodiguer d'aussi outrageantes épithètes au souverain d’une grande nation ? Non, vous n'oseriez le faire : Ignorez-vous donc que Île Pape a deux cents millions de sujets ? Non, vous le savez ; mais C’est le chef des Catholiques, et vous avez une loi, comme les Juifs, et selon votre loi, il faut le détruire, parcequ’il se dit le vicarre du Christ, (Jean, chap. 19, v. 7.1 Le Pape renversé, que ferezvous de la société humaïne que lui seul à pouvoir . diriger, afin qu'elle ne retombe pas dans la barrie, ds
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Cependant, comme moi, comme tous les hommes qui savent coudre deux idées ensemble, vous admettez que, pour subsister, les sociétés humaines doivent être conduites de manière à parvenir à leur destination. Comme elles tendent, par leur nature, à se diviser par la diversité des opinions et des intérèts individuels. il faut pourvoir aux moyens d'y maintenir la paix et l’union, seules ressources de conserver toute société. Si on laissait chaque citoyen maître d'expliquer les lois qui doivent diriger une société, la paix et l'union ne pouvant plus y subsister, la so- ‘été mourrait. Pour lui conserver la vie, on a jugé indispensable de mettre à sa tête des hommes constitués en autorité au-dessus de tous les autres, afin que chaque individu ne soit pas livré à lui-même et ne devienne pas maître, car le proverhe dit: [4 où tout le monde est maitre, tous sont esclaves.
Voilà comme on raisonne quand il s’agit d’une société humaine, constituée pour des fins purement humaines. Mais, est-il question d’une société religieuse, dont les intérêts sont éterne.s ; on renonce au sens commun, au simple bon sens, aux règles élémentaires de toute société, pour laisser chacun des. individus de cette société, sroure et faire ce qu'il vaudra. Ce qui signifie que l’on prend tous les moyens possibles pour éviter l'anarchie dans la société humaine, et que l’on emploie tous les artifices possibles
pour l’établir dans la société religieuse ! Ce qui se-
résume par cette maxime: ilfaut mettre une tête au corps social, si on ne veut pas en faire un monstre; mais il n’en faut pas mettre une au corps religieux, parce qu’il doit être un monstre.
Le colporteur, qui ne peut trouver, dans son grimotre,
des moyens pour justifier les opinions divergeantes, les. divisions et la haïne des protestants et des impies con: 2 le chef de l'Eglise catholique, passe à pieds joints, sur tout ce que vient de lui dire Jean-Baptiste, pour lui faire la ridicule objection que voici : Mais, mon ami, quel mal
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fait, à une société religieuse, une personne qui pense ou croit d’une manière contraire à ce que pensent eu croient les autres personnes de la même société, dès que la paix extérieure de cette société n’en est pas troublée ?
Jean-Baptiste : Votre réponse est vraiment digne du
métier que vous faites avec vos bivles tronquées et à falsifiées ! On dirait que vous n’avez pas même l’idée 8 que les intelligences, les âmes ont besoin de se con- (y centrer dans la vérité, pour y recevoir la vie qui leur C est propre, s’y associer et en conserver l'héritage sacré ? Vous me semblez n'avoir jamais su cette pe role que le Sauveur des intelligences, égarées dans b toutes les voies de l'erreur, adressait à la terre : a e L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de ê « toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » ( Matth. d chap. 4, v. 4.) Vous n'avez jamais compris ce grand Ÿ mot du symbole de la foi : Je crois la communion des saints, mot qui sigmfie l'union la plus intime des eœurs.des esprits, des b-rières, des actions des enfants 0 de Dien, tendant à s’aider, à se fortifier, à se sanctifier, to en mettant en commun tout ce qui est bon et salu- q taire pour Les âmes. d Vous me dites niaisement : dès que la paix extéri- ME eure d’une société n’est pas troublée, les croyances des y individus sont sans danger. Et qui met Île trouble dans toutes les sociétés, si ce’ne sont les idées con- ma traires au bien de la société ? Vous voulez la paix à 4 extérieure, avec la division dans les intelligences ? | G Autant vaudrait-il mettre le corps humain en paix et * tous les membres tendant chacun à un but différent ! ‘1 Depuis quand n'est-il plus dans la nature humaine de P ue pas agir selon ses convictions ? Qui bouleverse bé les sociétés ? Qui les divise ? Qui les détruit? N'est- . # ce pas celui qui croit de son intérêt de le faire ? fc . Mais c’est assez sur ve sujet : revenons à la bible. . à d
pense nsent ciété, n est
1e du es et l’idée COnleur itage le pe dans erre :
lis de fatth.
rrand n des > des fants ifier, salu-
téris des uble conpaix ces ?
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