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dans Quant à votre idée protestante de ne faire du mais vi- riage qu’un simple contrat qu'on peut rompre à vo. LONSO- lonté, nous allons apprendre de saint Paul ( Eph. chap. Quand 5, v. 31-32.) que ce que vous avez jugé à propos de ne ésulte regarder que comme un simple contrat ou de louage, , ou de vente, est un grand sacrement dans la véritable e qui Eglise : « C’est pourquoi l’homme abandonnera son 9, on « père et sa mère pour s'attacher à sa femme et, de nv à « deux qu'ils étaient, ils deviendront une même chair. î (l’Apôtre ajoute immédiatement ces paroles : } « Ce + Que « sacrement est g'and, dis-je, en Jésus-Christ et en l'Eglise, » (traduction de Sacy le protestant.) (11) ement À la place du mot sacrement de Sacy, votre D. Marqu'un tin met celui de mystère. Encore une fois, vous feriez , don- bien, Mr. le colporteur, de prier vos ministres de met- SET tre leurs denx traductions d’accord ; quand cela ne *:rvirait qu’à sauver les apparences.
re qu'il Les textes, que je viens de vous lire, prouvent bien n juge clairement 1° que l’union d’un mari et d’une épouse
est la plus intime qui puisse être contractée ; 2 que cette union, une fois contractée, ne peut être rompue du vivant du mari et de l'épouse ; ER qu'une femme ne peut se séparer de son mari, ni un mari de sa femme ; 4° que si des raisons majeures et approuvées par l'autorité légitime autorisent une femme à se séparer de son mari, ou celui-ci de sa femme, ils doivent, l’un
ul trière et tdeux
onque
>mmet : eu ae 4 et l’autre, ou se réconcilier, ou demeurer sans se marier v. 18.) a d’autres; 5° Enfin que cette union, contractée par Paul. un mariage légitime, est réellement un Sacrement, et le Sei. même un grand Sacrement, dans la loi nouvelle, et non st, que un simple contrat, qu'on brise, ou qu'on peut faire si elle briser à volonté... du à
er. où Que penser maintenant, conclut Jean-Baptiste, que > mari penser de la pratique du divorce, pratique digne des AR siècles paiens, et aujourd’hui existant en Angleterre, de aux, Etats-Unis .et ailleurs! Comment, doivent être > point . dugées ces neHons chrétiennes, ouse prétendant telles,
qui, par leurs lois, boule versent la plussainte de toutes
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les sociétés humaines, la société conjugale, en l’abandonnañit aux caprices du plus honteux et du plus déréglé des penchants de la nature corrompue. Ne brisent-ils pas aïnsi la famille chrétienne et ne renversent-ils pas les fondéments de la société ? ‘
Le colporteur : Dans la loi de Moïse, le divorce était autorisé. Pourquoi ne le serait-il pas chezles chrétiens ? Joseph Lami : Alors.faites-vous juif,et personne ne sera étonné de vous entendre parler comme un jui. Pour un chrétien, caf j'ai raison de croire que vous l’êtes, votre objection est insensée ; ne vous offensez pas de ce mot.
Vous n'êtes donc pas convaincu, par les textes que je viens de vous citer, et qui font, pour les chrétiens une loi sacrée de l’indissolubilité du lien conjugal ! Pour autoriser le divorce chez les peuples chrétiens, vous me citez cette pratique comme ‘autorisée Chez les Juifs ? Vous n'avez donc jamais lu le 19 chap. de saint
Matth.? Je vais en lire ce qui regarde le divorce chez
les Juifs : veuilléz m'écouter.
Les Pharisiens demandent à JésusChrist s’il est permis à l’homme da m0 sa femme pour 'quélque raison que Ce soit: « N’avez-vous pas lu, répond «le Sauveur, que Dieu, qui a créé l’homme et la
«femme, dit: L'homme abandonnera son père et sa
« mère pour s'attacher à son épouse, et ls seront «deux dans une même chaïr... Que l'homme ne sé- «pare donc point ce que Dieu a uni. » k ‘Pourquoi donc, répliquèrent les pharisiens, Moïse at-il permis de faire divorce, et de renvoyer sa femmé ? « Il l’a fait, répond le Souverain Législateur, à « cause de la dureté de votre cœur ; maïs il n’en'a pas «été de mème dès le commencement. Pour moi, je «vous dis que tout’ homme de renvoie sa femme « Done autre cause que l'impurété, et'en ‘épousé une ‘autre, est adultère ;-et de celui quiépouse une fem. «me ‘ainsi répudiée, est coupable du été crime. v Jean-Baptiste : Ce dernier passage de‘saint Matthieu
abanplus , Ne nvér-
était iens ?
e sera Pour l'êtes, pas de
es que stiens
l 9 jugal ?
étiens, hez les le saint e chez
il est ‘quélépond > et la e ‘et sa seront ne sé-
Moise sa femteur, à La pas
femme
o1, je
résente une difficulté dont j'ai entendu donner la s0ution par mon vénérable curé. Voici ce qu'il nous dit : Ce passage doit s'expliquer par saint Marc ( chap. 10, v. 11-13 ), saint Luc ( chap. 16, v.18.), qui rapportent ainsi la réponse de Jésus-Christ aux pharisiens : « Quiconque, ou tout homme qui aura renvoyé sa « femme, n’émporte pour quel motif, et en épouse ufie « autre, commet un adultère. » Or les évangélistes ne peuvent se contredire, ajouta mon curé. à Dans ce texte de saint Matthieu, Jésus-Christ enseigne deux choses aux pharisiens : .1° Qu'il n’est pas permis à un mari de renvoyer sa femme, si ce n’est pour une cause très-grave. par exemple, un adultère : ° que, l'ayant renvoyée, mème pour cause d’adultère, il ne peut'en épouser une autre sans commettre un adultère. Voici donc la manière de. traduire ce passage : Quiconque renvoie sa femme, .ce qui n'est per- ‘mis que pour cause d’adultère (12), et en épouse, une au-
dre, commet un adultère.
Maintenant, continue Jean-Baptiste, justement indigné: répétons le grand refrain : la bible, rien que la bible : excepté, encore pour cette fois, l’indissolubilité du mariage des chrétiens et le grand sacrement qui devait le sanctifier ! !
Joseph Lami : ‘Avez-vous, Mr le colporteur, dans votre société religieuse, quelqu'un qui ait le pouvoir de vous pardonner vos péchés ? Ù
Le colporteur: C'est un blasphème, mon ami, de dire qu'un homme peut pardonner les péchés à un autre homme : il n'y a que Dieu qui puisse pardonner les pécnés, dit l'évangile, | Murc, chap. 2, 0. 1.) °
Joseph Lami; Je croyais parler à un chrétien, mais je m'aperçois que je parle À annif el ce gui ênt plus triste, à un juif dé la pire espèce, à nn sertbe «Le colporieur, avec vivacité: Je ne veux pas de votre compliment, mon Ami : je suis chrétien,comme vous. Joseph. Lam : C’est votre réponse qui m'a D Vous m'avez répondu, non pas ce que pensait l'Evan-
géliste, mais {ce qui n’est pas la même chose ) ce que ensaient quelques-uns des scribes, en entendant dire à Dern qu'il pardonnait les péchés au paraly-
UT Dupétite : Admettez-vous, Mr le colporteur, que, par le bapiôme,. les péchés sont pardonnés à éeux qui le reçoivent ? :
Le colportewr : Je le crois sincèrement.
Jean-Baptiste : Me diriez-vous par qui le baptême est administré? .
Le:colporteur : Mais, c'est par un homme.
Jean-Baptiste : Par un homme! mais, vous, venez de dire que c'était un blasphème de dire qu’un homme pouvait pardonner les péchés. Voilà donc votre sentence de scribe condamnée. Or, si un homme peut pardonner les péchés, par /e baptéme, il pourra bien aussi les pardonner par l'absolution. Qu'en pensezvous, Mr le colporteur ?
Le colporteur, qui ne veut rien avouer, comme c’est de règle chez ces messieurs, se contente de répondre : Nous suivons la bible, mon ami, et rien que la bible, qui ne parle ni de confession, ni d'absolution du prétre.
Jean-Baptiste: Vous ne l’avez peut-être pas bien lue, votre bible, comme je vous l'ai déjà prouvé un grand nombre de fois.
Le colporteur : La confession! C’est une javention des prêtres, des évêques et des Papes, comme nous répètent sans cesse nos ministres.
Jean-Baptiste : Vos ministres doivent être des hommes graves et réfléchis, qui n’avancent rien sans en donner la preuve. En vous apprenant que la confes-
sion avait été inventée, ils ont du vous apprendre
ÿ de, et, surtout, le lieu où cette
‘nvsnies a été faite, . i,.par hazard, ils LP vous, l’avaient pee je, VOUS foriez uee de leur demander,
afin de n'être pas aéçusé de calomnier les joue
Les | év Ca as Papés, qui, éntre nous soit
sent été bien-fous d'inventer la confession, pour 1 ir
l’année, .le mois, |
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le plaisir peu envié de passer une grande partie de leur vie dans un confessionnal et d’être obligés d'aller s'y agenouiller eux-mêmes à leur tour.
Maïs nous n'avons affaire qu’à la bible, et je ne voudrais pas vous suivre à travers des champs, et courir d’un bord et d'autre, comme font ordinairement vos semblables, qui n'aiment pas trop à s'arrêter à la méme question. Revenons donc à la bible.
D'abord, vous avouerez que, sous la loi écrite, les Juifs étaient obligés d'aller confesser certains péchés aux prêtres de l’ancienne loi.
Le colporteur: Je .vous l'accorde très-volontiers. Mais on né peut conclure de cette pratique des Juifs que les chrétiens soient obligés d’aller se confesser.
* Jean-Baptiste : Comme vous voudrez. Cependant, je prends acte de ce fail avoué, mais je ne tiens nullement
à ce que vous m'’accordiez, pour le moment, ce que
je veux vous prouver.
Permettez-moi de vous demander enrore, si on se confessait du temps que Jésus-Christ était sur: la terre. :
Le colporteur, qui craint que Jean-Bapliste ne tire de ses réponses des verges pour le battre, lui répond en évitant la question : Je n’ai pas besoin de m'occuper si on se confessait ou non, pendant que Jésus-Christ était sur la terre. :
Jean-Baptiste : Moi, j'ai besoin de m'en occuper, et de voir si la bible en parle, puisque j'ai à discuter avec un homme, qui a pour principe : la bible, et rien que la bible. J’ouvre donc la bible: { Matth. chap. 3, v. 1, 2, 5,6.) « En ce temps là, Jean Baptiste vint prêcher «au désert de Judée, en disant : Faites pénitence, « car le royaume des cieux-est proche... Alors la ville « de Jérusalem, toute la Judée, et tout le pays des «environs du Jourdain venaient à lui, et confessant «leurs péchés, ils étaient baptisés par lui dans le Jour- « dain. »
Le colporteur, avec vivacité: Que me fait, à moi, si
nié fé pr ram OR RG UT TE ET RS RO ” ER ee ÉRARRTESS - ZE - = — rem
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les Juifs d’alors'allaient se confesser à: Jean-Baptiste ? Cela ne prouve nullement que je sois: obligé d’aHer me confesser à un' prêtre... |
Jean-Baptiste : Vous tirez votre conclusion trop vite : attendez encore un pet. Quant ä moi, ce texte établi clairementun point d’une très-grande importante : c’est que la confession des péchés, faite à'un homme, était: établie et pratiquée publiquement, au suwet vu: de Jésus- Christ.
Le colporteur, agité, troublé : Où voulez-vous donc en venir avec vos confessions'faites à Jean-Baptiste ?
Jean-Baptiste : Vous le saurez bientôt. Admettez-vous, dans votre religion, cette oracle, sorti de la bouche: de Jésus-Christ? «Ne pensez pas que je sois venu dé- «trüire la loù ou les prophètes ; je ne suis pas venu « les détruire, mais les accomplir, ou les perfection:
ner.» (Matth. chap. 5,0. 17. ) | Le colporteur : C’est bien clair que j'admets:ce texte.
Jean-Baptiste : Trouvez-vous quelquès passages dans les évangilistes,ou dans le reste du NouveauTestament qui condamnent la pratique de se confesser, en usage chez les Juifs du temps de Jésus-Christ ?
Le colporteur, hésitant : S'il y a destextes du Nonveau Testament qui condamnent cette pratique, je ne m’en souviens pas... |
Jean-Baptiste : Je crois, sans peine, que vous ne vous en souvenez pas, pour la bonne raisôñ que vous ne les y avez jamais lus.
Résumoôns maïntenant ce qui vient d'être prouvé sur le sujet que nous discutions. | |
40 Vous admettez que le baptème effate le péchéiet que c’est un homme qui administre ce sacrement.
20 Vous reconnaissez que la pratique de se confesser, pour certains péchés, :était d'obligation pour les Juifs. sous la Loi écrite. 7, : : “pr atiorh
30 Vous ne pouvez nier que, du temps de Jésus- Christ, cette loi de la confession, ne fut encore èn usage chez lès Juifs. FA at |
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ché:et LA onfesur les ésusre: en
40 IL est hors de doute que Jésus-Christ connaissait.que l’usage de se confesser était publiquement pratiqué de son temps.
5° Vous reconnaissez que Jésus-Christ n'était pas venu pour abolir la loi ou les prophètes, maïs pour
les accomplir ou,, si vous l’aimez mieux, les perfeclionner..: .