‹ Le petit arsenal du Catholique ou Traité élémentaire de controverse [microforme]Chapitre 5 sur 29 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Près de la ligne qui sépare le Canada des Etats-Unis, vivait, il y a quelques années, une famille de catholique au sein ‘de laquelle la vraie foi s'était conservée pure el intacte au milien des persécutions de toute espèce. Mais ce qui faisait surtout la gloire de cette admirable fainille, c'est que les persécutions avaient servi, plus que toute autre chose, à l’attacher à sa religion et à ini en faire connaître la beauté.

Coutinu-llement en contacte avec des protestants, le chef de cette famille, qui sortait d'une de ces souches Canadiennes où la foi était profondément enracinée, avait senti, de bonne heure, la nécessité de bien connaitre la religion et d'en étudier les preuves et, en conséquence, il s'était procuré des livres d'instructions religieuses, qu’il lisait avec attention et assiduité.

Ce que ne savent pas ceux qui négligent la lecture des livres d'instructions religieuses et qui aimeat mieux lire de fades et d’insipides romans, c'est que, plus notre brave compatriote étudiait sa religion, plus il la trouvait sainte, grande, raisonnable, consolante et digne d'occuper la première place dans l'esprit et le cœur d'une créature raisonnable, car l'homme ne doit pas seulement vivre de pain, mais de toute jarole qui sort de la bouche de Dieu. ( Matt. chap. 4, v. 4.) Aussi, tout le temps que n’exigeaient pointses travaux, il ie consacrait à lire de bous livres d'une solide instruction, qu'il appelait ses merllewr's umis.

C'était surtout pendant les longues soirées de l’hi- “erqu'on grand nombre de nos cultivateurs emploient ou à des eutretiens inutiles, ou à des courses dange-

Ja | -

nis, Ol1- ‘vée te ette ent . Sa

nis, OUl'a

de ves vr'es u el

1re Le:it Jue, lus inte it le be role 4.) LUX, ins-

l’hilent

ige-

né

reuses. ou à s'ennuyer, que le bon Jean-Baptiste Figkle (c'était son nom}, avide d'apprendre de bonnes et saintes choses, faisait une ample provision de connaissances religieuses,

Il ne faut cependant pas croire que ce fut un homme qui manquât aux exigences sociales; car la religion bien comprise sait se prêter à tout ce qui est bon selon Dieu et selon les hommes.

Jean Baptiste allait donc, 'de temps à autre, visiter ses amis et ses voisins; mais il savait rendre ces visites intéressantes et saltlaires. Et, ce que ne croiront peut-être pas ceux qui baillent anx prônes de leur curé et les trouveut toujours trop longs, c'est que les visites du bon Jean Baptiste étaient avide. ment reçues et toujours trop courtes pour ceux qu'il visitait.

Dès qu'il arrivait ans une famille, on l’enton rait avec respect et ou était heureux d'écouter ses conversations qui avaient toujours pour objet quelques unes des vérités de la religion qu'il savait rendre aimable, parcequ’il parlait de Pabondance de son excellent cœur.

Eu somme donr, Jean-Baptiste un très-bou Catho-

‘lique, qui connaissait bien sa religion, y était sincè-

rement attahé, lui donnait là première place dans son cœur, la pratiquait avec une fidélité exernplaire, et se dévouait à la faire connaître, aimer et pratiquer par ceux qu'il fréquentait,.

Jl manquait cependant quelzue chose à notre brave compatriote pour complèter linstruction dont il

‘avait besoin et lui fouruir les armes conuvenables pour

fermer la bouche aux Canadiens apostats des Etats- Unis, qui venaient fréquemment chez lui et essay.aient d'ébranler sa foi avec des textes de la bible que des prélicants leur avaient mis dans la tête. Cette chose qui lui manquait, C'était nue brble Catholique. Il sentait depuis longtemps le besoin de nourrir sa foi et sa piété par la lecture de ce livre divin ;mais.il

Page 1