‹ Le petit Buffon des enfantsChapitre 16 sur 50 · L'IGUANE · texte numérisé non relu

L'IGUANE

L'iguane forme par l'éclat de ses couleurs et le brillant de ses écailles , un des principaux ornements de ces immenses forêts qui couvrent une partie de l’Amérique méridionale. Il est aisé de le distinguer par la grande poche qu'il a au-dessous du cou, et par la crète dentelée qui s'étend depuis la tête jusqu'à l'extrémité de la queue , et qui garnit aussi le devant de la gorge. |

La longueur de ce lézard est assez souvent d'un mètre et demi ; et sa couleur qui varie suivant l’âge , le sexe et le pays , est tantôt bleuâtre, tantôt verte mélée de jaune. Il a la tête aplatie par-dessus et comprimée par les côtés. Sa queue, qui est ronde présente ordinairement des anneaux de diverses couleurs. Cet animal ne cherche point à nuire, et ne se nourrit que de végétaux et d'insectes. Il nelaisse pointé

DES ENFANTS. 89 cependant d’intimider , lorsqu'agité par la colère, et animant son regard , il fait entendre un sifflement, secoue sa longue queue , gonfle sa gorge , et redresse ses écailles hérissées de pointes. Lorsqu'il a reçu quelque éducation, ilreste volontiers dans les jardins , et passe même la plus srande partie du jour dans les appartements. Sa chair est excellente à manger.

La femelle pond depuis treize œufs jusqu: à vingt-cinq:

Les iguanes se retirent dans des creux de rochers où dans des trous d'arbres. On les voit s’élancer avec une agilité merveilleuse jusqu’au plus haut des branches , autour desquelles ils s'entortillent de façon à cacher leur tête au milieu des replis de leur corps. Lorsqu'ils sont repus , il vont se reposer sur les rameaux qui avancent audessus de l’eau, et demeurent comme engourdis. C’est ce moment que l’on choisit au Brésil pour les prendre. Lorsqu'un chasseur voit un de ces animaux ainsi étendu sur des branches , et s’y pénétrant de l’ardeur du soleil, il commence à sif-

fler : l'iguane qui semble prendre plaisir à l'entendre , avance la tête peu à peu ; le chasseur s'approche en continuant de siffler, et chatouille la gorge de l'animal avec le bout d’une perche : celui-ci souffre cette espèce de caresse sans témoigner aucune peine , et Se retourne même , comme pour en jouir avec volupté : lorsqu'il a porté sa tête hors des branches, le chasseur lui passe au cou une corde nouée en forme de lacs , qu'il a au bout d’un bâton, et le fait tomber à terre par une violente secousse.

On trouve des iguanes en Afrique et en Asie ; mais ils y sont bien moins communs qu'en Amérique.

IRON MOREL IDE UEIEE EIRE IDE NQE JE IBEIAE DO AE QE NIUE IE LE LÉZARD VERT.

( Planche I, fig. 8. )

La nature en formant le lézard vert, n’a fait pour ainsi dire, qu'agrandir le lézard gris , et le revêtir d’une parure plus brillante. Le dessus de son corps est d’un vert plus ou moins mêlé de jaune, de gris , de brun, et même quelquefois de rouge ; mais c’est surtout dans les climats chauds qu'il brille avec plus d’éclat : il y parvient aussi à une grandeur considérable ( quelquefois jusqu'à 75 centimètres, Quoique peu élevés sur leurs pattes , ils courent avec agilité, et partent avec assez de promptitude pour donner un premier mouvement de surprise et d'effroi, lorsqu'ils s’élancent au milieu des broussailles ou des feuilles sèches. L’habitude qu'ils ont de saisir par l'endroit le plus sensible , c'est-à-dire par les narines, les diverses espèces de ser-

pents avec lesquels ils sont souvent en guerre, fait qu'ils se jettent au museau des chiens , et y mordent avec tant d’obstination, qu'ils se laissentemnorteret même tuer plutôt que de lâcher prise. Aucune espèce de lézard n’est venimeuse.

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