LE PAON
( Planche VI, fig. 4.)
Ce bel oiseau joint à l'élégance de sa taille et à la richesse de son pennage, une démarche grave, majestueuse. Fier de sa brillante parure, il porte sa tête avec dignité, et lorsqu'il voit les yeux tournés sur lui , il semble enfler d’orgueil ;
c'est alors qu'il étale avec pompe , en. *
forme d’éventail , les plumes de sa queue, dont les compartiments d’or et d'azur , les yeux , les nuances frappées des rayons du soleil, font un spectacle éblouissant. C'est sous cet aspect éclatant qu'il se présente aux yeux de sa femelle pour la séduire.
Celle-ci n’est pas à beaucoup près si riche en couleurs. Ces oiseaux, dit-on, nous viennent des Indes. Ils étaient si rares autrefois , qu’on n’en voyait que chez des princes. Ils se sont bien naturalisé
DES ENFANTS. 139 dans nos climats. Devenus nos oiseaux domestiques , ils sont comme les oies , des sentinelles vigilantes. Leur cri triste et désagréable fait oublier la beauté de leurs plumage. Le Paon vit d'orge et d’autres graines. Les paons blancs sont communs dans les pays du Nord. Celui du Japon est d’une rare beauté.
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