LE POISSON VOLANT
Il a les nageoires pectorales d’une grandeur extraordinaire , ce qui lui donne le moyen de s'en servir comme d'ailes pour s’élancer hors de l’eau , et voler dans l'air; cependant , dès que ces ailes cessent d'être humides, il est obligé de replonger malgré lui, sauf à lui de ressortir quand ïl à mouillé ses nageoires volantes. Mais ce n'est point par goût, ni par plaisir qu'il quitte quelquefois l’élément humide ; il faut qu'il se voie pour- Suivi de trop près par ses ennemis qui sont en grand nombre. Dans la mer Méditerranée, dans les mers des Indes , de la Chine, de l'Amérique, vers le cap de Bonne- Espérance, on voit quelquelois plusieurs centaines de poissons volants, s’élancer à la fois hors des eaux, voliiger quelque temps çà et là, puis retomber daus là mer. Mais ils ne fuient un danger
que pour tomber dans un autre ; ils ont des ennemis partout, les hommes et les oiseaux de proie les attendent et fondent sur eux au sortir de la mer, et à leur rentrée , ils tombent dans la gueule des poissons voraces qui ont suivi leur vol et les guettent aussi. Îls ont communément 50 centimètres de long, et 20 centimètres de large. Mais il y en a de plusieurs espèces ; celui dont il est question, est le Cog de Mer, quia la tête grosse et armée d’un casque , et trois allonges en forme de doigts au poitrail ; le cog cuirassé, à le corps en forme de bouclier , et un museau fourchu , le roucouleur , quand il est pris, imite le chant du pigeon ; le coucou de mer , imite aussi le chant de l'oiseau de ce nom ; le flumnbeau de mer ,; à le dedans de la bouche du plus beau rouge, et , quand il J'ouvre pendant la nuit il donne une vive lumière, elc.