‹ Le petit-fils de Pigault-LebrunChapitre 12 sur 38 · Ô LE PETIT-FILS · texte numérisé non relu

Ô LE PETIT-FILS

blasphémateurs, abreuvant l'Eglise do fiel et d'amertume.

Donnez-moi la république chrétienne, la fraternité du Christ, je l'accepte.

Mais la vôtre? mais cet amas d'ignominies, d'extravagances et de mensonges? mais cette insulte perpétuelle à tout ce que j'aime et à tout ce que je vénère? mais- cette pourriture du sophisme? mais cette avalanche de l'absurde? mais ce scandale de la déraison humaine? tout cela est à vous, je n'y réclame rien.

Cette religion de Satan, ce n'e§t pas la mienne, c'est la vôtre.

Démocrate!

Il y a de quoi me faire sortir des gonds, et) __ comme on dit vulgairement, — vous ne porterez pas celle-là en paradis, monsieur l'académicien, pour plusieurs motifs.

Le premier, c'est que vous n'irez pas...

A moins que le repentir ne touche votre âme, et que vous ne rétractiez cet énorme mensonge, le jour où vous ferez amende honorable au catholicisme et à la question ro-

1 laine.

Ce jour est plus près qu'on ne pense.

La cause que vous attaquez si violemment

n'a qu'à triompher aujourd'hui, demain vous serez pour elle.

Vous appartenez à cette classe d'hommes courageux qui ne frappent que les gens à terre. Si l'ennemi se retrouve debout à l'improviste, ils se prosternent et lui baisent les mains.

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