LXXVI
Revenons au Fils de Giboyer.
La pièce, comme on a pu le voir, est bâtie sur un fond vulgaire, avec des matériaux de la plus incontestable banalité.
Je n'y vois qu'une situation neuve et parfaitement indigne d'éloge, celle du baiser de mademoiselle Fernande : moyen de conclure un mariage, emprunté sans doute aux romans
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du grand-père, mais que les familles honnête? trouveront un peu risqué.
Beaucoup de mères prudentes, même parmi celles qui ne sont pas cléricales, y regarderont à deux fois avant de conduire leur fille à la Comédie-Française pour y recevoir cette leçon de pudeur.
Donc, la pièce est médiocre, premier point qu'il s'agissait de démontrer.
Quelques Béotiens la trouvent spirituelle.
Ils ont tort.
Laisser le public dans une semblable persuasion, sans le détromper et sans le contraindre à ouvrir les yeux serait un crime de lèse-critique envers les auteurs dont le dialogue est sérieusement doué de verve étincelante et d'atticisme.
Je connais telle pièce de Duvert ou d'Alexandre Dumas fils, dont une seule et unique scène contient plus d'esprit véritable que
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n'en renferment les cinq actes de M. Emile Augier.
La verve de ce respectable académicien, si verve il y a, est grivoise et brutale.
Otez-lui le jeu de mot commun, le double sens à l'usage des voyageurs de commerce et des calicots de la rue aux Ours, la plaisanterie cynique , l'image grossière et indécente, le reste n'est pas digne d'être ramassé par le dernier vaudevilliste de feu Lazari ou par le plus humble fournisseur du théâtre Déjazet.
Quelques exemples à l'appui de ce que j'affirme.
« — Ma foi, dit la baronne à d'Auberive, vous dédommage: tant M. Maréchal...
); — Que j'ai l'air de l'avoir endommagé? » (l) répond le marquis.
fi) Acte 1, page 11.
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C'est un des mots les plus remarquables. Jugez des autres.
Lorsque la charmante Pfeffers (M. Emile Augier seul a décidément l'avantage de pouvoir articuler ce nom) daigne promettre son appui dans le comité pour obtenir au maître de forges le fameux discours qu'on lui reprend plus tard, elle ajoute avec un petit sourire de coquinerie ;
« — Vous laites de moi tout ce que vous voulez. y>
Et d'Auberive de répondre sur un ton scélérat, que ne désavouerait point Faublas septuagénaire :
« — Ah î baronne, comme je vous prendrais au mot, si j'avais seulement soixante ans î î (f)
Trouvez-vous rien de plus pur et de plus
(') Acte I, page 14.
admirablement spirituel? La pièce est semée d'une foule de saillies délicates de ce genre, qui amusent beaucoup ce chaste parterre. Ainsi, lorsque d'Auberive, deux scènes plus loin, dit en parlant de Maréchal : « — Cet homme-là ne saura jamais tout ce que fai fait pour lui! » (') la claque n'a pas assez de battoirs pour applaudir ce trait merveilleux et plein de décence.
« — Ah! vous ne trouvez pas Fernande bien faite? dit le marquis à d'Outreville : faites-en donc autant! » (2)
Je dois l'avouer, il y a ici un véritable délire et l'admiration de la salle devient frénétique.
A la fin de la pièce, lorsque d'Auberive, ne sachant plus que faire de son adoption, la
(/) Atte 1, page 29.
(*) Atte II, page 61
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propose à Maximilien, celui-ci refuse, et Fernande l'approuve.
— Eh bien, dit le vieux lovelace, j'adop ter ai mon petit- fils!
C'est toujours la même ignoble plaisanterie, retournée, ressassée, retapée par l'auteur. M. Emile Augier tire son esprit au même tonneau et le présente vingt fois de suite dans le même verre.
N'importe, on boit et on applaudit.
L'enthousiasme ira probablement un jour ou l'autre jusqu'à briser les banquettes. Il faut bien que la Comédie-Française paye sa gloire.
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Donc, voilà l'esprit de l'illustre académicien.
Quand il sort de la gravelure, il n'a plus que des effets analogues à ceux qui vont suivre.
« — Il faut croire, dit Giboyer, que mon père, prévoyant les intempéries de mon existence, m'a bâti à chaux et à sable. »
Pour exprimer son anxiété paternelle, le même personnage ajoute plus loin qu'avant de mettre son fils au collège il a eu plus d'un colloque avec sort traversin; mais qu'il n'a reculé devant aucun sacrifice, parce qu'il
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voulait donner à ce jeune homme une éducation sterling. (1)
Tout cela, convenez-en, touche aux dernières limites de la pureté du goût.
Youlez-vous encore d'autres exemples? Le marquis dit à ce malheureux donneur d'eau bénite : « — Vous allez à V autel comme un chien qu'on fouette! » (2) (L'autel et le chien se marient on ne peut plus agréablement dans la métaphore.) Il dit à Maréchal qui tremble à la pensée de parler en public : « — Affaire d'habitude! La meilleure façon d'apprendre à nager c'est de se jeter à l'eau. Nous vous attacherons dss vessies sous les bras. » (3)
Et la salle de rire, et de rire encore.
On s'émerveille de ces mots délicieux; on
(*) Acte 1, pages 30, 32 el 33.
C2) Acte IL page 62. (3) Acte ïj page 28.
est ébloui du feu d'artifice tiré par l'auteur avec des vessies, des chiens et des autels.
Cette admiration est consolante pour ceux qui prennent à tache d'étudier l'esprit national au dix- neuvième siècle.
Lisez la comédie tout entière. Si vous trouvez d'autres perles dans l'écrin, elles seront de la même eau; vous les sortirez de la même coquille. (*)
Vraiment , c'est une chose pitoyable et
(*) Sans parler d'un nouvel emprunt qu'on ine signale. Il paraît qu'un proverbe de M. Leclerc a fourni le type de Sainte- Agathe et toutes les nuances qui lui sont communes avec celui du cumte d'Outreville.
scandaleuse de voir un théâtre obtenir un succès de recettes avec les cinq actes saugrenus dont je viens de donner l'analyse.
ce M. Emile Àugier, dit la Revue des Deux- Mondes, a voulu faire une comédie politique, ou, si Ton aime mieux, sociale. Quelque nom qu'on y mette, cela consiste à porter sur la scène des questions contemporaines toutes chaudes, à y grouper et à y promener les hommes du jour, les intérêts, les passions, au moment de leur effervescence au dehors. Personne qui n'ait vu derrière la toile transparente du théâtre le corps législatif, personne qui n'ait appliqué des noms connus à des personnages montrés ou désignés, personne qui sous le débat fictif n'ait reconnu ia question romaine. Tous les anciens partis figurent là sous les types d'intrigants, d'hypocrites ou d'imbéciles, qu'il a plu à M. Augier de leur attribuer.
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» Il manque à l'œuvre et à l'action de M. Augier la justice, la courtoisie des armes, le respect des vaincus.
Qui défend-on ici? qui attaque-t-on? Est-ce que les représailles sont permises? La belle chose de battre les désarmés, de courir à la rescousse des forts et d'aller entre leurs jambes barbouiller le visage des gens terrassés ! » (»)
Donc, l'opinion est unanime : l'auteur a sur la conscience un fait en dehors de toute générosité.
J'emploie les formules polies.
Quant à MM. les sociétaires, ils ont manqué aux habitudes chevaleresques de la maison dont ils ont l'honneur d'être aujourd'hui les hôtes.
Ils ont oublié d'ouvrir l'histoire du théâtre ^l) 10 décembre 18U2.
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Français et d'interroger l'ombre de leurs devanciers.
Cependant les exemples sont encore là tout près d'eux.
En 1784, Beaumarchais attaque la noblesse, mais la noblesse puissante, la noblesse debout, la noblesse qui pouvait assurément prendre une revanche terrible, car elle occupait toutes les hauteurs et se trouvait en position d'écraser de sa rancune et celui qui signait la pièce et les comédiens qui en acceptaient les rôles.
Les comédiens ne reculèrent pas.
Ils montèrent bravement à l'assaut pour donner des coups de lance à la caste du privilège.
Neuf ans plus tard, au moment où sur la place de la Révolution se dressait l'échafaud de Louis XVI, un homme héroïque, — un Français celui-là î — vint leur lire une pièce
qui avait pour titre Y Ami des lois. Non-seulement il osait prendre la défense du monarque menacé, mais il attaquait les bourreaux, ceux qui tenaient la hache, Marat, Robespierre et Danton.
Cette comédie fut reçue et jouée en pleine Terreur, (4)
A présent, messieurs les sociétaires actuels, comprenez-vous la véritable pièce politique? Comprenez-vous le vrai courage?
Êtes-vous bien sûrs d'avoir suivi les traditions? Pensez-vous que la postérité vous tressera des couronnes?
Fi, Messieurs, fi donc ;
Sur vos cartons déshonorés, et en tête de l'œuvre sans vergogne dont vous vous êtes faits les échos, on écrira ce quatrain ven-
l»j 2Ue était de M. Louis Lava, père de Léon Laya qui, dans ces derniers temps^ adonné le Duc Job.
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geur, qui, pour votre châtiment, a déjà couru Paris et la province :
Le Fils de Giboyer, qui tance Si vertement les gens vaincus Et qui frappe sur les battus Est un Gil.oyer de potence !
M. Joseph de Rainneville. ancien zouave pontifical, dans une brochure publiée quelques jours après la première représentation, disait à M. Emile Augier :
« Avons-nous la liberté du théâtre pour vous répondre devant la foule? Avons-nous les premiers acteurs du monde pour charger
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vos types? Si le cœur vous en disait, que ne descendiez-vous dans la lice? Le prince Napoléon est un patron pour les gens qui pensent comme vous. Il compulse l'histoire et publie des fragments; il emploie l'art oratoire. Puisque vous avez des prétentions politiques et que vous êtes en faveur, faites-vous nommer député, vous trouverez là votre centre naturel. »
C'est un raisonnement très-juste, mais que M. Emile Augier n'accepte pas.
A la Chambre, on répond, — ce qui peut être incommode.
Il est infiniment plus simple de se placer derrière un portant de machiniste, comme derrière un bouclier d'honneur, et de lancer l'injure en toute sécurité.
La France est le pays des braves.
En attendant que les membres du corps législatif, hués et conspués en pleine Comédie- Française, apprennent au pays de quel œil ils envisagent ce procédé discourtois, les académiciens commencent à s'émouvoir, et, dans une épitre intitulée la Chasse aux vaincus, l'un d'eux, M. Victor de Laprade, homme de cœur et poète illustre, dit en très-beaux vers à M. Emile Âugiër ce qu'il pense de sa manière de combattre.
Assez de fade encens, fermez les cassolettes . Commandez à Vulcais des armures complètes, Muses! Le temps est bon pour gagner des écus, En jouant du couteau sur les partis vaincus !
Voilà une manière de débuter qui promet.
HS le PETIT-FILS
Je suis heureux d'offrir à mes lecteurs quelques-uns des morceaux les plus délicats de cette poésie contemporaine, toute chaude d'actualité.
S'ils veulent bien le permettre, j'y ajouterai comme assaisonnement quelques petits commentaires.
En prose, bien entendu.
D'abord il est certain que la vaillante campagne de M. Emile Augier contre le parti catholique est d'un joli rapport, et je viens d'apprendre que le sac d'écus de la Muse comique se gonfle chaque soir.
Ce n'est pas le moment de laisser du repos à ceux qu'elle attaque.
Sus aux blessés ! Qu'où frappe et d'estoc et de taille.
Faites-nous respirer, sur le champ de bataille,
La douce odeur qu'exhale, au nez des gens de bien,
Le corps d'un ennemi... surtout d'un citoyen!
« Ces morts-là sentent bons, i disait jadis à Rome
Un de vos souteneurs, fort gras et fort bel homme
Sans parler de ce souteneur bellâtre et dodu, que d'ennemis de l'Eglise et des gens de bien, douillettement assis dans le fauteuil rembourré d'une loge d'avant-scène, applaudissent à cette chasse aux victimes et trouvent que M. Emile Augier est un auteur plein d'héroïsme î
Ils sont trop habiles pour nier son esprit. Ce serait se calomnier eux-mêmes. La voix la plus inique et la plus discordante aime son écho.
En chasse, en guerre,, et sus à ces vieux entêtés! Mettez flamberge au vent, on nous tient garrottés; Et si l'acier vous manque, ô filles de Voltaire! Egratignez au moins les gens qui sont à terre.
Là. que vous disais-je?
Tout le monde s'accorde sur ce point. Notre belliqueux académicien écrase un en-
nemi sans arme et sonne les fanfares du triomphe.
Mais j'allais oublier le* chouans des saions. C'est le cas de monter sur vos grands étalons. Chasse à courre! et poussez contre ces boudeurs fauves! Forcez-les bravement jusqu'au fond des alcôves. Figurez-vous des gens affreux, hideux, sournois, Ayant voiture, hôtel, château, vignes et bois, Payant de bons impôts et montant bien leur garde, Aimant beaucoup leurs tils qiù portent la cocarde, Et qui vont pour la France et le gouvernement, Au Mexique, au Japon, mourir — tout bonnement; Des gens qui tous les soirs, à la faveur des lustres, Reçoivent leurs voisins, des obscurs, des illustres, Qui îont traîtreusement circuler des plateaux Chargés de lait d'amande et de petits gâteaux. Et qui, les pieds au feu. la porte étant bien close, Osent dans leur maison parler de quelque chose, Rire et penser tout haut devant quelques amis Absorbés par le whist et peut-être endormis ; Qui lisent un journal, — averti, je l'avoue, — Au nez des gros budgets font quelquefois la moue, Et sont assez hardis, quand ils ont pris le thé, Pour prononcer tout bas le mot de liberté.
Ah! chouans maudits!
Mais ce qu'il y a de plus abominable, c'est
qu'ils sont cléricaux. Ils en conviennent, ils le crient sur les toits; ils osent réclamer...
, — ce qui vous scandalise, —
La liberté pour tous, même ud peu pour f Eglise.
Oui vraiment, ils ont cette audace.
L'Eglise, une institution qu'ils déclarent de source divine, et qui le prouve, à les en croire, par un certificat dix-neuf fois séculaire, l'Eglise veut être libre et absolument indépendante des hommes.
Que dites-vous de cette plaisanterie?
Sous prétexte qu'il a reçu son patrimoine de Charlemagne, vieux catholique du temps passé qui devait être aussi quelque peu chouan, le pape s'oppose à ce que Garibaldi le dévalise.
Il pousse même cette opposition jusqu'à l'entêtement.
Quoi! Garibaldi, ce type incomparable de
l'héroïsme transalpin , cette fine fleur de la démocratie, n'aurait pas le droit de s'emparer de la ville éternelle, parce que Rome appartient au pape ?
Vous perdez l'esprit, cléricaux de malheur!
Apprenez que la liberté n'est pas faite pour vous. Rayez-la de vos espérances, et n'enfourchez pas des chimères. On a seulement le droit de la revendiquer.
Quand du nom de progrès on se fait un appeau Et qu'on a démocrate écrit sur sou chapeau.
LXXXIT
M. Victor de Laprade ne reconnaît pas la validité de cet argument. Il dit à M, Emile Augier et à ses protecteurs rubiconds ;
Je sais ce qu'en vatst Paune et le fond de boutique De ces gens vernissés du mot démocratique : Le même lambeau rouge, un peu raccommodé, Après la carmagnole a fait l'habit brodé. Vous voulez du galon, messieurs les bons apôtres! Vos pères, vos héros, guillotinaient les nôtres; Paix aux morts ! — Vous, leurs fils, en signe de regret?, Vous jappez contre nous : c'est un petit progrès. Vous êtes bien leur sang et vous chassez de race, Courtisans et tribuns!... Venez qu'on vous embrasse Et qu'on bénisse en vous, au même paradis. Et l'an quatre-vingt-treize et l'an mil huit cent dix. De ces temps si divers vous avez les mérites. L'avenir saura bien où sont les hypocrites. Molière eût renoncé, s'il vous avait pu voir, Pour un Tartufe rouge à son Tartufe noir.
Ce qu'il y a de plus curieux, et ce qui me flatte au delà de toute expression , c'est que le poète est entièrement de mon avis sur la volte-face qu'on verrait opérer à nos aimables agresseurs, le jour où la victoire, qui est femme et capricieuse , les planterait là pour aller se réfugier sous les tentes catholiques.
O jeunes pourfendeurs de ces vieux qu'on vous "livre, Les gens que vous tuez pourraient bien vous survivre! Ils sont vaincus, c'est vrai. — Vous auriez des remords, Ennemis généreux, de cracher sur les morts. — Qui sait, Muses! qui sait si tous ces anciens cultes N'auront pas votre encens, ayant eu vos insultes? Thalie a plus d'un air encore à fredonner ; Et quand on fut chenille on peut papillonner. Les destins sont changeants, vous avez des caprices... Et peut-être, un beau jour, vous mordrez vos nourrices.
Ah! oui, elles peuvent y compter ces pauvres nourrices. Malheureuses femmes! elles allaitent de jolis petits monstres!
DE PIGÀULT-LEBIIUN, 255
LXXXÎII
M. Emile Augier n'a pas de chance.
Hier, sa préface a été frappée de ridicule; aujourd'hui sa lettre à M. de Laprade essaye en vain d'être incisive et mordante.
Tous les coups de griffe portent cà faux ; ils n'effleurent même pas l'épidémie du poète, et la Chasse aux vaincus reste intacte, après comme avant la réponse.
Dans cette pièce de vers , que notre cadre restreint ne nous a pas permis de reproduire intégralement. Fauteur delà comédie est traité de Pégase de cour, expression qui, avec In métaphore de la chenille, excite au plus haul point la rancune de M. Augier.
ïl paraît que le poète lui reproche en outre d'escompter la faveur en beaux deniers comptants, et de prendre une part de butin dans ces gros budgets auxquels les cléricaux font la moue.
c Je vous demande, s'écrie noblement M. Emile Augier, dans quel budget, dans quel butin vous avez vu figurer mon nom? Apprenez , si vous l'ignorez, que je vis de ma plume, ne relevant que de mon travail et de ma conscience! i)