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Le Rameau chiffon ou Branche chiffonne est très grêle et garni de boutons à Heurs sur toute sa longueur. S'il est muni de boutons à bois à la base, on le taille de manière à les faire

Fig. 184. — Palissage à la loque.

développer; dans le cas contraire, on le supprime après la récolte des fruits.

Après la floraison, on raccourcit les longues brindilles dépourvues déjeunes fruits, on supprime les pousses inutiles et enfin on palisse, opération qui a pour but de fixer sur le mur à. l'aide d'une bandelette d'étoffe et de clous tous les scions conservés et ceux qui naîtront, au fur et à mesure de leur développement (fig. 184). Lorsque les murs sont revêtus

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de treillages, les scions sont fixés à l'aide de ligatures faites avec de 1 «mer. On évite ainsi que les uns se brisent sous le poids des fruits, et cela permet d'augmenter ou de diminuer a vigueur des autres, suivant qu'on les placera dans une position plus ou moins verticale ou horizontale. Il est nécessaire pour obtenir de belles pêches, de supprimer les jeunes fruits surabondants, au moment où ils atteignent le volume d'une noisette de manière à ne pas en laisser plus d'une douzaine par mètre de longueur de branche. Un peu avant l'époque de leur maturité, ,1 est bon d'exposer les fruits à l'action des rayons du soleil en supprimant successivement les feuilles qui les masquent : on les obtient ainsi beaucoup plus colorés Lorsque des gelées sont à redouter, au moment de la floraison des Pêchers, il est indispensable de placer, devant les espabers, des auvents, des toiles ou des paillassons pour les abriter.

Les Brugnons diffèrent des Pêches proprement dites par leur peau lisse au lieu d'être veloutée. La chair est adhérente au noyau. Dans les Nectarines, la peau est lisse et la chair se détache du noyau.

Bonnes variétés a cultiver en espalier. Amsden. Fruit moyen, bon, très précoce, mûrissant au commencement de juillet, a chair assez fine, juteuse, sucrée. Arbre très vigoureux, très fertile. Cultiver à l'exposition du levant ou à défaut, du midi.

Précoce Béatrice. Fruit moyen, de très bonne qualité mûnssant à la fin de juillet; chair fine, fondante, sucrée' vineuse. Arbre vigoureux et fertile. Cultiver à la même exposition que la variété précédente.

Précoce de Haie. Fruit moyen, excellent, mûrissant en juillet-août.

Mignonne hâtive. Fruit gros, très bon, mûrissant en aoûtchair fine, fondante, parfumée. Arbre vigoureux, très fertile' Levant.

Belle Beausse. Fruit gros, de 1res bonne qualité, mûrissant au commencement de septembre.

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Grosse mignonne. Fruit gros, très bon, mûrissant au commencement de septembre. Arbre vigoureux, très fertile. Levant.

Galande. Fruit gros, 1res bon, mûrissant fin août; chair fine, fondante, sucrée et parfumée. Levant.

Reine des Vergers. Fruit gros, très bon, mûrissant en septembre. Arbre rustique, fertile, pouvant être cultivé à l'exposition du midi.

Salway. Fruit gros, de saveur abricotée, mûrissant en octobre. Arbre vigoureux, fertile, pouvant être cultivé à l'exposition du midi et même de l'ouest.

Brugnon Lord Napier. Fruit gros, rouge violacé, mûrissant en août el de 1res bonne qualité.

Brugnon gros violet. Fruit assez gros, très bon, mûrissant au commencement de septembre. Midi.

Brugnon Victoria. Fruit assez gros, très bon, mûrissant lin de septembre. Levant.

Poirier, — Le Poirier est généralement greffé, soit sur Cognassier, soil sur franc (Poirier venu de semis).

Greffé sur Cognassier, il donne plus rapidement ses produits qui sont plus beaux et de meilleure qualité. Les racines du sujet sont chevelues et plongent peu dans le sol; les arbres greffés dessus prospèrent surtout dans les terrains fertiles et frais, et leur peu de vigueur les rend très propres à constituer des formes de dimensions restreintes.

Sur franc, le Poirier est plus long à se mettre à fruit, ses fruits sont de moins bonne qualité, mais il pousse beaucoup plus vigoureusement, ses longues racines pivotantes allant chercher à une grande profondeur les éléments nutritifs nécessaires à la plante. Les arbres greffes sur franc conviennent aux grandes formes; ils doivent être plantés de préférence aux autres dans les sols arides et de mauvaise qualité : ils vivent plus longtemps que ceux greffés sur Cognassier.

Le Poirier prospère surtout dans les terrains argilo-siliceux ou argilo-calcaires ; le sable, la craie, les sous-sols humides ne lui conviennent guère et il ne vit qu'un temps très court lors-

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qa il est planté dans des terrains de cette- nature. On ne le soumet guère à la forme en haute tige que dans les vergers ou sur le bord des champs; la forme en pyramide et celle en colonne sont le plus généralement adoptées pour les jardins Formes. -Obtention des branches de charpente. - La pyramide

Fig. 185. — Formation de M pyramide (1" année).

Fig. 186. — Formation de la pyramide (î« année)

a de grands avantages, mais il faut bien reconnaître aussi qu'elle est difficile à obtenir, qu'elle exige des soins incessants pendant de nombreuses années, qu'on n'obtient le maximum de la production qu'au bout d'une dizaine d'années et qu'enfin elle ne dure guère au delà de quinze ans après sa formation. Pour former une pyramide, on plante un jeune arbre ayant

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un an de greffe (flg. 188}, puis, au printemps, on le taille de manière à conserver six yeux bien constitués, cinq destinés à donner des branches latérales dont la plus basse devra être située à 30 centimètres du sol; le sixième, situé au sommet, servira au prolongement de la tige principale; le scion qui naît de ce dernier œil doit être redressé de manière à prendre une direction verticale. Au lieu de tailler immédiatement audessus de l'œil, on laisse une longueur de tige (onglet) d'environ 10 centimètres en supprimant les yeux qui s'y trouvent. Cet onglet servira plus tard de tuteur pour redresser le scion terminal et le fixer dans la position qu'il devra prendre jusqu'à ce qu'il soit suffisamment développé pour se maintenir de lui-même, époque à laquelle l'onglet devra être supprimé.

A la fin de l'année, les cinq premières branches de la charpente sont ainsi obtenues. Pendant la végétation, on veille à ce qu'elles se développent également, en pinçant celles qui auraient une tendance à s'allonger trop, et on supprime les scions supplémentaires. Le scion terminal est abandonné à lui-même, à moins cependant que sa trop grande élongation nuise à la croissance des rameaux latéraux, auquel cas il est soumis au pincement en lui laissant une longueur d'environ 70 centimètres.

La seconde année (fig. 186), la partie terminale doit être encore rabattue sur six yeux destinés à fournir une nouvelle série de cinq branches elle rameau de prolongement ; maiscette fois, l'œil terminal devra être situé du côté opposé à l'emplacement de celui de l'année précédente, afin que la tige centrale ait une direction autant que possible verticale. Les branches latérales seront taillées sur environ le tiers ou la moitié de leur longueur, et d'autant plus longues qu'elles seront situées plus près du sol, de manière à commencer à donner à l'arbre une forme conique; on ménagera également, à l'extrémité de chacune d'elles, un œil destiné à leur élongation. Avec des baguettes ou des liens en osier, on les éloignera ou on les rapprochera de la tige principale, afin qu'elles se trouvent disposées symétriquement.

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La troisième année, une nouvelle série de branches se trouve obtenue et ainsi de suite jusqu'à ce que l'arbre soi complètement formé, ce qui arrive à la sixième ou à la septième année. Lorsque la végétation est vigoureuse, il ne faut pas tailler trop sous peine de provoquer seulement .développement du bois. En taillant trop court .es branches latéral^

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allongement démesuré de la flèche dont on arrête, au contraire, Je développement en taillant trop .on"

La forme en colonne est certainement des plus recommandab.es pour les petits jardins; elle occupe peu de place ce qu. permet de cultiver dans un espace restreint un al grand nombre de variétés ; elle est facile à obtenir et réclame peu de soins. Elle se compose simplement d'un axe ou ti»e principale, garni de productions fruitières. La hauteur à donner aux colonnes doit toujours être en rapport avec la vigueur des variétés qu on soumet à cette forme et aussi avec le de»ré de ertihte du sol dans lequel elles sont placées. Les arbres clivé* ainsi doivent être greffés sur Cognassiers, à moins toutefois quon a.t à les planter dans un terrain de mauvaise qualité Les variétés peu vigoureuses sont celles qui donnent Jes résultats les meilleurs.

La forme en vase s'obtient en amputant un jeune sujet à 30 ou 40 centimètres du sol, en conservant trois ou quatre yeux disposés de manière que les branches qui en naîtront soient placées à égale distance les unes des aulres. La seconde année, ces branches sont rabattues en ne leur laissant qu'une longueur de 25 centimètres, sur deux yeux latéraux, afin d obtenir une bifurcation qui doublera le nombre des rameaux opération que l'on répétera l'année suivante. On obtient ainsi de' douze a seize branches espacées d'environ 30 centimètres et qu on a le soin d'abaisser peu à peu dans une situation horizontale au fur et à mesure de leur développement, pour constituer le fond du vase, et dont on relève verticalement les extrémités en les maintenant dans cette situation à l'aide de tuteurs. Par des tailles successives, on arrive à leur faire atteindre une

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hauteur de 2 mètres qui est la plus généralement adoptée. Le vase doit mesurer 2 mètres de diamètre.

La palmette s'obtient facilement. Après un an de plantation, on ampute le jeune sujet sur trois y eux, l'un placé au sommet et en avant, destiné à former le prolongement de l'axe, les deux autres latéraux, devant fournir les premières branches. La flèche s'allonge et donne l'année suivante une nouvelle série de trois yeux, qu'on utilise de la même manière, et ainsi de suite. L'ébourgeonnement doit être pratiqué dans le cours de l'été, de manière à ne conserver que les scions nécessaires. Si, pour une cause ou pour une autre, un œil venait à manquer, on le remplacerait à l'aide de la greffe en écusson pratiquée en juillet-août. Les branches de charpente des arbres en espalier doivent être solidement fixées contre les murs.

Le cordon convient surtout aux variétés de Poirier peu vigoureuses greffées sur Cognassier. Le cordon vertical s'obtient très facilement ; il diffère de la colonne en ce qu'il est surtout cultivé en espalier et que ses branches fruitières sont maintenues plus courtes. lia le grand mérite d'être d'une obtention facile et de donner rapidement des produits, mais il exige des murs ayant au moins 4 mètres de hauteur. Le cordon oblique n'est pas recommandable, parce qu'en raison de sa situation inclinée il est très difficile d'en équilibrer les diverses parties. La forme en U, quia les avantages du cordon au point de vue de la rapidité de la production, permet d'appliquer des Poiriers ou autres arbres qui se soumettent à cette forme sur des murs ayant moins de 4 mètres de hauteur. Le cordon horizontal , employé pour bordures en plein jardin, est surtout appliqué au Pommier : certaines variétés de Poirier, peu vigoureuses, peuvent cependant y être avantageusement soumises.

Obtention des coursonnes on rameaux à fruits. — Tout en formant la charpente des arbres, il esL nécessaire de raccourcir chaque année, d'environ un tiers ou de la moitié, les extrémités des branches qui la constituent, afin de provoquer l'émission, sur toute leur étendue, de bourgeons qui donneront naissance à des coursonnes ou rameaux à fruits ; sur les espa-

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liers, on doit néanmoins supprimer les bourgeons qui naissent du côté du mur.

Lorsque les branches de charpente ont atteint la longueur voulue, c'est-à-dire lorsque l'arbre est formé, oh laisse croître librement le scion terminal qu'on rabat tous les ans, soit un peu au-dessus, soit un peu au-dessous de sa base, pour qu'il ne se forme pas de nodosité.

Pour transformer en coursonues les scions qui naissent sur les branches de charpente, on pince ceux-ci entre l'index et l'ongle du pouce, pendant la végétation, lorsqu'ils atteignent une longueur d'environ 20 centimètres; s'il survient des scions anticipés, on les pince à leur tour, mais un peu plus courts.

Pour maintenir égale la végétation de tous les scions d'une même branche, on pince ceux qui auraient une tendance à se développer outre mesure. On casse également en vert l'extrémité des brindilles, afin de les faire mettre à fruit.

Taille. — Cette opéralion doit être faite pendant le repos de la végélalion, en évitant cependant de la pratiquer pendant les grands froids. Elle consiste à soumettre l'arbre à l'une des formes énumérées plus haut, à raccourcir les scions terminaux des branches de charpente, à amputer sur trois yeux bien constitués les coursonnes sur lesquelles il n'existe pas encore de boutons à fleurs, à supprimer l'extrémité des coursonnes située au-dessus des boulons à fleur bien développés, de manière à n'en, laisser qu'un sur chacune d'elles lorsque les arbres sont en plein rapport, et deux ou trois sur les sujets vigoureux produisant peu. Les bourses ne se taillent pas; on se contente d'en rafraîchir l'extrémité à l'aide de la serpette. Les dards et les brindilles sont respectés, car d'eux-mêmes ils se mettent à fruit. Ces diverses productions fruitières donnent des rameaux à bois, lorsqu'on les taille très courtes : on met à profit cette particularité pour régénérer les coursonnes épuisées par une longue production. Les fruits sont d'autant plus beaux et meilleurs qu'ils naissent plus près des branches de charpente ; on doit donc faire en sorte que les productions fruitières se trouvent le plus possible dans ce voisinage.

POIRIER. 289

On peut, lorsqu'un arbre est trop chargé de boutons à fleurs, porter sur des arbres moins favorisés ces productions fruitières au moyen de la greffe sous ccorce, en détachant les boutons avec une plaque d'écorce et d'aubier, et en les insérant sons l'écorce des branches du sujet comme s'il s'agissait d'écussons. Cette opération se pratique en août-septembre.

Lorsque le nombre des fruits est trop considérable, il est nécessaire d'en supprimer, afin de ne pas fatiguer les arbres par une production surabondante.

Pour les autres détails relatifs à la taille, vo.y. p. 202.

Récolte et conservation des fruits. — Les fruits ne doivent être récoltés que lorsqu'ils sont parvenus à parfaite maturité et quand ils se détachent pour ainsi dire d'eux-mêmes. Les variétés qui ne mûrissent qu'en hiver, dans le fruitier, sont cueillies de la fin de septembre à la lin d'octobre.

Lorsqu'on n'a pas de fruitier, on peut conserver les fruits dans une pièce inhabitée, exposée au nord, où la température se maintienne entre 4 et 8 degrés au-dessus de zéro et varie le moins possible. L'air ne doit être renouvelé que lorsque l'humidité estexcessive et dépasse?!) degrés à l'hygromètre. Le local, sans être obscur, doit être peu éclairé. Les fruits sont rangés sur des tablettes, de manière qu'ils soient très rapprochés, sans cependant qu'ils se touchenl. On doit les surveiller avec soin et enlever immédiatement ceux qui auraient des tendances à se gâter.

Distances auxquelles il faut planter les diverses formes de Poiriers.

Hautes tiges sur franc .'. mètres.

— sur Cognassier 4 —

Pyramides sur franc i —

— sur Cognassier :i —

Colonnes sur Cognassier l m ,50

Vase sur franc i mètres.

— sur Cognassier ;{ —

Cordons horizontaux sur Cognassier. . . 3 —

Palmettes sur franc (grandes formes*. . . 8 —

— sur Cognassier (formes moyennes . i —

— — (petites formes). . 2 — Cordon vertical sur Cognassier m ,:!5

D. Bois. — Le petit jardin, 2 e édit. 17

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Bonnes variétés classées par ordre de maturité. — Beurré Giffard. La meilleure des premières poires d'été; mûrit, en juillet-août. Fruit moyen, à chair fine, fondante, sucrée. Réussit surtout en haute tige, sur franc, ou en espalier au levant ou au couchant.

William. Grosse poire bosselée, jaune citron, mûrissant en septembre, à chair blanche, très fine, fondante, juteuse, ayant une saveur musquée. Cet arbre est très fertile, il forme de superbes pyramides étant greffé sur franc ; il réu'ssit aussi en colonnes et en espalier au couchant.

Beurré d'Amanite. Gros et excellent fruit, mûrissant en septembre, ventru et se terminant en pointe, verdâtre, taché de brun, quelquefois coloré en rou-e par le soleil. Chair blanche, demi-fine, juteuse, agréablement parfumée. Haute tige sur franc. Produit beaucoup. Pyramide et espalier au couchant, sur Cognassier.

Beurré Hardy. Fruit assez gros, ovale allongé, d'un jaune brun, pointillé de marron, mûrissant en septembre-octobre, à chair très fine, fondante, sucrée, agréablement parfumée excellente. Arbre très fertile. Haute tige sur franc, pyramide' et espalier, au couchant, sur Cognassier.

Louise-Bonne -dWvranches. Beau fruit, assez gros, pyriforme, vert jaunâtre, lavé de rouge du côté du soleil, -mûrissant en septembre-octobre. Chair fine, fondante, très juteuse, sucrée, un peu acidulée, parfumée, excellente. Arbre vigoureux, très fertile, réussissant sous toutes les formes et dans tous les terrains.

Duchesse d'Angoidéme. Gros fruit, ovale, tronqué, large à la base, bosselé, jaune pointillé de roux. C'est l'une des poires les plus répandues; elle mûrit en octobre-novembre. Chair mi-fine, peu fondante, parfumée. Arbre remarquable par sa vigueur et par sa grande fertilité. Réussit en pyramides, en colonnes et en espalier au couchant.

Beurré Clairgeau. Fruit très gros, pyramidal, renflé, d'un beau rouge luisant, mûrissant en octobre-novembre, à chair mi-fine et mi-fondante, juteuse, quelquefois agréablement aci-

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dulée et parfumée, remarquable surtout par sa beauté. Arbre fertile, réussissant surtout en colonnes, en cordons et en espalier au levant, lorsqu'il est greffé sur franc.

Beurré Diel ou Beurré Magnifique. Gros et beau fruit, turbiné, jaune lavé de roux, mûrissant en octobre-novembre; chair demi-fine, demi-fondante, sucrée et agréablement aromatisée. Arbre vigoureux, fertile. Réussit en pyramide et surtout en espalier, au midi et au couchant, greffe sur Cognassier.

Passe-Colmar . Fruit moyen, plus ou moins allongé, jaune paille pointillé de roux, mûrissant de novembre à janvier ; chair fine, assez fondante, juteuse, sucrée, délicieusement parfumée. Arbre de vigueur moyenne, très fertile. On peut le cultiver en haute tige, pyramide, colonne et en espalier au couchant.

Beurré d'Hurdenpont. Généralement connu sous le nom de Beurré d'Arenberg. Fruit gros, ventru, turbiné, quelquefois bosselé, à queue courle et oblique, souvent insérée audessous du sommet du fruit, jaune, marbré de fauve, lavé de rouge du côté du soleil, mûrissant en novembre-décembre ; chair très fine, fondante, juteuse, sucrée, agréablement parfumée, délicieuse. Arbre vigoureux, ne réussissant bien que lorsqu'il est en espalier au midi ou au levant, greffé sur Cognassier.

Doyenné d'hiver. Fruit gros, obovale, renllé au milieu, vert pointillé de brun, jaunissant à la maturité qui a lieu de janvier en mars ; chair fine, fondante, sucrée, agréablement acidulée. La récolte doit se faire aussi tard que possible. Arbre vigoureux et d'une bonne fertilité étant greffé sur franc. Cultiver en espalier, au midi et au couchant.

Bergamote Espéren. Fruit moyen, rond, vert, mûrissant de janvier en avril ; à chair jaunâtre, fine, fondante, douce, sucrée et parfumée. Arbre vigoureux. Pyramide sur franc. Réussit surtout en espalier, au midi et au couchant.

Dans le cas où l'on disposerait d'assez de place, on pourrait encore cultiver : Doyenné de Juillet, mûrissant vers le milieu

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de juillet, petite poire très précoce; P. de l'Assomption, mûrissant en juillet-août ; M me Treyve, août-septembre ; Bonned'Ezée, septembre-octobre; Seigneur, septembre-novembre; Doyenné du Comice, octobre-novembre ; Beurré Dumont, octobre-novembre ; Nouveau Poiteau, octobre-novembre ; Beurré d'Apremont, octobre-novembre ; Colmar d'Arenberg, octobrenovembre; Soldat Laboureur, novembre; Nec plus meuris, novembre; Beurrê-Six, novembre; Crassane, novembre; Triomphe de Jodoigne, octobre-décembre ; Beurré Bachelier, novembre et décembre ; Beurré de Sterckmans, décembre-janvier ; Passe-Crassane, janvier-mars ; Olivier de Serres, janviermars ; Bergamote fortunée, février-mai ; Bon Chrétien d'hiver, mars-juin.

Pommier. — Moins difficile que le Poirier sur la qualité du terrain, il croit dans tous les sols, à la condition qu'ils ne soient ni trop secs ni trop humides. Les formes que nous avons décrites pour le Poirier lui sont applicables. Dans le verger, on peut le cultiver eu haute tige en le greffant sur francdans les jardins, les petites formes conviennent mieux, mais il doit être alors greffé sur doucin ou sur paradis. Le doucin peut fournir des sujets de moyenne grandeur ; le paradis a moins de vigueur et ne convient que pour les formes tout à fait naines, il donne d'excellents résultats dans les sols argileux où le doucin ne pourrait croître, mais, par contre, sa culture est impossible dans les terrains secs qui, au contraire, conviennent au doucin.

Formes. — Dans les petits jardins, c'est la forme en vase ou en cordon horizontal qui devra être appliquée au Pommier, en prenant des arbres greffés, soit sur doucin, soit sur paradis, suivant la nature du sol dans lequel on aura à les planter. 11 faut bien veiller, en faisant la plantation, à ce que la greffe ne se trouve pas enterrée, car le greffon s 'affranchirait et deviendrait trop vigoureux pour qu'on puisse le soumettre à de petites formes.

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