POMMIER
Distances auxquelles il convient de planter les Pommiers.
Haute tige, sur franc B mètres.
Pyramide ™
Colonne sur doucin l m ,50
— sur paradis 1 mètre.
Vase sur doucin " mètres.
— sur paradis 1"\50
Palmette ■'; mètres.
Cordon horizontal sur doucin '*
— — sur paradis * 3
Le Pommier redoule les mutilations; on le taille comme le Poirier, mais avec plus de réserve ; il a, sur ce dernier, l'avantage de prospérer dans les emplacements les moins favorisés; c'est ainsi qu'on peut le cultiver en espalier à l'exposition du nord.
BORNBS variétés. — Burowitsky. Fruit de bonne grosseur, rouge sur fond vert pâle, strié de carmin, mûrissant en juilletaoût; chair fine, blanche, juteuse, parfumée et agréablement acidulée. La meilleure des pommes hâtives. Arbre très productif, peu vigoureux ; greffé sur doucin, il réussit surtout en vase et en cordon horizontal.
Urine des Reinettes. Fruil assez gros, arrondi, jaune doré, strié de rouge, mûrissant en octobre-novembre ; chair ferme, jaunâtre, sucrée, acidulée, agréablement parfumée. Arbre fertile. Haute tige et autres grandes formes.
Lineous Pippin. Beau fruil ressemblant a un Calville, mais plus allongé et à côtes moins prononcées; se conserve jusqu'en mai; chair un peu jaunâtre, sucrée, acidulée, très agréable. Arbre fertile, de vigueur moyenne.
Reinette franche. Fruit de bonne grosseur, un peu cubique, jaune pointillé de gris, se conservant jusqu'en mai; chair jaunâtre, tendre, line, juteuse, sucrée, acidulée, agréablement parfumée. Arbre fertile, mais ne pouvant élre soumis qu'aux petites formes. Réussit bien en espalier.
Rcineite du Canada grise. Fruit de bonne grosseur, gris ou roux, se conservant jusqu'à la fin de l'hiver; chair blanc jaunâtre, sucrée, acidulée et parfumée. Petites formes.
l-E JA.RDIN FRUITIER.
Calville blanc. Superbe fruit se conservant jusqu'en mars; chair très fine, sucrée, acidulée, parfumée, excellente. Formes basses, cordon horizontal et surtout espalier au levant. Cette variété et la Reinette du Canada grise donnent d'excellents résultats lorsqu'elles sont cultivées en cordons horizontaux.
Ajoutons encore : Astrakan ronge, juillet-août ; Empereur Alexandre, octobre-novembre ; Pigeons d'hiver, hiver à mai ; Reinette du Canada, hiver; Api, etc.
Prunier. — L'un des arbres fruitiers les plus rustiques et l'un de ceux qui demandent le moins de. soins. Peu difficile sur la qualité du sol, il prospère dans tous les terrains, à la condition toutefois qu'ils ne soient ni trop arides ni trop humides. On le cultive ordinairement en plein vent, en haute tige, et sa place est surtout dans les vergers. Cependant on l'admet dans les jardins lorsqu'on dispose d'un emplacement qu'on ne saurait utiliser autrement, ou quand on peut cultiver dessous des plantes peu délicates, ne craignant pas l'ombre. Il se prête à la forme en palmetle, en espalier.
Le Prunier se greffe sur lui-même et surtout sur sujets obtenus de semis, ceux obtenus de marcottage ou de drageonnage étant moins vigoureux et ayant plus de tendance à donner des rejets.
Meilleures variétés. — Mirabelle précoce. Fruit petit, arrondi, jaune pâle, mûrissant dès la fin de juillet, assez bon. Arbre" fertile.
De Monsieur. Fruit assez gros,
rouge violacé, prineux,
très bon, mûrissant en août.
Reine-Claude. La meilleure des prunes. Fruit assez gros, vert jaunâtre lavé de rose, mûrissant en août. Arbre très rustique et très fertile.
Petite Mirabelle. Fruit petit, ovale arrondi, jaune doré, ponctué de carmin, mûrissant en août. Arbre buissonnant,' très fertile.
Grosse Mirabelle. Très bonne variété.
Reine-Claude diaphane. Variété à fruit jaune doré, lavé de iilas, mûrissant en août-septembre. Qualité excellente.
VIGNE
Tardive musquée. Fruit gros, viole pourpre, mûrissant jusqu'à la fin de septembre. De très bonne qualité.
Coes Golden drop. Fruit gros, ovoïde, jaune, pointillé de carmin. Bon fruit mûrissant en septembre.
Vigne. — La Vigne prospère dans tous les sols, même dans les plus arides ; les terrains imperméables et marécageux lui sont seuls défavorables. Ses produits sont d'autant meilleurs qu'elle reçoit une somme de chaleur plus considérable. Sous le climat de Paris, le raisin cultivé en plein air arrive rarement à parfaite maturité ; ce n'est qu'en espalier et aux expositions les plus chaudes, au levant et au midi, que l'on obtient de belles et excellentes récoltes.
On multiplie la Vigne de marcottes ou de boutures prises sur des sujets vigoureux et fertiles; dans les régions envahies par le Phylloxéra, on plante surtout des cépages greffés sur Vignes américaines, qui résistent mieux aux attaques du terrible puceron.
La plantation se fait à la fin de février ou au commencement de mars en rabattant les jeunes plantes sur deux yeux.
La taille est absolument nécessaire pour la Vigne, qui sans cela produirait bientôt un grand nombre de sarments, s'enchevètrant les uns dans les autres, et ne donnant qu'un très petit nombre de grappes mal développées.
Pobmes. — Cultivée en espalier, cette piaule est surtout soumise à deux formes; le cordon horizontal et le cordon vertical.
Le cordon horizontal permet d'équilibrer aisément les diverses parties du cep. Les branches charpentières doivent être de même longueur, elles ne doivent porter de conrsonnes que sur leur partie supérieure: celles-ci espacées de 25 ôenlimètres les unes des autres. Dans les sols légers, et lorsque la Vigne est de vigueur moyenne, on donne une longueur de i m ,50 à chacun des bras du cep ; dans les terrains fertiles, cette longueur peut être plus grande; enfin, on peut la porter à 2 mètres et même à 2 m ,50, lorsqu'il s'agit de variétés vigoureuses.
LE JARDIN FRUITIER
Il ne faut jamais établir plusieurs cordons superposés sur le même cep, mais, pour garnir complètement la surface des murs, on fait alterner des pieds planlés à environ 75 centimètres de distance les uns des autres, lesquels portent deux
Fig. 187. — Mur garni de Vignes en cordons horizontaux alternes.
bras plus ou moins élevés sur tige de manière que le mur soit garni dans toute sa hauteur (treilles à la Thomery) • un ecartement de 50 centimètres devra être réservé entre les bras des différents ceps pour permettre le palissage des coursonnes(fig. 187).
Le cordon vertical, très facile à obtenir, est généralement préféré à la forme précédente. On plante les ceps à 70 centimètres de distance les uns des autres, en les taillant sur deux yeux; des deux pousses qui se développent, on ne conserve que la plus vigoureuse, qui, l'année suivante, est taillée à 30 ou 35 centimètres du sol sur trois yeux bien constitués : l'un au sommet et en avant du sarment devra continuer la tige, les deux autres, latéraux, formeront les premières coursonnes (rameaux à fruits); l'année suivante, le prolongement de la tige sera encore taillé sur trois yeux, ce qui donnera deux nouvelles coursonnes et un bourgeon de prolongement, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet du mur.
Pour garnir les murs très élevés, on plante les ceps à 40 cen-
VIGNE
timètres de distance les uns des autres, en faisant alterner des pieds ne dépassant pas la moitié de la hauteur du mur et garnis de coursonnes depuis la base jusqu'au sommet avec d'autres dénudés à la base et seulement munis de coursonnes pour garnir la partie supérieure dumur(lîg. 188). On peut ainsi utiliser les murs et murailles de toutes sortes de constructions, que trop souvent on aie grand tort de laisser sans emploi.
Taille. — La taille se t'ait de février au 10 mars.
La Vigne ne fructifie que sur les pousses naissant sur le bois de l'année précédente.
Les pousses qui se développent accidentellement sur le vieux bois ne donnent jamais de fruit.
Pour obtenir les coursonnes, on taille sur deux yeux de la base les rameaux simples situés sur les branches de charpente : on obtient ainsi des pousses placées deux par deux.
Au moment delà taille, les coursonnes se composent de deux rameaux, l'un qui a fructifié et qui doit être supprimé entièrement, le second que l'on taille sur deux yeux de la
l'ig. 188. — Mur garni .le Vigne:
en cordons verticaux allerues.
LU JARDIN FRUITIER
base : l'œil le plus rapproché de la branche de charpente donnera le rameau de remplacement pour l'année suivante, la pousse à fruit devant être fournie par l'œil le plus éloigné.
S'il se développait plusieurs pousses, au lieu de deux, on conserverait les deux mieux constituées et l'on supprimerait complètement les autres au mois de mai.
Les pousses conservées doivent être palissées lorsqu'elles ont atteint une longueur d'environ 30 centimètres, en ayant soin de ne pas les serrer trop avec les ligatures, afin qu'elles puissent grossir sans être étranglées.
Lorsque les deux pousses conservées sur la coursonne n'ont de grappes ni l'une ni l'autre, on supprime la plus éloignée de la branche de charpente, afin que la sève ne soit pas employée inutilement.
Lorsque, dans les années fertiles, les deux pousses portent des grappes, on ne conserve que celle de la base qui fructifie et qui donne le remplacement. On ne doit pas laisser plus de une ou deux grappes sur chaque coursonne.
Les pousses vigoureuses doivent être pincées lorsqu'elles atteignent une longueur de 40 à 50 centimètres, afin de favoriser le développement des pousses faibles. On pince également l'extrémité des pousses qui portent fruit, dans le but d'obtenir des grappes plus belles. La suppression des vrilles est aussi une bonne opération.
On remplace les coursonnes épuisées en les rabattant audessus d'une pousse adventive née au talon sur la branche de charpente.
En supprimant à l'aide de ciseaux des grains sur les grappes trop compactes, on permet à ceux qui restent d'acquérir un complet développement et d'arriver à parfaite maturité, l'air et la lumière circulant plus facilement autour d'eux. Cette opération doit être pratiquée lorsque le raisin a la grosseur d'un grain de chènevis.
VincUion annulaire a pour but d'augmenter le volume du raisin et de hâter sa maturité : elle consiste à enlever un anneau d'écorce d'environ 5 millimètres de largeur, sur une
VIGNE
pousse, avant, pendant ou après la lloraison. C'est à 2 ou 3 centimètres au-dessous de la grappe la plus inférieure qu'il faut pratiquer cette opération (fig. 189).
Vépamprcment ou e feuillaison consiste dans la suppression des feuilles qui masquent les grappes et empêchent le soleil d'en venir dorer les grains. Il ne doit pas se faire en une seule fois, il faut même n'enlever que successivementles feuilles, en les coupant de manière à laisser les pétioles ou queues sur les tiges.
Conservation. — On peut conserver le raisin sur la Vigne en mettant des grappes dans des sacs de crin ou de papier afin de les sous-
Vifjou
n. incision annulaire.
traire aux attaques des insectes.
Variétés hecommaxdabi.es. — Morillon hàtif. Mûrit en août. Grappe moyenne, assez compacte, grain noir, bon. Cultiver à très bonne exposition afin d'en hâter la malurité.
Madeleine royale. Mûrit fin août. Grappe moyenne, assez compacte; grain moyen, blanc nacré, très bon; cépage vigoureux, très fertile.
Chasselas de Fontainebleau. Mûrit au commencement de septembre. Grappe grosse; grain assez gros, blanc nacré, ambré au soleil, superbe, de saveur délicieuse. Le meilleur des raisins de table. Cépage vigoureux et très fertile.
Chasselas rose. Mûrit en septembre. Grappe assez grosse; grain assez gros, rose vif, très bon.
Frankenthal. Mûrit en octobre. Grappe énorme; grain très gros, un peu ovoïde, noir bleuâtre, très bon. Cépage très vigoureux et fertile. Les pieds doivent être plus espacés que ceux des variétés précédentes.