MALADIE DE LA POMME DE TERRE. — MILDIOU
coup de ravages cl qui est due à un Champignon nommé Phytophthora infestant. Certaines variétés résistent mieux que d'autres aux atteintes du parasite, surtout celles à peau épaisse et de couleur rouge. Les variétés très hâtives sont moins éprouvées parce qu'on peut les récolter avant l'époque habituelle de l'apparition du Champignon, qui se montre d'abord sur les feuilles avant de pénétrer dans les tubercules. Où doit faire les plantations en terre fumée de l'année précédente, en choisissant des tubercules parfaitement sains. Les traitements par les sels de cuivre employés pour combattre le Mildiou sont efficaces pour la maladie de la Pomme de terre.
Mildiou. — Maladie de la Vigne, malheureusement très répandue, qui cause de grands ravages lorsqu'on ne fait rien pour la combattre. Elle est due à un petit Champignon nommé Peromspora viticùla, qui vit dans le tissu des feuilles qu'il désorganise et dont il détermine rapidement la mort. Les ceps privés de leurs feuilles dépérissent promptement, le raisin ne se développe pas ou ne renferme qu'une faible quantité de sucre.
C'est généralement vers Je mois do septembre, après les pluies d'orage, que le Champignon se montre en formant à la face inférieure des feuilles des taches constituées par une sorte d'elllorescence cristalline d'abord blanche, mais qui change de couleur en vieillissant, devient gris sale et enfin noire. Ces taches ne sont autre chose que la fructification du parasite.
On combat efficacement le .Mildiou en aspergeant les feuilles des Vignes avec une solution cuprique, en commençant le traitement dès que les pousses ont atteint 20 centimètres de longueur et en le répétant tous les vingt-cinq jours pour cesser environ quinze jours avant la maturité des Raisins. Le Verdet, constitué par de l'acétate de cuivre dissous dans de l'eau, dans la proportion de 1 à 2 p. 100, est un remède très peu coûteux et facile à appliquer. Les aspersions se font à l'aide de pulvérisateurs ou de seringues de jardinier. 11 est important de ne pas mettre une dose trop forte de sulfate de cuivre.
La bouillie bordelaise n'est autre chose qu'une dissolution D. Bois. — le petit jardin, 2« édit. 20
de sulfate de cuivre (2 ou 3 p. 100) à laquelle on ajoute i à- 2 p. 100 de chaux éteinte. Dans la bouillie bourguignonne, la chaux est remplacée par 2 p. 100 de cristaux de carbonate de soude. La bouillie bordelaise est d'un emploi général.
Les feuilles tombées doivent être ramassées et brûlées.
Il ne faut pas confondre avec le Mildiou les taches que Ton voit souvent sur les feuilles de la Vigne, lesquelles, quoique ayant beaucoup d'analogie avec lui, s'en distinguent en ce que, dans le premier cas, les feuilles restent planes, alors qu'elles deviennent cloquées dans le second. Cette affection bénigne, nommée Erinose, est déterminée par la piqûre d'un acarien, le Phytoptus vilis.
Mousses et Lichens. — Il est nécessaire, pour la santé des arbres, de détruire avec soin les Mousses et Lichens qui se développent sur leur tronc. Le nettoyage et le chaulage des arbres, déjà indiqués plus haut pour détruire lesinsectes qui se réfugient dans les écorces afin d'y passer l'hiver, auront également pour but de détruire toute végétation pouvant nuire à leur développement. On détruit la mousse dans les gazons par des arrosages faits pendant l'hiver avec du sulfate de fer dis- 1 sous dans de l'eau à la dose de o p. 100.
Oïdium de la Vigne. — Maladie occasionnée par un petit Champignon, Uncinula americana (Erysiphe Tuckeri). Il vit sur les sarments, les feuilles et les grappes, et détermine le durcissement et la pourriture des grains. On combat avec succès ce parasite par le soufrage, qui consiste à saupoudrer de Heur de soufre les Vignes atteintes. On fait un premier soufrage au moment de l'apparition des feuilles, puis à l'époque de la floraison, et enfin lorsque les grappes sont développées, si cela est nécessaire.
Oiseaux nuisibles. — Les moineaux et autres oiseaux granivores causent souvent de véritables ravages en détruisant les graines ainsi que certains fruits, surtout les Cerises. On ne peut guère recommander les épouvantails (mannequins, etc.), auxquels ils s'habituent vite; le seul moyen de préserver les récoltes est de les couvrir de filets, lorsqu'elles en valent la