PAR UN JEUNE PROVINCIAL
i" mai 1877. — Arrivée à Paris à onze heures et demie du soir. Tous les magasins fermés; quelques rares cafés ouverts. C'est donc çà la Babylone moderne?
Une voiture me conduit dans une maison mewblée du quai des Grands-Augustins, qui m*a été recommandée par mon oncle Placinet. Le garçon est très-lent à se réveiller et à m'installer; il bâille et grogne en faisant mon lit. Evidemment il n'aime pas à être dérangé.
Je dors peu. Rêves bigarrés.
a m>ai. — Tubal, mon camarade d'enfance, vient me réveiller. Effusions. Je np Taurais pas reconnu avec sa grande barbe rousse à deux pointes. Il commence par « en griller une » ; puis nous sortons ensemble.
Je ne puis m'empêcher de trouver admirable le point de vue qu'on a du quai des Grands- Augùstins; en face, le vaisseau de la Cité et la flèche