‹ Le petit Paris: tableaux et figures de ce tempsChapitre 43 sur 104 · L ALBUM DES GENS DE LETTRES. II · texte numérisé non relu

L ALBUM DES GENS DE LETTRES. II

J^-xnbages reconstruire toute une physionomie. Qiaoi qu'il en soit, je préfère encore, pour ma part, le^ bâtardes et les rondes du vieux temps à la i^^^iigre et prétentieuse calligraphie importée de l'-A.ngleterre.

-Mystère! tel est le titre que M. le vicomte d*^A.rlincourt, fidèle à sa littérature, a inscrit en t^tie de stances élégiaques. Tournez la page, et ^c>xis lisez les Deux Mulets, fable, par M. Vatout. C^s huit vers, intitulés Quarante ans et nés sous ^n.emain convuJsive, sont de M. Philarète Chasles.

Est-ce le hasard qui a placé M. RoUe côte à

<^ôt€ de M. ChamboUe, et M. Saint-René Taillandier derrière M. Paul de Kock?

^Maintenant, regardez passer le cortège des

^^v-ants, des professeurs, des universitaires, —

^v-ec leurs noms qui riment entre eux : MM. Cou-

^iïi, Magnin, Villemain, Patin et Saint-Marc

^irardin. Ici la confusion devient extrême. Le

^l^inois, Tesclavon, le tibétain, éclatent de toutes

P^rls. M. J. J. Champollion-Figeac envoie un

^^^gment copte et hiéroglyphique de la main de

^^n frère, Champollion dit le Jeune. M. Leverrier

^^scute sur les comètes, et l'on dirait vraiment

Sl^'il écrit avec la queue de Tune d'elles, tant son

^^fitureest flamboyante et désordonnée. M.Littré

^^^duit de l'allemand; M. Paulin Paris dessine

^"vec le bout de son pinceau quelques signes caba-

wstiques qui sentent furieusement le roussi.

Au milieu de l'Album, on rencontre une lettre

ri8 LE PETIT PARIS.

précieuse par le nom de son auteur. Cette let à la date du 5 décembre 1848, est signée : Lo Napoléon Bonaparte. Elle est adressée au merr de la Société des gens de lettres chargé pa comité de lui faire la demande d'un a graphe.

a Monsieur,

a> Conformément à votre désir, je vous en" la pensée suivante :

» L'état des sciences, des arts et des let révèle toujours le caractère d'une époque. L( qu'une société est travaillée dans un sens posé au progrès, ces trois branches des conn sances humaines languissent au lieu d'avan mais lorsque la société est dans l'enfanten de grandes vérités, alors tout se développe j aider cet enfantement, et l'éclat de la politiqu de concert avec l'éclat des sciences et des lett qui sont l'âme du corps social.

» Lorsqu'une révolution est dans le vrai, produit de grands hommes et de grandes cho Lorsqu'elle est dans le faux, elle ne produit du bruit et des larmes.

» Recevez, Monsieur, l'assurance de mes s€ ments distingués.

» Louis-Napoléon Bonaparte. >

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