‹ Le petit Paris: tableaux et figures de ce tempsChapitre 91 sur 104 · IMITATIONS · texte numérisé non relu

IMITATIONS

Il est maladroit de mettre deux mystificateurs en présence.

L'un finit toujours par dévorer l'autre.

C'est ce qui est arrivé une fois pour Vivier et Jundt, qu'un amphitryon avait eu l'idée de réunir — croyant s'amuser doublement.

Vivier est le corniste que Ton connaît, Jundt est le peintre que personne n'ignore ; hommes de talent tous les deux, hommes d'esprit par-dessus le marché, se délassant de leur art dans des charges dont quelques-unes sont devenues classiques — et où chacun d'eux apporte un mérite particulier, très-personnel.

Vivier est insinuant, souriant, câlin, félin. Jundt est plus flegmatique et d'apparence plus sévère: — il excelle dans l'imitation de Napoléon III.

J'ai dit qu'un amphitryon — croyant être des plus malins — avait imaginé de les réunir tous les deux dans une soirée qu'il donnait.

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