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et le dîner. On sait que beaucoup d'Allemands et d'Anglais font quatre repas par jour. Onjie soupe plusj^au bal, parfois aussi après le théâtre, mais, en tout cas, à une heure avancée de la nuit.
Le petit déjeuner.
Le matin, après m'être levé et habiUé, je prends une ou deux tasses de café, quelquefois aussi du thé ou du chocolat, c'est selon. Je prends le café avec du sucre et avec un nuage (très peu) de lait ; car je l'aime assez fort. Le café noir (ou à l'eau) n'est pas de mon goût. Ma mère sert le café, tandis que ma sœur aînée s'occupe de servir le chocolat ou le thé, selon les préférences de chacun.
Nous avons, à déjeuner, tantôt des œufs à la coque, tantôt du poisson ou encore du jambon cuit. Je n'aime pas trop (ou pas beaucoup) le jambon cru ou fumé à cause des trichin es, qui peuvent se trouver dedans. Quand je n'ai pas grand'faim (ou pas très faim), je ne prends que du pain ou une rôtie avec du miel ou du beurre frais; je déteste le beurre rance (ou fort) et la margarine. Nous avons toujours des œufs frais; car nos poules sont bonnes pondeuses. J'aime beaucoup les œufs à la coque et les œufs brouillés; mais je n'en dirai pas autant des œufs durs, qui ne sont pas faciles à digérer (ou qui fatiguent l'estomac). Les œufs pourris ont une odeur dégoûtante. Bien des gens ne mangent pas le blanc de l'œuf, mais seulement le jaune. On fait circuler (ou on fait passer à la ronde) du pain bis (c.-à-d. ni noir ni blanc), des
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petits pains, des pains au lait, des croissants et des rôties au beurre. Le pain rassis se digère plus facilement que le pain frais. J'aime beaucoup le croûton, c'est-à-dire l'entame (ou entamure); je préfère la croûte à la mie (partie intérieure du pain).
A Paris, il y a des crémeries qui sont très fréquentées par la classe moyenne, par les petits employés, les ouvriers, et surtout par les ouvrières; on y vend (ou débite), à des prix très modérés (ou modiques), du café, du chocolat, du thé, du lait chaud, des œufs, du fromage, des omelettes, des côtelettes, des biftecks, des légumes, les plats du jour et l'ordinaire, c.-à-d. du bouillon et du bœuf. Le café au lait y est parfois servi dans un bol; on y trempe son pain pour en faire une sorte de soupe qu'on mange avec une cuiller.
Le matin, à jeun, beaucoup d'ouvriers prennent un apéritif, p. ex. une absinthe, un amer Picon, ou un mêlé-cassis (-is = -ice), c.-à-d. du cassis avec du cognac, en mangeant un croissant ou un morceau de pain.
Le déjeuner, aussi appelé déjeuner à la fourchette , se prend généralement entre onze heures et une heure; c'est le premier repas proprement dit du Parisien, pur sang. Ceux qui prennent leurs repas hors de chez eux, entrent dans un des nombreux restaurants à la carte ou à prix fixe. Parmi les premiers, il faut nommer les Bouillons (ou établissements de bouillon) Duval et les Bouillons