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IV. Repas

Boulant Le service y est fait par des bonnes; dans la plupart des autres restaurants il y a des garçons. Ordinairement, on se contente de commander un potage, un poisson, un bœuf (aux cornichons), un rôti (de bœuf, de porc, de veau), un rosbif ou un bifteck aux pommes (de terre) frites ou sautées, un (plat de) légume(s), ou une salade, de la confiture, un dessert (une poire, une pomme, des fraises, du raisin, etc.) ou un fromage (un suisse ou gervais, un roquefort, un brie, un gruyère, un camembert, un neufchâtel [c'est un petit suisse], un chester). Avec cela, on boit (ou prend) une demi-bouteille de vin ordinaire rouge ou blanc. Moins fréquemment, on commande une canette de bière. Pour terminer, on prend une (demi-)tasse de café noir ou un mazagran avec le petit verre (de cognac, de rhum, de kir[s]ch, de quet[s]che, de mar^), et on fume un cigare ou une cigarette.

Un grand déjeuner qui se prolonge de manière à tenir lieu de dîner, est appelé déjeuner dînatoire.

Le lunch (mot anglais) est un léger repas froid qu'on prend debout, généralement vers 2 ou 3 heures de l'après-midi, et, le plus souvent, après une cérémonie (un mariage, etc).

A quatre heures, les enfants* prennent le goûter (du pain avec une tablette de chocolat, des confitures, des fruits, etc).

Le dîner.

Le dîner (entre six et huit heures du soir) est ordinairement le repas principal de la journée. On dîne chez soi (à la maison), à Thôtel, au

^M rV. Repas.

restaurant, à table d'hôte, soit à prix fixe ou à la carte. Quand on est invité à dîner, on dit que l'on dîne en ville. Les dîners dans les restaurants à prix fixe coûtent plus cher que les déjeuners, parce que les clients sont moins nombreux. La bonne met le couvert (pour un certain nombre de personnes) dans la salle à manger; la nappe et les serviettes doivent toujours être propres. Quand tout est prêt, la bonne annonce: Madame est servie, ou Monsieur (ou Le dîner) est servi, ce qui veut dire qu'on peut se mettre à table.

Avant et après le repas, ma petite sœur fait la prière (elle dit le bénédicité, elle dit les grâces). Je préfère la cuisine bourgeoise à celle du restaurant. Quand nous avons du monde à dîner, nous faisons alterner les dames avec les messieurs; ces derniers offrent le bras gauche à leur dame pour la conduire à table. Pendant le repas, le cavalier est assis à droite de sa dame. L'autre jour, j'ai eu comme voisine de table une jeune personne (ou une demoiselle) très bonne causeuse; c'a été un vrai plaisir de causer avec elle. Mais le plaisir est bien moindre, lorsque votre voisine est une personne réservée (ou boutonnée, silencieuse); c'est, alors à mourir d'ennui.' Lorsqu'on sort (ou se lève) de table, on présente son bras gauche à sa voisine et on la reconduit au salon. La coutume de serrer ou baiser la main à ses voisins de table, à la fin d'un repas, est inconnue en France.

Dans les restaurants français, la carte (du jour) est excessivement variée, de sorte que l'étranger a

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