IV. Repas
fondante, une meringue (à la crème), une glace, un parfait au café, etc.
Les personnes qui ne sont pas encore rassasiées après tant de bonnes choses, prennent ou du fromage (voir p. 23) ou encore des fruits, une pomme, une prune, une poire, une pêche, un abricot, du chasselas (c'est une variété de raisin très estimée qui vient de Chasselas, près de Mâcon), ou du (raisin) muscat (dont le parfum rappelle Todeur du musc).
En France, on boit surtout du vin rouge à dîner. Ce n'est généralement que du vin ordinaire, et on ne le boit pas pur, mais coupé avec de Teau; [on boit ce qu'on appelle de Veau rougie ou de l'abondance (terme de collège). En été, les collégiens boivent du roméo (rhum et eau)].
On coupe le vin en y versant de Teau, de Teau de Seltz (un siphon, un demi-siphon), ou de Teau goudronnée (c.-à-d. de Teau conservée dans des vases enduits de goudron). Il va sans dire que les vins supérieurs (le Champagne, le bourgogne, le bordeaux) se boivent sans eau.
Le dîner terminé, on va fumer un cigare ou une cigarette en prenant son café avec le petit verre.^
Quand on n'a pas de quoi se payer un déjeuner ou un dîner, on déjeune (dîne) par cœur, c.-à-d. on déjeune en idée, on ne déjeune pas, mais on se contente, à la rigueur, d'un morceau de pain.
Qui ne vient à V heure, dînera par cœur,
I Pour ce qui a trait aux invitations à dîner et aux billets d'acceptation ou de refus, voir le chapitre XIV et mon Guide épistolaire.