‹ Le petit poucet du XIXe siècle: Georges Stephenson et la naissance desChapitre 11 sur 69 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

La pantoufle de Ceadrillon. - Un bon mariage.

Un jour donc, une jeune fille vint le trouver, une paire de vieux souliers à la main. Rien de plus naturel, puisquMl était le meilleur savetier de Tendroit.

Celte jeune fille, nommée Fanny Henderson, «était servante dans une ferme du voisinage, où Stephenson avait pris ses repas. Il avait eu l'occasion de causer avec elle et avait pu remarquer qu'elle était d^un extérieur agréable, et, ce qui valait mieux, qu'elle avait un cœur d'or, de l'activité, du bon sens et un charmant caractère. Bref, il ne lui était pas désagréable d'être jugé digne de raccommoder les souliers de cette brave fille, et il fit sa besogne en conscience, ou, pour parler comme les gens qui aiment leur métier, avec amour.

On prétend même que, l'ayant terminée le samedi, au lieu d'aller immédiatement, comme il l'aurait dû peut-être, reporter son ouvrage chez la pratique, il le garda jusqu'au lundi. Le dimanche, étant libre de son temps, il avait l'habitude de se promener dans la campagne : il n'y manqua pas, et ceux qui le virent passer ce jour-là observèrent qu'il avait quelque chose d'assez volumineux sous son bourgeron, que de temps en temps il en tirait à demi pour le contempler. C'était la pantoude de Cendrillon; une grosse pantoufle, avec

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