‹ Le petit poucet du XIXe siècle: Georges Stephenson et la naissance desChapitre 39 sur 69 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Hier et aujourd*lmi. — 1825 et 1875. — Le jubilé des chemins de fer.

Transportons-nous à un demi-siècle de distance, à ces noces d'or des chemins de fer célébrées, le 27 septembre 1875, avec tant d'entrain, par toute l'Angleterre, et ce sera bien autre chose.

Voici (je prends, pour ainsi dire, au hasard) ce qu'on lisait à cette époque dans V Observateur de Rochdale {Rochdale Observer)^ n* du 2 octobre :

c Le chemin de Darlington, d'une longueur de 10 milles environ (16 kilomètres), a coûté 125000 livres sterling (à peu près 3 125000 francs). Ce n'était pas une petite entreprise pour le temps, et certes ceux qui en ont été les promoteurs étaient des gens qui ne manquaient pas de hardiesse. On peut dire cependant qu'ils ne s'étaient guère doutés eux-mêmes de l'importance de la pacifique révolution qu'ils accomplissaient, et que leurs rêves les plus audacieux étaient loin de la réalité.

€ En 1874 (cela n'a fait que s'accroître depuis), il y avait dans la Grande-Bretagne seule, sans parler du reste du monde, 16449 milles (plus de 25 000 kilomètres) de chemins de fer, dont plus de moitié à deux voies. Il avait été transporté, dans l'année 1874, plus de 478 millions de voyageurs, ayant payé pour leurs déplacements plus de 22 millions de livres sterling (en-

viron 500 millions de francs). L'ensemble des recettes était de près de trois fois autant, plus de 59 millions sterling (ou 1500 millions de francs en chiffres ronds) ; et la progression était telle, que ce chiffre était le double de celui de 1861 . Les distances parcourues étaient de 200 millions de milles (soit à peu près 300 millions de kilomètres).

€ Tout cela, disait avec raison \eRochdale Observer, est dû à Georges S tephenson, et presque autant à la famille des Pease. Au début, la ligne nouvelle s'appe- Fait la ligne des Quakers; et au jubilé on découvrit une statue de Joseph Pease. »

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