LA LIGNE DE MANCHESTER A LIYERPOOL
que M. Tbiers, plusieurs années après rouverture de la ligne de Liverpool à Manchester, regardait la ligne de Saint-Germain comme un joujou bon à amuser les Parisiens, et ne craignait pas d*afiirmer qu'on ne construirait pas en France cinq lieues de chemins de fer par an.
Telle est, mèiîie chez les plus vifs esprits, la force de la prévention et la puissance de Thabitude.
Mais Stephenson, avec sa bonhomie tout à la fois sérieuse et narquoise, avait réponse à tout; et, grâce à sa persévérance et à celle de ses amis, la concession à la fin fut obtenue et maintenue. 11 en resta l'ingénieur; et c'est alors plus que jamais qu'on le vit déployer toutes les ressources de son esprit inventif. C'est alors surtout qu'enfin sûr de lui, on le vit aborder les obstacles avec une hardiesse qui émerveillait les constructeurs les plus entreprenants et forcer, par les coups d'audace qui étaient des coups de génie, l'admiration de ses détracteurs eux-mêmes. Un trait entre autres mérite d'être cité.