‹ Le petit poucet du XIXe siècle: Georges Stephenson et la naissance desChapitre 52 sur 69 · LA PART DE LA FRANGE · texte numérisé non relu

LA PART DE LA FRANGE

un moyen d activer le tirage. Mais je l'ai, moi, ce moyen : c'est mon tuyau soufflant, qui fait appel dans la cheminée à l'avant de la chaudière. Avec lui, je sau rai bien peut-être attirer les gaz chauds et les forcer à circuler rapidement dans tous ces petits tubes si ingénieusement disposés. »

Aussitôt dit, aussitôt fait; et ainsi, de l'union de la chaudière tubulaire de Séguin avec le tuyau soufflant de Stepïienson, naquit, entre les mains de ce dernier, la véritable locomotive, celle qui devait enfin faire entrer dans la pratique courante et universelle l'emploi de la locomotion à vapeur '.

Ainsi, sans s'être jamais vus, ces deux grands hommes se trouvèrent unis pour doter leurs pays, l'Angleterre et la France, et par suite le monde entier, de ce grand engin de vitesse et de force, qui, réalisant la belle pensée de saint Jean Chrysostôme, tend à faire de l'univers un seul atelier, une seule demeure, une seule famille, et grâce auquel peut-être, apprenant à se mieux connaître et à se mieux servir, les nations renonceront un jour à employer le meilleur de leurs ressources à se déchirer et à se dévorer mutuellement, et parviendront à s'aimer en mettant en commun tout ce qu'elles ont de bon, d'utile et de véritablemen humain.

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