‹ Le petit poucet du XIXe siècle: Georges Stephenson et la naissance desChapitre 55 sur 69 · IV. -^ Grandi Iravani en Angleterre et sur le continent · texte numérisé non relu

IV. -^ Grandi Iravani en Angleterre et sur le continent

Il était devenu cependant le plus grand constructeur de son pays, et bientôt du monde. Après avoir terminé le réseau de Manchester, il réunit Manchester à Birmingham, puis Birmingham à Londres. Il alla en Belgique, où le roi Léopold, bon juge du mérite, lui fit TaccueiLdont il était digne; en France, où il nous construisit la ligne de Paris à Rouen et celle d'Avignon à Marseille; en Italie, en Espagne, en Egypte, etc.

C'est par lui, pour le dire en passant, que furent introduites sur le continent ces escouades d'ouvriers anglais, appelées nat/ies (équipes), qui, associés par groupes pour l'entreprise de petites portions de travail, se surveillaient les uns les autres au nom de l'intérêt commun, et excluaient sans pitié les paresseux et les incapables. Se nourrissant bien, d'ailleurs, mais travaillant dur, et apportant à nos ouvriers français, avec les outils perfectionnés dont ils se servaient (la large pelle à manche courbe, la longue pioche et le reste), l'exemple de mettre du combustible dans la machine humaine pour en alimenter la marche et de donner de la viande à leurs muscles pour qu'ils en pussent dépenser. L'influence de ce changement de régime a été immense, aussi bien au point de vue de l'accroissement des forces productives de la nation qu'au point de vue du bien-être général et du développement de l'agriculture, placée en face d'une demande rapidement croissante de bétail. Et si l'esprit de conduite et d'économie avait toujours présidé à l'emploi de ces nouvelles ressources, nul ne peut dire dans quelle mesure la richesse et la prospérité du pays s'en seraient trouvées augmentées.

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