‹ Le petit poucet du XIXe siècle: Georges Stephenson et la naissance desChapitre 62 sur 69 · LE MONDE OUVERT · texte numérisé non relu

LE MONDE OUVERT

manité mis à même, quand ils le sauront vouloir, de se réunir en un corps. « Après l'invention de l'alphabet et de l'imprimerie, a dit excellemment lord Macaulay, il n'est point d'invention humaine dont l'influence sur les progrès de la civilisation ait été plus puissante que celle des découvertes qui ont pour but d'abréger les distances. Tout perfectionnement apporté dans les moyens de transport contribue à l'amélioration intellectuelle, morale et matérielle de la société ; non seulement il facilite l'échange des productions de l'art et de la nature, mais encore il tend à détruire les antipathies naturelles et à resserrer les liens qui doivent unir les branches de la famille humaine. »

C'est à notre xix* siècle, et ce ne sera pas la moindre de ses gloires, qu'était réservé l'honneur d'ouvrir, à ce point de vue, une ère nouvelle.

C'est lui qui, par l'emploi, industriel de la vapeur, par l'application de la puissance mécanique aux déplacements par terre comme aux déplacements par eau^ a changé la face du monde.

Et comme pour affirmer d'une façon plus éclatante le caractère émancipateur et égali taire de ce progrès, c'est à trois hommes qui en d'autres temps sans doute seraient à jamais restés enfouis dans l'obscurité de leur humble condition, à trois artisans, (ils de leurs œuvres, et longtemps arrêtés par le défaut de ressources et d'appui, à l'Écossais Watt, à l'Américain Fulton, et à l'Anglais Stephenson, qu'en est plus particulièrement dû l'accomplissement.

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