III. — Le siècle du travail
Est-ce à dire, comme le proclamait un jour M. Gladstone, que ce siècle soit c le siècle des ouvriers » ?
i58 MORALE DE L'HISTOIRE DU PETIT POUCET.
mort de tout progrès comme la négation de toute justice; mais nous comprendrons, nous poursuivrons, et nous atteindrons enfin la seule égalité saine, légitime et salutaire : l'égalité des droits ouvrant à tous, à mérite égal, les mêmes espérances et les mêmes perspectives.
/. — Le devoir universel. -^ S'élever et élever.
Pour hâter ce jour, mes chers lecteurs, il y a dès aujourd'hui deux choses qui sont à notre portée à tous, et dont les Stephenson, les Franklin et les Watt sont à la fois les maîtres et les modèles : c'est de travailler d'abord, et c'est de respecter le travail des autres ensuite. C'est de nous instruire, etc'est d'instruire ceux qui nous entourent.' C'est de rivaliser d'ardeur pour nous améliorer par l'esprit et par le cœur. C'est de nous tendre enfin les uns aux autres une main fraternelle, sachant que tout ce qui est vraiment bon profite à tous, que tout ce qui est mauvais porte avec lui sa contagion ; et profondément convaincus que l'ignorance de ceux qui ne savent pas est un embarras et un reproche pour ceux qui savent, et la perversité des méchants une menace pour les bons.
€ Ce n'est pas de nous seulement, disait, il y a quinze siècles, le grand évêque saint Jean Chrysostôme < c'est du monde entier qu'il nous sera demandé compte. >
( La science la plus élevée est encore dans Tenfance, disait de son côté, il n'y a pas un demi-siècle, le généreux apôtre de l'Amérique, Ghanning. Nulle part les grands esprits n'ont encore entrepris de résoudre sérieusement et solennellement ce grand problème : c Comment peut-on relever la majorité
^ii^''