III. — Gomment on 8*y prend pour s'instruire. -*■ Gomme quoi
il n'y a pas de sot métier.
Slephenson, dans la tète duquel fermentait le génie de la mécanique, ne pouvait entendre parler de ces inventions merveilleuses sans vouloir les connaître.
Mais pour les connaître il fallait étudier.
Or comment y parvenir? Comment faire son éduca- • tion quand on passe ses journées entières au travail et qu'on manque de tout?
Comme on fait quand on veut, mes chers amis, quand on veut absolument : en faisant ce que les autres ne savent pas faire.
Comme a fait Jameray Duval, le pauvre petit pâtre devenu bibliothécaire de l'empereur d'Autriche ^ ; et Lincoln, le fendeur d'échaias devenu président de la république des États-Unis'; et Burritt, son compatriote, le savant forgeron, the learned blacksmith^ qui apprit le latin, puis le grec, puis l'hébreu, pendant que son fer chaufiait, parla et écrivit la plupart des langues vivantes, et fut à la fois un grand érudit, un ouvrier modèle et Tun des plus infatigables apôtres de la justice et de la fraternité humaine'; et tant d'autres