III
LA SOCliTé DE LA REINE. 183
A la fin de Tannée 1780, les amusements de la reine furent brusquement interrompus par une nouvelle qui la surprit douloureusement. Sa mère expira, le 29 novembre, après une courte maladie. L'événement fut connu à Versailles huit jours après. L'impression qu'il fit sur la reine fut si vive* que Louis XVI, qui réserve exclusivement les pages de son journal à la mention de ses déplacements, de ses chasses, des cérémonies auxquelles il prend part, a, par exception, noté le fait : « 7 décembre : nouvelle de la mort de l'impératrice. » La cour prit le deuil pour six mois, à partir du 20 décembre. Cette mort tarit la source si précieuse et si abondante des informations de Mercy qui nous permettaient de suivre l'existence de Marie-Antoinette au jour le jour pour ainsi dire. Les comptes heureusement nous restent et nous fournissent les éléments nécessaires pour préciser, compléter et rectifier les mémoires relatifs à cette époque.
1. Voyez la lettre qu'elle écrivit à son frère, le iO décembre 1780. Marie- Antoinette, Joseph II, etc.