‹ Le Petit-Trianon (volume 2)Chapitre 155 sur 362 · Encore n'ai-je pu établir le prix de la couverture · texte numérisé non relu

Encore n'ai-je pu établir le prix de la couverture

4. 0 * 1879. — Voyage pUtorcsque de la France; Paris, in-f® ; notices des gravures de Trianon.

palais et sur Tile du temple, dont les ponts étaient, comme celui de Moulin-Joli, garnis de caisses de fleurs; il suivait le cours de la rivière, se reposait sur les pelouses et s'étendait au loin, par des percées ouvertes dans les bosquets, jusque sur les campagnes à Tentour.

« On se croit, » écrit le prince de Ligne, dans un livre qui date précisément de cette année*, « on se croit à cent lieues de la cour. Cependant, la vue des environs de ce joli jardin est si bien ménagée qu'on dirait qu'ils y tiennent et qu'il est dix fois plus grand qu'il n'est. Les grands arbres du parc" de Versailles en forment, sans la moindre régularité, un cadre précieux. La divinité, dont je ne dirai pas le nom, a l'air de régner sur une grande étendue de terrain qui ire lui appartient pas, comme elle règne sur ceux qui ne sont pas nés sous ses lois. » Le prince, qui se disait autrichien en France et français à Vienne, était un de ces étrangers que Marie-Antoinette traitait avec une faveur qui excitait la jalousie des courtisans. Il avait beaucoup d'esprit; mais Marie-Thérèse le trouvait léger et compromettant et s'efforçait de l'écarter de Versailles^ Il a laissé des mémoires dans lesquels il parle de la reine avec une affection sincère, tempérée par un profond respect*. Quand il séjournait en France, il était l'hôte assidu du salon Polignac, et Marie-Antoinette Tinvitait & Trianon. Il se lia avec le chevalier de Tlsle, qui entretint avec lui un commerce de lettres, auxquelles nous aurons à emprunter

i. Coup d*œU sur Bel-Œil, à Belœil, de rimprimerie du P. Charles de , 1781, in-8°. Dans la préface de ce livre très décousu, où il

parle de tout avec une simplicité négligée qui ne parait pas exempte de prétention, l'auteur dit plaisamment : « Quand j'ai commencé à faire ce petit ouvrage, je ne savais trop comment je m'en tirerais. J'étais comme le père Buffier qui disait : « Voilà des choses que je ne sais pas, il faut que je a fasse un livre là-dessus. »

2. Le prince parle ici des arbres, non du jardin de Versailles qui, ayant été récemment renouvelés, étaient peu élevés, mais de ceux de l'enceinte extérieure qu'on appelait le petit parc, le grand comprenant les chasses à plusieurs lieues à la ronde.

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