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encore (a)\ J'ai noté que la maison du jardinier avait disparu.
Je ne saurais dire à qui revenait le soin de la volière de la reine. Elle était placée sur le bord du lac, dans une chaumière qu'on appelait la maison du colombier. Le pigeonnier se voit encore (a) dans les combles. Aurez-de-chaussée se trouve, par-devant, une pièce habitable (c) ; par-derrière, des cabinets (d) à usage de poulaillers : les grillages sont demeurés aux fenêtres. En 1785, on acheta pour peupler celte volière : 3 coqs dont 1 du Mans, 68 poules dont 9 du Mans, 13 du pays de Caux, 2 à pattes et bec jaunes, 3 pondeuses et 2 mères poules avec 13 poulets. Le tout, en y joignant 4 paires de pigeons d'espèces rares, revint à 201 livres, 8 sous. Leur nourriture coûtait de 900 à 1,200 livres par année. L'été, on dressait pour ces volailles, sur la pelouse, un bâtis de poutrelles entouré et couvert de filets".
La présence des ménages du fermier, du garde et du jardinier a donné lieu à une fable qui est très sérieusement rapportée dans les mémoires de Weber, frère de lait de Marie-Antoinette. « J'ai vu, » dit-il, « la reine, bien jeune encore, cesser d'aimer les plaisirs bruyants et les dissipations de la jeunesse, d'abord faire succéder aux bals éclatants de Versailles les bals champêtres de Trianon qui amenaient tous quelque nouveau trait de bonté » (c'est-à-dire qu'on dansait à Trianon, l'été, sans cesser pour cela de danser à Versailles, l'hiver); « puis, de jour en jour, se renfermer davantage dans les soins et les devoirs d'une mère,... tantôt, s'environnant dans son intérieur des jeux innocents de ses enfants, s'adonner avec passion à tous les ouvrages d'aiguille;... tantôt se promener solitairement avec eux dans ses jardins, dont les embellissements étaient devenus des bienfaits... Témoins ces douze hameaux qu'elle fit bâtir à Trianon en 1785, et dans les-