Campardon
0. OH 886. — Voir plus loin, dans les pièces justificatives, le n® IV.
somme de 1,649,529 livres, 13 sous, 2 deniers, sont comprises quelques menues dépenses pour les fêtes et les représentations théâtrales ainsi que pour l'entretien, qui ne doivent pas figurer dans les frais d'établissement. D'autre part, il y manque la plus grosse partie des frais de plantation que le roi avait pris à sa charge* et les dépenses pour le mobilier*. Il faut remarquer, en outre, que le tableau dressé en 1791 ne comprend que les mémoires non entièrement soldés à cette date. Les artisles et entrepreneurs qui, ayant été définitivement payés, n'avaient plus de compte ouvert, ne figurent pas dans l'état de liquidktion. On peut conclure de là que la dépense totale dut atteindre, en quinze ans, la somme de 2,000,000 de livres. L'entretien du jardin anglais et des pépinières s'élevait annuellement à 6,476 livres , 19 sous*.
Mais reprenons la suite de l'interrogatoire de la reine.
Le Président à [accusée, — « N'est-ce pas au Petit-Trianon a que vous avez connu pour la première fois la femme Lamotte? c — Je ne l'ai jamais vue.
« N'a-t-elle pas été votre victime dans l'affaire du fameux « collier? — Elle n'a pu l'être, puîsquejene la connaissais pas.
« Vous persistez donc à nier que vous Tayez connue? — Mon « plan n'est pas la dénégation ; c'est la vérité que j'ai dite et que « je persisterai à dire*. »
Elle avait écrit la même chose à l'empereur Joseph II, le 22 août 1785" : « Cette intrigante du plus bas étage n'a jamais eu d'accès auprès de moi. «Alors, elle était loin de soupçonner ce qu'avait d'outrageant pour elle cette supposition d'entrevues. La femme Lamotte eut l'audacieuse ignominie de publier sur ces prétendus rendez-vous des révélations effrontées, se couvrant elle-même d'opprobre afin de déshonorer sa victime.