La Marck, introduction
3. Rapport fait au roi, en février 1790, de la recette des fonds du gardemeuble, etc., par Thierry, de Ville-d'Avray, commissaire général de la maison du roi au déparlement des meubles de la couronne; Paris, t790, p. IK
songeait déjà à marier sa fille au duc d'Angoulèmo n'accueillit pas les propositions du chevalier de Bressac' .
Toutes ces intrigues et agitations ne changeaient rien au train de vie habituel du Petit-Trianon. Y eut-il spectacle? On trouve, dans les comptes, un mémoire présenté par le machiniste, « pour avoir nettoyé le théâtre, fait aller les machines et chargé les portants d'une décoration*. » Mais ils ne contiennent pas d'indication de pièces jouées et ne mentionnent pas de dépenses pour les acteurs.
On dansa surtout. « Le 5 août, le 7 et le 11, » dit la Correspondance secrète*^ « il y a eu de grands bals à Trianon. o La décoration de la tente fut encore une fois renouvelée. On remplaça les tapisseries qui couvraient les murailles par vingt-quatre châssis de toile peinte*. Les Mémoires secrets^ parlent ainsi du bal du 5 août : « La Reine est à Trianon depuis le 1" de ce mois et Ty passera tout entier. Il y aura trois bals par semaine à l'ordinaire. Le premier a eu lieu dimanche, et les ennemis de Sa Majesté, qui commencent à être en grand nombre, ont critiqué cette fête, donnée précisément la veille du lit de justice. Ils l'ont exagérée dans le monde comme si c'eût été une affectation. » Le lendemain du lit de justice, le parlement rédigeait un arrêté pour protester et déclarer nul tout ce qui s'y était fait, et la cour prenait à Trianon la résolution de l'exiler à Troyes.
(( Un fait plus gai, » dit la Correspondance secrète à la date du 18 août*, « c'est la rencontre d'un moine, que l'on dit être de l'ordre des prémontrés, dans les jardins de Trianon, la nuit du mercredi 8. Il a été arrêté; il a dit qu'il avait une requête à présenter à la Reine. On ne sait de quelle nature elle peut être, mais