Le 16 sepleinhre. Mercy, III
3. Voici l'étal des cliurges de la iiiuison de la reine en 1780 : surinlendnntc, princesse de Landjalle: — dame d'honneur : princesse de Cliiinay; — dame d'utours : maiipiise de Maill> ; — dûmes <lii palais : mar(|uise de Tulleyrand, vicomtesse dr (Jioiseiil, comtesse de tirammonl, munpiise de Tonm*i-re, comtesse d'Adliémar, diuiiesse de («liaulnes, duchesse de Heaiivilliei*s, duchesse de Luxend»ourg« comtesse de Tuvaiiiies, duchesse de Duras, duchesse de Luynes, marquise de la Uoche-Aymon, princesse d'IIénin, comtesse de Dillon.
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madame de Polig^ac refusa parce que sa fortune n'était pas en état de suffire aux dépenses qu'entraînait la représentation de cette charge. La reine se décida alors à l'établir auprès d'elle en qualité d' « amie » et lui donna un appartement au cli&teau de Versailles, à proximité du sien*. Jusque-là, les deux amies se voyaient aux soirées do la princesse de Guéménée*. La comtesse Jules ouvrit désormais un salon h des réunions intimes que fréquenta assidûment la reine. Cette compagnie était composée, dit le prince de Montbarey ', des parentes de madame de PoligAac. « Les femmes y attirèrent les hommes qui leur étaient attachés. » D'anciens amis de la reine s'y joignirent : Esterhazy^ les Coigny, Besenval. « De ce concours, » ajoute le ministre de Louis XYI, « se forma, sous les yeux du lloi et contre son vœu » (il se laissa cependant conduire cliez madame de Polignac)\ u une société dont les membres commencèrent par désirer d'accaparer toutes les gr&ces et finirent par se mêler de toutes les affaires do l'État. » C'est de ce cercle rétréci que s'entoura exclusivement Marie- Antoinette au Petit-Trianon.
Tous les contemporains s'accordent à faire de madame Jules de Polignac* le portrait le plus charmant. « Je n'essaierai point de dépeindre sa figure, » dit madame Lebrun, « cette figure était céleste. » « Son visage était ravissant, » répète madame de Genlis. C'était « la plus céleste figure que l'on pAt voir, » dit ù son tour le duc de Lévis, « son regard, son sourire, tous ses traits étaient angéiiques. » Tilly n'oublia jamais l'impression qu'elle lui nt, alors qu'il élait page, un malin qu'elle lui apparut, venant
1. Dussieui. Histoire du CMtcau de Versailles, On ne sail pas au juste à quelle époque inudame do Polignac vint domouror nu palais. Ces! au plus lai'd à la An de 1779.