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5. Gabiielle-Volande-Martiiie de Polastron, née en 1719, avait épousé le coinle Jules de Polignac on 1767. La famille de Polaslron était originaire du Languedoc.
josté », pour se convaincre qu'aucun n'a pris do plus fréquents congés, surtout aux époques des voyages de Trianon. Il avait épousé une dame du palais, madame de Yalbelle, plus riche que lui d'écus et d'années. Madame DuDeffund, en annonçant ce mariage à la duchesse de Choiseul, lui écrit, au mois de mars 1772 : « La mariée est folle de joie; le marié est, dit-on, fort de sangfroid. Dieu les bénisse! Mais ce n'est pas là que j'irais chercher le bonheur. » On assure que madame de Yalbelle ne l'y trouva pas non plus*.
Quant aux femmes, les parentes de madame de Polignac, auxquelles le prince de Montbarey fait allusion, étaient la comtesse Diane de Polignac, sa belle-sœur, et la comtesse Ilardouin de Ch&Ions, sa cousine. Diane était laide, et ne savait pas môme racheter par l'art ce que la nature lui avait refusé : elle se mettait mal ; mais elle avait infiniment d'esprit et plaisait autant que les plus belles. Elle était restée fille*. La comtesse Ilardouin do Chàlons passait, au contraire, pour une des plus élégantes et des plus jolies femmes de la cour où elle s'attirait tous les hommages*. Elle était également spirituelle et aimable. Son mari, ministre de France à Cologne, puis à Venise, puis à Lisbonne, ne la gênait point. — Nous ne trouvons pas encore à Trianon, au mois de septembre 1780, la lielliî comtesse de i^olastron, belle-sœur de madame de Polignac, avec ses airs penchés et son attitude languissante, qu'on surnomma la Bichette^ et qui, dans la suite, sera de tous les voyages (elle ne fut présenlét' h la cour que* h;
\. Tilly, I, c. VI. — Du Deffand, II, 157; III, 100. — Mercy, 111, 480. — Bescnva), Cumpan, de 1^ Gorcc, elc.
2. Lo roi lui donna un brcvcl de dame. — Campan, Rcsenval, Tilly, Obcrkircli, Ueauchcsnc, Gcnlis. — Galerie des liâmes françaises; Londres, 1790, in-8» : Ténésis, elc.
3. Jeannc-Franooiso-Aglaé d*Andlaw, é|K>u8C de llanlouin de Cliàlons, ^cigneul dUcdouvilIc et de Nesle, morl à Lisbonne, le 10 juillet n04. On dit, en 1779, que M"* de Chûlons était Tobjet des attentions du roi, mais Mervy vérilia que ces bruits n'avaient aucun fondcmenU III, 328. Voyez : Oberkin-h, Tilly; arch. de Seine-et-Oise : série Q, etc.
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3 décembre), ni son mari, très humble servileur de sa femme*. On y verra avec eux la comtesse et le conile d'Andlaw*, frère de madame de Cliàlons, futur successeur d'Adhémar au poste de Bruxelles*.
Vaudreuil, Adhémar, Besenval et les autres hommes de la société Poliguac n'avaient, dit le comte de. La Marck, « ni un jugement profond, ni des vues élevées, ni cet esprit d'observation qui fait découvrir dans les événements présents ceux qui préparent Tavenir... C'étaient d'habiles gens en trigauderies de cour et rien de plus... Sacrifiant tout à leurs intérêts personnels, ils se laissaient aller au courant des choses, vivant au jour le jour et ne regardant jamais au del(\. »
S'ils ne s'entendaient pas aux choses du gouvernement et do la politique, dont ils curent le tort de se mêler, ils avaient du moins tous, à un degré élevé, l'amour des belles choses, et pour peu que la reine s'y fût prêtée, le salon de madame de Polignac eût pu exercer une influence considérable sur le mouvement artistique et littéraire de l'époque. Vaudreuil aimait h s'entourer de peintres, d'écrivains, de musiciens. Il chantait très agréablement \ Grimm le cite comme le meilleur acteur de société qu'il y eût à Paris. Il était poète h ses heures et savait aiguiser des épigrammes qu'il ne laissait voir qu'à quelques intimes. Lebrun- Pindare ayant un jour oublié chez lui son Horace, Vaudreuil le lui renvoya avec un billet en vers par madame Lebrun, qui nous a conservé sa réponse :