‹ Le Petit-TrianonChapitre 106 sur 314 · Elle était née d'Espagnac. Tilly, chev. de Tlsle, etc · texte numérisé non relu

Elle était née d'Espagnac. Tilly, chev. de Tlsle, etc

2. François -Antoine d*AndIaWy colonel du régiment de Royal-Lorraine, mari d*Adélaîde Helvétius.

3. La marquise de Coigny ne parait pas avoir fail assidûment partie de la société de Trianon, bien qu*elle fréquentât de temps à aulre le salon do M*" de Polignac. Le centre de ses succès était Paris, comme il a été dit plus haut, p. 96, note 1. — La duchesse de Fleury, fille du comte de Coigny, dont on a beaucoup parlé h cette époque et encore sous le premier Empire, ne fut pas non plus une habituée de Trianon.

4. Campan, 1, 145. —Lettre de Tabbé Barthélémy à M"*Du DefTand sur les spectacles de Glianteloup, 11, 452.

Une Grâce, une Muse, en eflel, m'a remis Les jolis vers diclés par le dieu du Parnasse

Au plus céleste des amis, A Mécène- Yaudreuil qui chante comme Horace... Horace avec plaisir chez vous s'était pcitlu. Vous en avez si bien l'esprit et le langage Que, par un charmant badinage.

Vous me l'avez deux fois rendu.

Yandrcuil fut plus lard le protecteur de Beaumarchais. Sa maison était meublée avec un goût exquis ; il possédait une galerie de toiles des plus grands maîtres*, et il avait dessiné autour du château de Gennevilliers, qu'il devait à la générosité du comte d'Artois, un parc délicieux. « Il donnait fréquemment, » dit madame Lebrun, qui eut pour lui les sentiments les plus tendres, « des fôtes magnifiques tenant de la féerie, au point qu'on l'appelait l'enchanteur. » — Besenval était aussi un homme de goût; il le fit voir dans la formation des jardins du maréchal do Ségur, à Romainville, où il sut allier l'élégance des fabriques au charme du paysage*. Il s'est fait peindre dans son cabinet, entouré de tableaux et d'objets d'art*. — Le comte de Polastron avait sur le violon un talent remarquable. — Le duc do Coigny était lettré; le comte, son frère, avait construit, à Mareuil en Champagne, une résidence dont le chevalier de l'Islo vante la beauté \ — L'instruction d'Âdhémar était solide et

i. IMusieurs sont au Louvre aujourd'hui. Voyez Catalogue raisonné d'une Ifûs belle collection de tableaux dci écoles d'Italie, de Flandre et île Hollande tjui composaient le cabinet de M. le comte de Vaudrcuil, grand fauconnier de France, par J.-R.-P. Le Brun, peintre, 1784.

2. Lcrougc, coll. IX, pi. t et 2; cah. X, pi. il ; cah. XII, pi. 10.

3. Par Danloux ; une gravure de ce tableau a été placée au frontispice do ses Mémoires, édition du lianière, 1821.

4. Il y avait un troisième Coigny, le chevalier, qui venait aussi à Trianoii. C'était un homme à la mode, d'une assez jolie flgure et (|ui visait à Tesprit. Quand il faisait une visite, il lançait, au moment opportun, un bon mot ; puis il ne parlait plus et prenait un air distrait. Madame de Genlis lui trou?ait de la fatuité, un air mo<|ueur et une galle fausse. T. I, 373.

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yeux, cl ceux qui en élaienl témoius se scnlaicnl choqués de voir la reine, dans une société privée, ne tenir que la seconde place*.

(Vêtait \h cependant le nuiindre des inconvénionis qui résultaient pour elle de ces préférences exclusives. Le prince de Ligne dit quelque part : « Il n'y a jamais eu rien de plus vertueux ni de plus désintéressé que les Jules*. » II avait évidemment des idées larges en ces matières. Mercy en juge autrement, et tous les écrits du temps s'accordent avec lui sur ce point. Pour ne rien dire des femmes de la famille, dont la chronique scandaleuse s'est occupée pendant le xvni** siècle', la réputation de conduite de madame de Polignac était assez douteuse... « On a vu, » dit Mercy \ « la jeune personne afficher un amant, ou pour le moins en soutenir Tapparence sans égard aux remarques du public. Sa conduite en matière de dogme n'est pas moins équivoque, et le premier médecin Lassonne, qui la connaît, dit un jour à l'abbé de Vermond qu'il craignait que la liaison dont il s'agit ne portât à la longue quelque atteinte à la piété de la Reine. » L'amant en question était Vaudreuil. « Diane de Polignac, » remarque le comte de La Marck*, « avait une conduite libre jusqu'au scandale. » Madame de Chùlons se laissait courtiser par le duc de Coigny et par le comte de Vaudreuil ; et madame de Polastron sera plus tard la maîtresse attitrée du comte

1. Augeard, secrélaire des commandemenls de MarieAnloineUe. Afcfmoires secrets; Paris, 18G6, in-8*, 248 : « La reine, par malheur, coiiseiiUl à laisser la dignilé de son rang suprême dans son palais pour aller dans Tappartement de madame de Polignac jouer le second rôle t.

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