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« Sa vortû osl intacie; elle est même austère, par caractère plus que par raisonnement*. » Mais dans le monde, on le sait, les apparences sont plus (|ue la réalité, et il y aurait de la naïveté il s*étonner qu'en voyant Marie-Anloinette s'enfermer, sans le roi^ dans une retraite interdite à toute la cour, avec des femmes dont chacune |mssait pour traîner un amant h sa suite, l'opinion so soit établie qu'elle y avait aussi le sien. La reine ne l'ignorait [>as, du reste, et, si l'on en croit la Correspondance secrète*, elle en prenait assez gaiement son parti, trop gaiement peut-être. Elle « disait un de ces soirs, » raconte le chroniqueur, « en conversation particulière avec les princesses de Lamballe, de Chimay et madame de Polignac, au sujet de quelque nouvelle méchanuuent lancée contre sa conduite : « Il faut avouer que je « suis bien malheureuse d'être traitée si durement. » Revenant à sa gaieté ordinaire. Sa Majesté ajouta : « Mais s'il est méchant << de la part des autres de me supposer des amants, il est bien « plus singulier de la mienne que j'en aie tant à ma charge a et que je me passe do tous. »
Quant au désintéressement de cette dangereuse société, il était h peu près du nH>me genre que sa vertu. On cinumença par combler tous ses membres de grAci^s(;t d'emplois. Nous avons parlé des faveurs accordées au duc de (ioigny et au comte Ksterhazy. Madame do (ihàlons fut placée parmi les dames de la comtesse d'Artois; madame do Polastron, à peine présentée, sera nommée à une charge de dame du palais. Vaudreuil reçut une pension provisoire de «30,000 livres, remplacée bientôt par un domaine que lui donna le comte d'Artois. Le comte de Coigny fut fait chevalier d'honneur de madame Elisabeth, et le comte d'Adhémar, son premier écuyer. Moins scrupuleuse qm* Louis XY qui, lorsqu'elle vint on France, avait composé sa maison des femmes les plus irréprochables et les plus respectées, Marie-Antoinette ne craignit point de mettre à la tiMe de celle d(* lajeune madame Elisabeth la coai-