V II
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la (Icrniëro fois de sa vie*. Le roi chassail au tir, à Moudon. L'amiéo parisienne, précédée d'une troupe do femmes, marchail sur Versailles pour s'emparer de la personne de Louis XVI. Quand celle mullilude parul à l'enlrée de l'avenue de Paris, en mfime lemps qu'on prévenait le roi, on envoya un exprès à la reine pour la prier do rentrer il Versailles, de sinistre message la trouva « assise dans sa grotte, livrée & de douloureuses réflexions, » cette grotte qui fournit un prétexte à « mille atrocités débitées sur le compte de l'infortunée Marie- Antoinette par une faction régicide, décidée à la déshonorer avant de l'envoyer à l'échafaud*. »
Il y avait en effet pour elle matière aux plus tristes pensées. La royauté avait déjii vu les journées du 20 juin et du li juillet, le serment du jeu de paume et la prise de la Bastille. D'autres douleurs plus personnelles avaient déchiré le cœur de Marie- Antoinette : la mort du dauphin et la profonde animadversion que, pendant une agonie de plusieurs mois, il avait manifestée contre la favorite, son ancienne gouvernante, et dans laquelle il avait presque enveloppé sa mère*; le froid jeté entre elle et le comte d'Artois par la divergence de leurs vues respectives sur la composition des États généraux; la désaffection de sa société intime qui, dans cette question, avait pris parti contre elle, société qu'elle ne fréquentait plus que « pour éviter Tapparenco d'un changement dans ses habitudes*; » les insultes des femmes du peuple, le jour de la procession des États généraux, insultes devant lesquelles elle avait failli s'évanouir*. Elle était dispersée, cette société de Trianon, et la reine s'y trouvait maintenant toute seule. Au lendemain de la prise de la Bastille, le comte d'Artois était parti avec Vaudreuil, donnant le signal
1. Le temps fui couvert toute la journée. Il se mil à la pluie, le soir.