OH885etN^Seine-et-Oise
LR NOUVEAU POTAOBR. fS
nagcric un perpétuel mouvement de construction et de démolition. On fit d'abord un potager sur l'emplacement de l'avenue oblique, située derrière le portique de treillage {pL lY, p); puis, à droite de cette avenue, un fleuriste carré, qui subsista, et à l'extrémité duquel on éleva plus tard une orangerie. Ensuite, on détruisit le potager dont il vient d*6tre question pour établir, à gauche de ce nouveau fleuriste, deux jardins de même dimension, avec des serres chaudes, des serres sans feu, une serre hollandaise pour la culture des ananas, des figuiers et d'autres arbres à fruits. Enfin, par derrière, le terrain qui monte vers le plateau du Trèfle fut coupé en terrasses, et des serres, consacrées spécialement à l'élève des pêchers, y furent établies ^ (Voyez : pL YI, les carrés situés à gauche du jardin botanique). Les comptes des bâtiments indiquent, pour ces diverses constructions, des dépenses s'élevant ensemble à 58,964 livres, 14 sous, 4 deniers*.
« Les travaux, » raconte M. delà Gorse dans les Mémoires d'un homme de cour*^ « ne marchaient jamais assez vite au gré du roi. Un jour, il demanda à Richard d'où venaient les retards. « Sire, « lui répondit le jardinier, M. de Marigny évalue à 90,000 li- « vres ce qui reste encore à faire. Or, comme on ne le paie pas, « la suspension des travaux s'ensuit naturellement. Si cette en- « treprise me concernait, je me ferais fort do l'achever moyon- « nant 30,000 livres. — Comment 1 vous en viendriez à bout « avec cette somme? Mais on me vole doncl — En douteriez- « vous, sire? — En ce cas, Richard, je vous charge expressé- « ment de la confection de cet ouvrage. — A merveille, sire, « mais l'argent, où est-il? Je n'en ai point, moil — Quoi! vous « en manquez 1 Eh bien! Yenez me voir demain matin, vers les