‹ Le Petit-TrianonChapitre 91 sur 314 · I, 202 et · texte numérisé non relu

I, 202 et

ont produit lo meilleur effel. » Dans une autre lettre*, ii donne quelques détails sur ces derniers voyages. Un jour par semaine, dit-il, « loule la famille royale se réunit, à Trianon, chez la Heine et y soupe ; il y a ordinairement un spectacle et un peu de jeu pour remplir la soirée. Le Roi parait se plaire beaucoup à ces petites parties de plaisir; il n'y a que les courtisans les plus favorisés qui y sont admis. » D'après le journal de Louis XYI, ces réceptions furent au nombre de quatre; elles eurent lieu les 1*', 11, 15 et 21 juin. Le roi ne parle pas de spectacles; la salle n'était pas encore prête. Si l'on joua la comédie, ce fut sans doute dans les appartements, sur un de ces thé&tres ambulants dont la cour possédait un assortiment.

On trouve dans la correspondance de Orimm* la description d'un divertissement offert h la reine au mois de juin : « Tous les fossés qui entourent le jardin étaient semés de fascines allumées, dont la lueur, mêlée avec celle de plusieurs lampions cachés avec beaucoup d'art dans le feuillage des bosquets les plus touffus, répandait au milieu de la nuit une clarté douce, semblable au clair de lune ou au premier rayon de l'aube matinale. Ayant fait remarquer à S. M. l'effet singulier de la nouvelle aurore, on lui donna le désir de descendre dans ses jardins. Là, elle fut surprise par les sons d'une musique céleste, et en suivant les accents d'une mélodie si touchante, elle aperçut, dans une des niches du bosquet, un berger jouant de la ilAte : c'était M. le duc de Guines; plus loin, deux faunes, Begozzi et Ponte, qui exécutèrent d'abord un duo de cor et de hautbois, et, réunissant ensuite leurs accords avec ceux de la llîite, formèrent un trio charmant. Des couplets chantés par d'autres divinités champêtres terminèrent ce joli impromptu; mais ces couplets ne sont |)oint sortis du sanctuaire pour lequel ils ont été faits*. »

t. Mercy, m, 320.

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