‹ Le peuple algérienChapitre 5 sur 29 · PROTECTEURS ET PROTEGES O · texte numérisé non relu

PROTECTEURS ET PROTEGES O

répétées, cherchent à s'attirer, chacun de leur côté, les sympathies de l'opinion. Rien de mieux.

Leur erreur est de se regarder en ennemis et de se reprocher mutuellement leurs souffrances.

En dépit de leurs exagérations, leurs plaintes ont un côté vrai.

Que ne se tournent-ils contre l'inertie du Pouvoir? Le véritable auteur de leurs maux est celui qui, pouvant fournir des solutions, n'impose que des expédients; qui, pouvant désarmer les antagonismes et les amener à composition, semble s'étudier à en accroître la divergence. Voilà l'auteur responsable ! C'est contre lui qu'Indigènes et colons devraient se retourner, au lieu d'échanger entre eux des regards de haine. « Je ne constate, écrivait le docteur Warnier en 1865, entre les colons et les Indigènes qu'une tendance très marquée vers la conciliation des intérêts. Il n'y a que des brouillons intéressés à jeter entre eux la zizanie afin de pouvoir pêcher plus facilement en eau trouble (1). »

Ces paroles n'ont pas cessé d'être vraies.

(1) L'Algérie devant l'empereur, page 204.

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