‹ Le peuple algérienChapitre 100 sur 104 · RECHERCHES · texte numérisé non relu

RECHERCHES

Résidant à Alger et inscrits dans cette commune

Fixés dans d'autres communes

Décédés

Recherchés infructueusement

Jeunes gens inscrits

Jeunes gens nés à Alger

Jeunes gens nés dans d'autres communes — Total du contingent d'Alger .

Bons pour le service

Ajournés

Rayés à reporter

Services auxiliaires

Réformés

Rayés comme étrangers ayant décliné la qualité de Français

Total

gnols, d'Italiens, de Maltais nés à Alger et domiciliés à leur majorité dans cette ville acceptent la nationalité française.

Il n'y a aucune raison pour que dans les autres villes et dans les campagnes ils agissent autrement. Toutefois, en Algérie, comme dans tous les pays nouveaux où la population est encore mal assise, les recherches infructueuses sont nombreuses (94 en 1894 — 67 en 1895 — 89 en 1896), ce qui représente un peu plus du dixième de l'effectif annuel. Dans cette classe ne se rencontre-t-il pas une majorité de fils d'étrangers, soit qu'ils aient quitté la Colonie, soit qu'ils aient acheté en Espagne un remplaçant ? Il serait intéressant de le montrer, mais les documents nous manquent totalement.

Telle était la situation, en 1900, lorsque nous publiâmes notre brochure ; elle s'est aggravée et précisée depuis. Aggravée parce que, ainsi que nous le pressentions, la quantité de jeunes gens, nés de parents étrangers et incorporés dans l'armée, est allée en augmentant chaque année ; précisée parce que les statistiques du recrutement classent maintenant l'effectif militaire annuel d'après l'origine française ou étrangère des inscrits. Cette heureuse innovation remonte à 1901.

Ce n'est donc plus une moyenne de 1,177 jeunes gens étrangers qui annuellement font leur service militaire ; c'est une moyenne de 2,000. Au lieu donc de compter 1,500 fils d'étrangers nés en Algérie, c'est 2,000, bientôt 2,500, et il faut relever dans les mêmes proportions le chiffre des jeunes filles étrangères. Actuellement, ou nous nous trompons fort

Répartition du Contingent selon son origine française ou étrangère (1901-1904).

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