‹ Le peuple algérienChapitre 55 sur 104 · li · texte numérisé non relu

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ANNÉES DÉCÈS POPULATION Rapport

(1) Les chitïres ceux de la popul

(2) A partir de Dr Ricoux.

en caractères gras soûl les chi alinn calculée.

1857 jusqu'en 1875, les chitlres a

lires donnés par les dénombrements ; les autres nnuels de la population ont été calculés par M. le

9me période de 1856 à 1876. — La plupart précisément ne tardent point à s'effacer ou à diminuer de violence dans la 2me période de 1856 à 1876. En lb57, la Kabylie est conquise; il ne se produira plus jusqu'en 1871-72 que des révoltes partielles, des soulèvements locaux vite réprimés. Après les désastres de la guerre franco-allemande, les tribus algériennes de l'Est essayèrent bien de profiter de nos défaites pour secouer le joug, et la rébellion qui fut le contre-coup de notre écrasement revêtit un caractère particulièrement grave et général. Cependant la révolte fut domptée, et bien que les pertes fussent sensibles, elles n'affectèrent pas la population au point de lui faire douter de l'avenir.

La conquête économique se poursuivait, la prise de possession d'une partie du sol algérien par les colons augmentait le bien-être. Déjà on connaissait mieux les affections morbides que des cultures intempestives engendraient. L'ouvrage de MM. Martin et Foley sur l'histoire statistique de la colonisation algérienne au point de vue du peuplement et de l'hygiène date de 1851 et indique avec précision les précautions à prendre contre le telluro-paludisme. C'est un guide fort précieux pour le colon ; il abonde en conseils pratiques dont pourraient profiter aujourd'hui encore les agriculteurs algériens. Mieux connue et mieux combattue, cette terrible maladie causa moins de décès. D'un autre côté, les épidémies cholériques furent moins meurtrières ; on ne se disputait plus sur le caractère épidémique ou endémique de cette maladie, et on recherchait surtout les préservatifs les plus efficaces. Toutefois les invasions de ce terrible fléau se multiplièrent encore.

En 1854 et en 1855, il avait sévi en Algérie et relevé sensiblement le taux de la mortalité. Quelques années

plus tard, nouvelle invasion : mais durant les deux années où des cas furent constatés, la population européenne ne fut guère frappée. En 1865, autre atteinte; les effets sont les mêmes ; il semble cfae les Européens sont plus ou moins immunisés, car la somme des décès n'en est pas sensiblement modifiée.

Ce n'est qu'en 1867 que commença pour la colonie cette période désastreuse au cours de laquelle les maladies les plus meurtrières et la révolte la plus dangereuse vont augmenter les causes de décès. En 1867,, ce fut la famine qui commença à préparer la population à ces terribles épreuves et qui fit surtout des victimes dans les tribus indigènes ; en 1868, il y eut une épouvantable épidémie de typhus dans la province de Constantine, et elle se propagea de proche en proche dans toute l'Algérie; en 1869, l'Algérie entière souffrit de la famine, du typhus et du choiera. Il ne manquait plus que les horreurs de la guerre ; en 1871, elles ne furent pas épargnées à la malheureuse Algérie, dont la mortalité, durant ces quelques années, varia entre 30 et 40.

Toutefois, si l'on met à part cette période néfaste, la colonie avait bénéficié d'années heureuses, pendant lesquelles ni les épidémies, ni la guerre n'étaient venues fausser les lois normales de sa mortalité. Et Ton avait enregistré durant la période quinquennale (1860-1805) des moyennes annuelles de mortalité très faibles : 31 (1860), 28 (1861), 27 (1862), 28 (1863) et 24 (1864). Quels progrès en ces quelques années ! Et comme déjà les prophéties pessimistes du début devaient paraître infondées ! Quelles espérances n'était-on pas en droit de concevoir pour l'avenir si ce taux se maintenait ou même s'améliorait encore.

Mortalité européenne en Algérie (1876-1904)

ANNÉES

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Civils

Militaires ;

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