‹ Le Peuple allemand à l'époque de la guerre de Trente ansChapitre 16 sur 22 · LES CAMPAGNES · texte numérisé non relu

LES CAMPAGNES

L'Allemagne, à l'aurore du dix-septième siècle, était un pays florissant. L'agriculture lui avait valu cette prospérité. Les villes mêmes, nous l'avons dit, s'étaient enrichies par la culture de la terre et non par l'industrie. Le commerce avait élargi et solidifié la base du bien-être général.

Le servage n'existait plus partout. Dans beaucoup de souverainetés, les hommes libres constituaient la grande majorité de la classe des cultivateurs propriétaires ou fermiers du sol qu'ils faisaient valoir. Grâce à de longues années de paix, les moins bien lotis d'entre eux avaient atteint un certain degré d'aisance. La condition civile variait, au reste, suivant la législation locale; ainsi un homme libre, même anobli, qui héritait d'un bien sujet à la mainmorte, é'tait soumis à certaines incapacités; un jiomme encore pouvait être à la fois libre dans une seigneurie, serf dans une autre, mais seulement à raison de la terre qu'il détenait : servitude virtuelle plutôt que personnelle. Le (h(jit (h' proprit'h' ou (b' possession [)i'ésentait des caractères (hllérenls suivant la juridiction dont relevait la terre; parfois il existait ce qu'on appelait un droit de suite au prolit du seigneur sur les biens des mainmortables

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