‹ Le peuple de l'action, essai sur l'idéalisme amChapitre 17 sur 73 · INTRODUCTION XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXI

par elles-mêmes, en même temps que l'abandon des libertés individuelles devant les exigences de la défense collective et de l'ordre intérieur. La justice fut rendue avec une main de fer, car l'individu ne comptait pas quand le bien de la communauté était en danger.

Plus tard, vu la grande indépendance des États particuliers à l'égard du gouvernement national (indépendance soulignée par M. Rodrigues), l'individu se trouva empêtré dans toutes sortes d'ambiguïtés et d'incartitudes au sujet de ses droits et de ses devoirs. De toutes parts, il se heurta à des lois, lois elles-mêmes souvent en conflit, chevauchant les unes sur les autres et très fréquemment inapplicables (i).

i II m'est difficile d'être d'accord avec M. Rodrigues quand il semble dire (p. 147) que les conflits entre les gouvernements des Etats et le gouvernement national ne conduisent jamais à un appel à la force. La guerre civile de 1 8G1-1 865 est précisément résultée d'un tel conflit, conflit entre les droits des Etats (droit de sécession) et l'Union fédérale ; il fut réglé par les armes. Et il y a eu d'autres situations menaçantes nées de conflits de juridiction : par exemple, le droit pour les Japonais de Californie de suivre les cours des écoles de l'Etat californien en vertu d'un traité national ; le droit du gouvernement national de maintenir l'ordre par la force dans un Etat particulier; le droit d'extradition; la réglementation du commerce entre Etats, etc:

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