‹ Le peuple de l'action, essai sur l'idéalisme amChapitre 23 sur 73 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

En outre, ce faible sentiment national n'a été rien moins que renforcé par la présence d'une grande masse d'étrangers, assimilés seulement en partie et attirés dans le pays, non, comme les Pères Pèlerins, par des motifs de conscience, mais bien par des motifs d'égoïsme et de profit (i).

Toutefois, en dépit de cette indifférence pour les intérêts nationaux, il s'est produit, surtout depuis i865, un mouvement d'unification et de fusion des États tout à fait remarquable. Je ne crois pas qu'il y ait un seul pays, se rapprochant du nôtre par son étendue, où l'on trouve aussi peu de « sectionalisme » réel, au sens de différences locales de coutumes, de sentiments, de religion fondamentale et de philosophie de la vie. Il n'est pas jusqu'à la pression exercée par les affaires pratiques et économiques du pays qui n'ait contribué à ce résultat. Dans son industrio, son organisation civique, ses relations intérieures de toutes sortes, comme dans son langage, ses coutumes et ses mœurs, le pays fait preuve d'une unité surprenante. Sur ce point,

1 Je crois devoir ajouter ici ces raisons à celles que M. Rodrigues a données (chapitre III, paragr. 3, « L'Union ») de l'insuffisance du sentiment national.

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