H II
'■ m, 808. i»<" pauvres diables vivent de ce métier : vendre par le-* mes dei litanies ou de m, n : IV 898,
|n ii, 2ifl : iv, L32 ; voyez page 137.
II n. 38 i : iv, io. \ oyez pa tes 165 ei l ; 8
poiiil central de la métaphysique et à une des questions les plus délicates de la psychologie physiologique. Pour le déterminisme, « âme » signifie, dans le langage courant, un certain ensemble de phénomènes, dits intellectuels ou moraux, qui constituent une unité plus ou moins fictive, un moi plus ou inoins variable. La genèse de ces phénomènes, leurs relations plus ou moins hypothétiques avec d'autres phénomène, voilà le problème que le savant étudie, sans prétendre le résoudre; un fait du moins lui semble prouvé : c'est que ces phénomènes s'évanouissent dès que l'organisme se décompose pour entrer ainsi dans une phase nouvelle de la vie éternelle de la matière. — Les religions révélées et certaines philosophies transcendentales, par contre, donnent au problème une réponse qu'elles croient aussi claire que définitive : l'âme serait un être en soi, pénétrant l'organisme humain à un moment donné et le quittant à l'instant de la mort pour continuer, en dehors de la matière périssable, sa vie éternelle; cette âme serait un souffle de Dieu, un esprit invisible, pour la définition duquel les mots manquent, de sorte qu'on a recours à des images toutes plus matérielles et plus malheureuses les unes que les autres. Ces milliards d âmes humaines, toutes diverses entre elles, selon le corps qu'elles habitent, n'en sont pas moins toutes émanations du même Être et participent à sa vie éternelle. Donc : immortelle, supérieure au corps et pourtant son esclave, parcelle imparfaite d'un Tout parfait, parlie séparée d'un Être omniprésent, divine habitante des cieux condamnée (pourquoi?) à vivre sur terre et à risquer les flammes de l'enfer, « l'âme humaine » semble une énigme insoluble inventée à plaisir par un sphinx malicieux. Cette âme est si invisible que la plupart du temps le Romain ne semble pas même se douter de sa présence. Quand il en parle, c'est pour la matérialiser d'une façon amusante : « Les âmes, que sont-elles? ce sont des espèces de souffles « d'air. Donc, ainsi qu'il y a en plaine et sur la colline un
RCME — 14
ce air lourd et un air léger, de même il y a des âmes fines et ce d'autres ordinaires. Les premières sont pour les rois, les ce reines, les papes et les personnes nécessaires ; les autres « sont pour les gens qu'on compte à la douzaine » (IV, 26).
Perché 11' occhio d'un morto nun ce vede ? Perché cquanno che 11' anima va in strutto. Nun lassa ar posto suo ggnisun erede.
E mmentf er corpo, spiggionato e bbrutto, È ssord" e mmutoe nnun z'arregge in piede. Lei cammina da se, pparla, e ffa ttutto.