‹ Le peuple de Rome vers 1840Chapitre 56 sur 80 · IV. L · texte numérisé non relu

IV. L

1 cf. V, ^7!» : les plaintes d'un « réveilleur ».

* vi, 16.

-1 vi, 87. Voyez aussi IV, 213. — Les moines ont la réputation d'être for-

ii membres : VI, 38.

4 il, 70; V,

1 ii, us* iv, :.(.. — cf. [V, 210 : ls missionnaire qui pari pour les Indes, Pie i\, i jets ds réformes, l'esl aliéné L'amitié <i«i- moines,

i i tifs i ic fraterle ' Mejjo accus! » V, n>'>.

- 3âi —

Même quand certains couvents deviennenl des repaires de voleurs1, les rigueurs de la justice ne sonl point faites pour eux -.

La prédication du moine en langue populaire est bien plus efficace que le latin du curé; elle est violente, grossière, elle empoigne, elle terrorise3; les enseignements se gravenl dans les esprits : « Com' ha detto er frate » est une expression courante4.

Par un système simple et ingénieux à la fois, les moines tout la charité aux uns, aux frais des autres. Les distributions de soupe leur gagnent le cœur des gueux :

Guarda su cquella porta cuanti e cquante Poverelli affamati e ppoverelle Prépara li cucchiari e le scudelle Pe' la bbobba 5 avanzata ar zoccolante*5.

Senza li frati, che ttu cchiami avari.

Corne farebbe inzomma a ttirà vvia Sta freoa ? de scudelle e dde cucchiari ?

Ce qu'ils donnent dune main, ils le reprennent de l'autre, en quêtant par les boutiques; en échange des gros sous, ils donnent, selon le besoin, des messes pour l'âme ou de la chicorée et des herbes aromatiques pour le corps 8. Le moine le fait ainsi tout à tous, et chacun, semble-t-il, devrait être content. Pourtant, à l'égard du moine comme à l'égard du curé, nous retrouvons le mépris à côté du respect et de la crainte. Los louanges d'un « défenseur » sont d'une étrange ironie :

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