II, 343; IV, 113, 229; V, 2G5 ; VI
5 La soupe au pain.
6 ces « zoccolanti » sont les Franciscains, qui portent les m zoecoli », les Dcques.
7 Cette quantité.
Chi sse snérba 4 pe' nnoi ? chi pperde er zonno Pe' ottenécce er perdon de li peccati ?
Li frati so' bbonissimi cristiani, Tutti servi de Dio lesciti e onesti,
Les Franciscains sont comparés à des ânes2; l'Antéchrist naîtra d'une nonne et d'un moine 3.
C'est que tous ces « fraticelli », bons ou mauvais, font partie d'un système odieux ; c'est que cette charité, ce socialisme, cette morale, reposent sur une base fausse, sur un calcul intéressé. Ce qui importe au système, ce n'est pas le bien du peuple, ni même le salut des âmes, c'est la puissance de l'Église. Le peuple le sent confusément; il pardonnerait aisément les appétits grossiers, les vices individuels ; mais il se révolte contre le système qui l'exploite et l'étouffé sous prétexte de le sauver. Les moines, c'est l'Inquisition, l'étranglement des consciences4; c'est l'immoralité et l'hypocrisie érigées en principes; c'est la famille profanée; c'est le travail remplacé par l'aumône; c'est la liberté enserrée de baïonnettes étrangères; c'est en un mot la négation de toul honneur viril.
Rome en est souillée; les soldais el les prêtres s! y vautrent dans la jouissance, et le Romain contemple avec tristesse ce spectacle dont il fait tous les frais.
Er ventre de vacva ■"».
*N;i setta <l<i garganti 8 che rrameggia ' K vvb fcutto pe' fforza e cco' li stilli :
1 Qui ..« donne la discipline '
"IV, 361 ; Cf. l\ , '.: i : \ , 96, I : i
4 Ml, M S, 365; l\ , 138 : \ , 20 : \ I i..- pa \ \ de i loca goe.
i bra \ i i . '• «nu font le
Un Papa maganzese > che stancheggia * Promettènnosce tordi e cce dà ggrilli :
'N' armata «le- To leschi che ttraccheggia \ E cce vî> un occhio a cearzalli e vvestilli; Un diluvio do frati che scorreggia, E intontisce er Ziggaore co' li strilli :
Preti cocciuti ppiù dde tartaruche :
Edittoni da fàcce un focaracçio* :
Spropositi ppiù ggrossi che ffiluche :; :
Li ctiadrini serrâti a ccatenaccio :
Furti, castell' in aria e ffanfaluche
Èccheve a Rroma una commp.dia a bbraccio 6.
J'ajoute, comme appendice à ce paragraphe des moines, quelques mots sur les nonnes, les chanoines et les sacristains.
Aux yeux des Romains, l'institution des nonnes est une bêtise, une cruauté contre nature.
Che nime parlate a mmé dde vôcazzione E dde voti perpètuvi e ssïnceri !
Bbisoggneria ch' Iddio fussi un buffone, Pe' ddisdi oggi quer che ddisse jjeri7.
Perch' è un strapazzo 8 De volé ddà a la donna er giuramento In quel' età cche nnun capissce un c.
1 Perlide, comme ceux de Mayeiice ! Ressouvenir des poèmes épiques. 8 Qui tient mal ses promesses.
3 A cette époque, les Autrichiens rendaient au pape les tristes services que lui rendirent plus tard les Français.
4 Voyez au chapitre V, le paragraphe sur les édits. '• Des sottises plus grosses que des felouques.
c Improvisée.
7 « Croissez et multipliez-vous ! »
8 Une chose absurde.
9 Voyez aussi l'ironie de IV, 206.
D'ailleurs, à quoi bon renfermer ces pauvres femmes derrière les grilles et les verrous, si l'on permet cependant aux cardinaux d'entrer librement? Croyez-vous qu'un cardinal ne soit pas un homme ?
Forzi omo nun sarà, m m a mmaschio è ccerto, Perché ne tiè in possesso er capitale.
Et à quoi bon aussi tous ces couvents d'où s'élèvent chaque jour tant de prières à Dieu, si tout cela ne produit pas même un miracle ] ? C'est que les nonnes, comme les moines leurs frères en Christ, préfèrent les plaisirs du réfectoire à la prière 2.
Les chanoines ont à Rome comme ailleurs une réputation toute particulière de mangeurs et buveurs. La nuit de Noël, tandis qu'ils s'épuisent à chanter, l'un d'eux court à la sacristie... où cuisent les chapons 3. — Tel chanoine, qui ne sait pas le latin, se contente de chanter à gorge déployée : ciascià, cisci, cioscio 4. Ça ne les empêche pas, eux et leurs héritiers, de toucher, pendant de longues années, de gros bénéfices 5.
Les sacristains sont des laïques à la vérité; toutefois, ils touchent de si près à l'Église qu'ils méritent bien une petite place ici. Ce sont des voleurs émérites :
Uno ruffiano, uno gatto, uno spia, Uno... inzomma canajja senza fine.
Serveno messa, ch' è un zocchè dde tristo; E3 cconnischeno a ccasa l'inzalata Col!' ojjo de le lampane <l<i < îristo,
tin. ir.i
1 II, I7fl ; Ml, 340,
4 II. i
i il. BU; n
• Voj ei pagi
Ils allègent les crousilles trop pleines ' ; dans les couvents e nonnes, ils oui à contenter... les mécontentes3; au fond, e sou! de bons diables, puisqu'ils vendenl les billets de com-
munion aux pasqualini 3.