I, 39; IV
i Le dernier écartèlement est du 27 mai 1816, et la dernière exécution par les verges est du 23 janvier 1806. Cf. note 1 de V, 79. b I, 187; V, 79.
7 Cf. VI, 18, note 8.
8 Cf. II, 183, 300,
de leur fondateur Innocent XII) qui sont les plus nombreux, les plus médiocres et les plus terribles aussi1. — Quand ils plaident devant la Sacra Rota, les avocats (même laïques) revêtent le costume des clercs2, et c'est de là qu'ils portent tous le titre d'abbé, titre jadis fort recherché, mais qui au temps de Belli a déjà une nuance d'ironie méprisante3.
Ces curiali sont bavards et bruyants comme des pies4, insolents envers le pauvre mais rampants à l'égard des juges5; entre eux ils s'insultent à qui mieux mieux, et se réconcilient pour duperies clients6; ils ont toujours à la bouche de grands mots techniques auxquels le pauvre diable ne comprend rien 7. Certes les prélats et cardinaux sont de grands voleurs, pourtant c'est peu de chose en comparaison des scortichini !
Nissuno ve Fimpuggna, soi* Tobbia, G h' a Rroma li prelati e ccardinali, Un po' mttieno o un po' ppiù, sso' ccapitali
Da fïasse er zeggno de la crosce e vvia 8.
Puro mm zo' li furbi prencipali, E sse dà cchi li passa in birberia y. Citerne un po' cchi ha vvisto mai gginïn Peggio de la gginia de li curiali.
Giànno inzino un oremus *\ che ss' addopra Pe' cchiede a Ddio de disturbà la pasce De le famijje <i ggùadaggnacce sopra.
1 n, 187, 306. — Sur les avocats consistoriaux, c[. i. 35, 37.
2 Léon xn Pavait interdit, mais sa défense ne semble pas avoir été respectée. Cf. II, 182.
ft II, 187.
et prélata et cardinaui son! tels qu'il n'y b qu'à faire le signe de la .-roi i el b ie »auver, ■ n y l'n ;i qui lea dépassent en friponnerie.
disant oremus <!«'> avocats aurait été « Suscita, Domine, lltea et coutroversiaa inter volantes et tnalesolvente
Quest' è un punto pe' mmé bbelt' e disciso, Ghe un par che sse ne sarvi sia capasce De mette sottosopra er paradiso '.
La Congrégation de Saint-Yves a pour mission de défendre gratis la cause des pauvres, mais... « ce qu'on épargne en u trais, il faut le donner en cadeaux » (II, 237).
Il ne manque qu'une chose à Montecitorio (palais où se rend la justice) : c'est un jardin où les avocats pourraient planter leurs carottes2. Un pauvre diable de chaudronnier a remis à un avocat un débiteur insolvable : « Ne l'eussé-je « jamais fait! De l'argent, j'en ai donné à la pelle; du temps, « tant qu'il en a fallu. La conclusion? Le tribunal m'enjoint (( de montrer ce que j'ai vendu ! Mais voici le pire : mon <( abbé (avocat) m'envoie un compte où les centaines se silice vent à la file; et chaque coup de chapeau que je lui ai tiré « dans la rue, il me l'a compté comme consultation » (II, 375) 3.